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21/09/2011

FPT, contractuels & chiffres (2/2)

Etant donc une reçue-collée de la fonction publique territoriale, j'ai déjà évoqué sur ce blog les raisons probables, diverses et variées à cet "échec".

Le recours à des contractuels, main d'oeuvre ttrès bon marché (payés au SMIC ou à peine plus et BAC +4/5) étant une des raisons.

Au delà du projet de loi évoqué sur la note précédente, les contractuels peuvent donc d'ores et déjà et depuis toujours se présenter aux concours pour tenter d'améliorer leur condition, de pérenniser leur emploi. Devenir fonctionnaire n'est certes pas une fin en soi, mais il faudrait être bien hypocrite pour ne pas mettre en avant cet argument de stabilité, plus encore depuis 2008 et la(les) crise(s).

Sauf que parfois, certains se présentent au concours "les mains dans les poches" tant la plupart du temps ils savent que leur CDD sera renouvelé voire même finira au pire par muter en CDI. Et savent surtout que s'ils plantent le concours, la collectivité-employeur n'est en aucun cas tenue d'attribuer le poste ainsi ouvert au concours à quelqu'un d'autre. Effet pervers ; le poste ainsi ouvert sera perdu pour tous, contractuel ou lauréat.

Je l'accorde, les contractuels sont avant tout des victimes du système.

Ceci étant récapitulé, je conclue donc ce volet par une capture d'écran que j'ai réalisé sur un forum généraliste et qui appuie en quelque sorte les propos que j'avançais alors. 

Il s'agit donc d'une fille qui explique que :

capture picnic concours.JPG

(par demain, comprendre le mercredi 14/9, donc le même concours j'ai passé, rédacteur).

Une autre lui répond :

capture pic nic 3.JPG

Ce à quoi la posteuse réplique :

capture pic nic 2.JPG

Vous notez donc le magnifique "j'en ai rien à foutre" ainsi que le non moins sublime "et puis pendant ce temps là suis pas au boulot"... Et aussi le fait qu'elle a zappé une inscription ; concours d'attaché probablement.

Difficile de rester zen en lisant des trucs pareils.

Je pense à ceux qui se donnent à fond pour se préparer (pas moi cette fois, mais moi parfois), qui jouent quasiment leur avenir. Je pense à ceux de ses collègues qui eux sont en poste, et suivant les règles, donc par concours. Quel mépris envers eux, envers leur investissement et envers des sacrifices géographiques, familiaux.

Je pense aussi aux élus, me disant que d'un côté, ce sont eux qui ont organisé ce système véreux. Mais je pense aussi aux collectivités qui elles sont sérieuses dans leurs recrutements.

Et pour finir, je me dis que tant qu'il y aura des agents pour s'exprimer et donc penser ainsi, les mentalités ne sont pas près de changer quant à ceux qui considèrent les fonctionnaires comme des nantis et autres qualificatifs peu glorieux. La notion d'humilité n'est pas arrivée jusqu'à son berceau faut croire...

Je précise que après avoir rongé mon frein quelques minutes, j'ai répondu à son message, puisque moi même membre du forum en question. Au début cette personne  à justifié ses propos par de l'humour (on n'a pas le même alors) pour finir par dire qu'elle ne comptait pas faire sa vie dans la fonction publique. Donc pour moi, ça confirme que ses propos étaient choisis et pensés.

Puis sur un autre message, elle dit finalement comprendre que l'on puisse être choqués. Que nous ne devons y voir aucun mépris. Euh oui...

Pour ma part "l'incident" est clos. Simplement cette personne a évoqué tout haut ce que nombre de contractuels pensent tout bas. Un reflet de quelques agissements, fort heureusement le fait d'une minorité. Et j'ai encore pu le constater en discutant ou en écoutant distraitement quelques conversations le jour du concours.

20/09/2011

FPT, contractuels & chiffres (1/2)

Dans quelques semaines le Parlement va étudier le projet de loi relatif à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique (rien que le titre ça donne envie de poursuivre la lecture !).

Ce projet de loi, je l'ai déjà évoqué à travers quelques billet. Surtout mon amertume face à ce texte.

Alors je viens aujourd'hui poster quelques chiffres plus parlant pour étayer mes propos au fil de ce blog.

Tout d'abord le petit rappel habituel pour ceux qui ne rejoignent ce blog que récemment.

En matière d'emploi dans la fonction publique, dans les fonctions publiques (hospitalière, Etat et territoriale), la loi prévoit que les recrutements doivent se faire prioritairement par voie de concours. Et ce pour maintenir une égalité d'accès à la FP.

Ainsi, le recours aux contractuels ne peut être que l'exception. Et sur des emplois dit "non permanents" (un besoin temporaire pour remplacement saisonnier par ex.).

Le Préfet est en charge des contrôles de légalité. En théorie…

Si je n'ai pu être une "contractuelle", c'est aussi en partie parce que les CDG, comme toute collectivité, ont toute liberté, toute souveraineté dans leur administration. La liberté de choisir de porter ou non tel candidat lauréat ou pas sur un fichier, vivier de candidature à des postes de remplacement. Cette possibilité m'a été refusée à deux reprises par mon CDG.

La réalité est donc tout autre, et notamment dans la fonction publique territoriale connue pour être la championne de la précarité. La championne du recrutement de contractuels.

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16/09/2011

Concours rédacteur territorial

Retour d'expérience. Donc note visant essentiellement les lecteurs sensibilisés aux concours de la fonction publique territoriale (FPT).

Quand on s'inscrit à un/des concours, dans la FPT, il faut savoir qu'en cas de réussite, la liste d'aptitude est de portée nationale. C'est à dire que le lauréat peut postuler où bon lui semble en France, y compris dans des contrées exotiques telles les antilles par exemple.

Mais les concours sont organisés à une échelle plus départementale, voire par conventionnement à échelon interdépartemental/régional.

Et les concours se déroulent le même jour, sauf exception rarissime. Un cas cette année cependant.

Donc l'idée c'est de s'inscrire auprès de centres de gestion qui offriront le meilleur ratio entre le nombre de postes, fixé d'avance par décret, après recensement des besoins auprès des collectivités, et le nombre d'inscrits.

Sauf que le nombre d'inscrits lui on ne le connait que a posteriori... après les inscriptions donc. Vous suivez ?!!!

Aussi, l'idée-bis est de consulter les statistiques des années précédentes ce qui permet de se faire une idée certes assez large, mais qui donne une tendance.

Et l'idée-ter, c'est de s'inscrire auprès de plusieurs CDG simultanément. Car d'une part si pour une raison X ou Y un des CDG devait déplacer une date de concours au dernier moment, ça permet alors de le passer deux fois. Et d'autre part, en s'inscrivant auprès de plusieurs centres, on peut alors avoir connaissance du nombre d'inscrits et ainsi faire un choix de centre très "mathématique". Même si évidemment "inscrits" ne veut pas dire "présents" ce dont tout bon prétendant au titre supprême de lauréat a bien conscience et tient compte dans savants ses calculs.

Ainsi, pour ce dernier concours de rédacteur, celui auquel je me suis présentée en touriste, totalement démotivée, j'étais inscrite dans 3 centres interrégionaux. Deux stratégiquement choisis pour le nombre de postes potentiellement ouverts et le troisième choisi car assez près de chez moi.

Inscrite donc au CDG du Gard par conventionnement avec le 48, le 11 et le 34, je me disais que peut-être serais-je convoquée sur Nimes ou Montpellier ce qui me permettait de rentrer chez moi le soir même. Mauvaise pioche, convoquée à Narbonne !

Inscrite au centre régional d'Auvergne, me voilà convoquée à Brioude ! Depuis chez moi compter 2 h de trajet et que par des... départementales ! Et disons que pas préparée, je me vois mal aller perdre 150 € entre essence, hôtel et frais divers pour aller au pays de la lentille (même si du fer, j'en manque).

Et inscrite auprès du CDG 42 organisateur principal pour l'Ardèche et le Rhône, je me résouds donc au dernier moment à choisir ce centre pour concourir. Même si les chiffres d'inscrits/postes sont beaucoup moins favorables. Ratio de 1 sur 8 contre 1 sur 6 pour les autres centres.

Et le soir veille des épreuves, je me décide à vérifier si le concours du CDG 42 ne fait pas l'objet d'un arrêté modificatif du nombre de postes.

Et bingo ! L'info sortie entre mon entorse et mon opération m'avait échappé. Neuf postes ouverts de plus rajoutés dans ma voie d'accès. Ce qui du coup fait du CDG42 le meilleur ratio postes/inscrits puisque l'arrêté modificatif est tombé après la clôture des inscriptions. Même si là aussi, tout bon candidat au concours sait pertinemment que le nombre de postes ouvert ne sera pas in fine le nombre affecté, cause redéployement sur la voie d'accès interne.

Qui a dit que accéder à la fonction publique c'est simple ?!!!!

Bilan du concours cependant assez négatif.

La note de synthèse (coefficient 4) portait sur "handicap et accessibilité" et était assez abordable dans la lecture du dossier. Composé de plus de documents de presse que de textes législatifs, donc plus digeste à appréhender il comptait néanmoins dans les 30 pages.

Cependant j'ai trouvé que ce dossier traitait essentiellement du rapport "emploi/handicap" alors même que le sujet laissait supposer plusieurs angles à étudier (logement, communication, aménagement urbain...)

Quant à l'épreuve des questions (coefficient 3), nous avons du plancher sur 5 question au total, notées chacune sur 4 points, il faut bien avouer qu'il y en a deux que je n'ai fait que survoler et une pour laquelle je crains une partie HS. J'ai un peu trop développé un passage qui aurait pu ne faire que 3 lignes dans l'intro. Pour une autre, disons que ma réponse ne vaut pas 1/2 point ou alors c'est que le correcteur aura aimé mon écriture.

Plus qu'à espérer que d'autres candidats aient été encore plus mauvais que soi-même.

Prochaine probable étape en novembre, le concours d'attaché, dans 2 mois tout pile. Et là, une seule épreuve, un rapport. Pas vraiment de thématique à réviser. Juste une certaine culture générale et territoriale à maintenir à jour.

Mais j'ai du mal avec cette épreuve. Je ne maitrise pas la méthodologie différente des notes de synthèse ou administratives. D'où mon hésitation a engager une formation à titre personnel... Frais élevés (400 € en moyenne + frais annexes) pour une seule épreuve et un résultat quand même bien incertain.

 

 
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