08/04/2010
Parents démissionnaires ?
Elevée par des parents issus d'un milieu ouvrier/employé, dans une ville passée de 10 000 habitant à ses meilleures heures, a à peine 8 000 aujourd'hui, et qui compte un taux de chômage démentiel, une proportion énorme de bénéficiaires du RMI/RSA et autres prestations familiales et sociales, qui totalise sans doute pas loin de 50 % de logements sociaux (aussi stupide que d'être sous les 10 %), et qui compte à elle seule au moins 2 % des femmes burqaïsées ou niqabisées (selon les chiffres des RG calculés sur la base de photos satellite semble-t-il), qui voit le compteur des feux de voitures et autres "incivilités" (crimes serait un mot assez juste aussi) exploser chaque année, et à proximité de la grande ville qui se dépeuple tout autant, ben je me dis que j'ai de la chance.
Oui, parce que j'ai commencée ma note par "élevée". En effet, j'ai été élevée, éduquée, par ma famille d'abord et les institutions après et en parallèle. Personne chez moi ne s'est déchargé sur les autres, les prof, les services sociaux etc...
Pourquoi cette note ? Parce que hier soir, quand j'ai mis la TV (ça m'arrive pas souvent d'ailleurs en ce moment), il y avait une émission-débat "l'objet du scandale" présenté par G. Durand. En présence, Augustin Legrand, nouvellement conseiller régional et Marine Le Pen.
Et je suis plutôt cataloguée de gauche, mais là, clairement, A. Legrand n'a pas été à la hauteur. Autant il peut l'être (ou pas), sur la question des mal-logés, autant sur des problèmes généraux comme l'emploi, les retraites, les banlieues etc, il a été en dessous. Très sincèrement, M. Le Pen (et je ne lui porte ni intérêt ni considération, mais elle ne m'indiffère pas car ce qu'elle représente me dérange) n'a pas eu à se battre beaucoup pour être crédible.
Parce que à écouter M. Legrand, et sans généraliser ni stigmatiser évidemment, ben les jeunes des banlieues ont quasiment des circonstances atténuantes à dealer et à se rebeller comme ils le font, c'est-à-dire de façon immature et violente. Et donc, vu les chiffres, à savoir plus de 8 millions de personnes (dont moi, du coup) vivant sous le seuil de pauvreté (fixé à 910 € par mois pour rappel, d'ailleurs si le seuil est fixé à cette somme et pas 80 € au dessus, c'est sans doute pour éviter à devoir se poser les vraies questions, à savoir, SMIC = seuil de pauvreté ?!), ben on devrait être légitimement autant à dealer, caillasser les pompiers et/ou la police...
16:42 Publié dans Aboiements, Actu, Eco & Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : recherche emploi, banlieues, concours, éducation













