Avertir le modérateur

04/09/2012

Morale de l'histoire

J'imagine que l'intervention même pas moralisatrice de Vincent Peillon, notre Ministre de l'Education n'est pas passée inaperçue, même balancée lors du week-end pendant les derniers retours et à quelques heures de la rentrée scolaire.

Le retour de la morale à l'école.

Le retour suppose donc que l'éducation à la morale fut puis avait disparu.

Du haut de mes 43 printemps, j'ai pas connu. Suis passée entre les gouttes faut croire.

La morale. Le bien, le mal, c'était le bon sens. Ca coulait de source.

C'étaient nos parents. Nos profs. C'était la vie en société, en collectivité, le bien et le mal. Les interdits ou la tolérance.

C'était l'Education. Parentale et nationale. L'Education familiale et l'Education de la République.

En ensemble indisociable.

Alors un retour à des valeurs, à ne pas en douter mais sans généraliser, si j'en juge par ce et ceux qui m'entourent ne sera parfois pas du luxe. Et pas une sinécure non plus.

Mais surtout, et même un giga MAIS-SURTOUT :

Si les parents ne suivent pas, et c'est souvent là que le bât blesse, autant pisser dans un violon je pense.

morale.JPG

A tous mes lecteurs qui sont aussi parents, et avec une pensée particulière pour ceux qui laissent leur(s) enfant(s) pour la première fois aux bons soins du système éducatif et aussi aux enfants, je souhaite :

education,morale,c'est quoi ces notes,vincent peillon

(Et comme dirait une de mes copines, "là se sont mes vacances à moi qui commencent". lol)

Et comme l'a dit aussi Thomas Sotto dimanche, à la fin de Capital, bonne rentrée aussi à ceux qui sont dans la galère.

 

 

- Dessin-caricature 1969/2009 de Chaunu. Support d'origine inconnu.

- Dessin "Bonne rentrée" réalisé rapidement par mes soins, avec l'aide de Gimp (téléchargeable sur 01Net ou Clubic) pour les effets et de DaFont pour la police "Cinnamon Cake".

04/04/2011

Fier comme Chatel

voyage 6juin09 (20).JPGLa semaine commence... bien. Rien à voir avec la belle semaine ensoleillée qui s'annonce. Nan, c'est le Ministre de l'Education, Luc Chatel vient de me mettre de bonne humeur.

Juste avec une interview  qu'il accorde au Figaro (non pas que je lise le figaro, mais suis tombée sur des extraits de ses propos que suis donc aller repêcher à la source).

Concernant l'absentéisme des enseignants, il annonce tout simplement -et fier comme un paon de sa trouvaille- que :

"Il faut donc faire appel à des contractuels lorsque nos titulaires remplaçants ne sont pas disponibles. Naturellement, ce n'est pas le rôle des parents de passer des annonces de recrutement. En revanche, j'ai demandé aux proviseurs qu'ils le fassent et qu'ils se mettent en contact avec Pôle emploi. Ce n'est pas en recrutant davantage de titulaires remplaçants que ça marchera mieux. Les vacataires, étudiants ou ­jeunes retraités, peuvent très bien remplir ce rôle."

Imparable en effet . Et tout le monde aura noté au passage la volonté d'aller aussi piocher chez les (jeunes) retraités. Au fait, kezako un jeune retraité ? Une mère de famille à la retraite à 40 ans pour avoir élevé 3 enfants ? Elle se fixe à combien de printemps la limite ?

Quant à charger Pôle-Emploi de recruter des enseignants, (d'ailleurs ça existe déjà, mais chuuut !) alors là, faudra qu'on m'explique à quoi bon on perd de longues minutes à entrer nos profils sur les serveurs des rectorats pour se faire intégrer dans le vivier des candidats aux remplacements (ATOSS, Enseignement...) ?!!! Il le sait au moins le Ministre que la procédure interne existe.

Heureusement qu'en intro il disait aussi vouloir "rassurer les parents qui redoutent l'absentéisme".

Par contre, pour instaurer l'Ecole à deux vitesses, il(s) s'y emploi(en)t fort bien. D'ailleurs pour ceux qui doute encore, il dit clairement :

"L'enseignement privé contribue à l'effort de réduction de l'emploi public (...)"

On voit que à un an des présidentielles/législatives, a compétition démarre bien. Le concours des propos et idées les plus aptes à nous couler plus vite est ouvert.

Encore un tout petit effort et c'est aussi chez Pôle qu'on ira recruter les Ministres. Après tout, des Ministres, anciens parlementaires profs de formation, ça existe.

10:29 Publié dans Aboiements | Lien permanent | Tags : education, remplacements | |  Facebook

08/04/2010

Parents démissionnaires ?

Elevée par des parents issus d'un milieu ouvrier/employé, dans une ville passée de 10 000 habitant à ses meilleures heures, a à peine 8 000 aujourd'hui, et qui compte un taux de chômage démentiel, une proportion énorme de bénéficiaires du RMI/RSA et autres prestations familiales et sociales, qui totalise sans doute pas loin de 50 % de logements sociaux (aussi stupide que d'être sous les 10 %), et qui compte à elle seule au moins 2 % des femmes burqaïsées ou niqabisées (selon les chiffres des RG calculés sur la base de photos satellite semble-t-il), qui voit le compteur des feux de voitures et autres "incivilités" (crimes serait un mot assez juste aussi) exploser chaque année, et à proximité de la grande ville qui se dépeuple tout autant, ben je me dis que j'ai de la chance.

Oui, parce que j'ai commencée ma note par "élevée". En effet, j'ai été élevée, éduquée, par ma famille d'abord et les institutions après et en parallèle. Personne chez moi ne s'est déchargé sur les autres, les prof, les services sociaux etc...

Pourquoi cette note ? Parce que hier soir, quand j'ai mis la TV (ça m'arrive pas souvent d'ailleurs en ce moment), il y avait une émission-débat "l'objet du scandale" présenté par G. Durand. En présence, Augustin Legrand, nouvellement conseiller régional et Marine Le Pen.

Et je suis plutôt cataloguée de gauche, mais là, clairement, A. Legrand n'a pas été à la hauteur.  Autant il peut l'être (ou pas), sur la question des mal-logés, autant sur des problèmes généraux comme l'emploi, les retraites, les banlieues etc, il a été en dessous. Très sincèrement, M. Le Pen (et je ne lui porte ni intérêt ni considération, mais elle ne m'indiffère pas car ce qu'elle représente me dérange) n'a pas eu à se battre beaucoup pour être crédible.

Parce que à écouter M. Legrand, et sans généraliser ni stigmatiser évidemment, ben les jeunes des banlieues ont quasiment des circonstances atténuantes à dealer et à se rebeller comme ils le font, c'est-à-dire de façon immature et violente. Et donc, vu les chiffres, à savoir plus de 8 millions de personnes (dont moi, du coup) vivant sous le seuil de pauvreté (fixé à 910 € par mois pour rappel, d'ailleurs si le seuil est fixé à cette somme et pas 80 € au dessus, c'est sans doute pour éviter à devoir se poser les vraies questions, à savoir, SMIC = seuil de pauvreté ?!), ben on devrait être légitimement autant à dealer, caillasser les pompiers et/ou la police...

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu