Avertir le modérateur

25/10/2011

Les joies de l'administration

Ca faisait longtemps. Cette fois, c'est la CPAM qui est ma cible.

Alors avant tout je redis que je ne mets pas en cause les agents qui ne sont que des exécutants mais bien le système en lui même.

Et j'ajoute aussi que chaque jour je savoure la chance que j'ai de vivre dans un pays aussi bien structuré sur le plan administratif. Et dans un pays qui possède un système de santé. Mais si certain tentent jours après jours de le saborder.

Trop bien structuré parfois...

On nous serine que les français sont les champions du monde de la fraude aux arrêts de travail et que le trou de la sécu s'agrandit a vue d'œil de façon abyssale. Mais faut voir les contextes aussi.

A présent, le ridicule du moment.

Hospitalisée le 21 juillet pour une intervention chirurgicale (voulue je le rappelle), j'ai eu un arrêt maladie (AT) de cette date au 21 août. J'ai choisi de déclarer cet arrêt, pour des raisons financières (pour rappel, je gagne plus en arrêt que sous ASS).

Le 22 août je choppe la grippe ce qui me vaut un AT du 23 jour du passage du toubib au 28 août. Arrêt initial et non pas une prolongation, puisque techniquement rien à voir avec mon opération. Donc je perds alors 3 jours de carence.

Là j'ai donc 1 jour de chômage, le 22 août.

Lire la suite

30/09/2011

Pôle, radiation et entretien

Vers le 20 septembre, je reçois un appel téléphonique. En anonyme. En principe j'aime pas trop répondre à ce type d'appels. Mais mon forfait-carte aime encore moins avoir à rappeler. lol

Je tombe sur ma conseillère Pôle-Emploi. Sur le moment, à la façon dont elle présente son introduction j'ai cru qu'elle voulait me proposer une offre, un truc urgent. Sauf qu'elle me bredouille qu'elle vient de se rendre compte que je suis en arrêt maladie.

Je n'y crois qu'à moitié "qu'elle vient juste de s'en apercevoir", m'enfin je lui laisse le bénéfice du doute.

Et elle enchaîne en me posant des questions quant à ma situation du moment, les concours que je devais passer, genre entretien de suivi mensuel. Je lui réponds brièvement sur le concours et quelques candidatures qui n'ont pas aboutit.

Elle ne se formalise même pas que je poursuive mes démarches de recherche d'emploi pendant mon arrêt ni que je me sois déplacée pour les épreuves du concours.

Mais voilà, quelques jours plus tard je reçois un courrier du Pôle. Le fameux courrier "conclusions de l'entretien du xx/xx" !!!

Le document, et les usagers de Pôle comprendront, reprend donc en quelques lignes, notre échange téléphonique (mal retranscrit d'ailleurs).

Je le crois pas ! En arrêt de travail, j'ai donc eu un entretien "à l'insu de mon plein gré".

Je n'ai reçu aucun courrier m'informant d'un entretien à cette date, sans quoi évidemment que j'aurais contacté Pôle pour leur demander d'où vient le bug. Et pas non plus d'infos quant à un entretien sur mon dossier virtuel du Pôle, section "agenda".

Un arrêt maladie est quand même un motif pouvant justifier une indisponibilité pour les entretiens. En présentiel. Ou pas donc, peut-on en déduire.

Lire la suite

21/12/2010

Médecin-contrôle ?

Vu au journal TV, le 19/20 de France 3 (voir édition du lundi 20 à environ 15 min de lecture) un reportage concernant le contrôle des salariés en arrêt maladie.

Déjà, l'Etat et les patrons cherchent clairement à nous faire culpabiliser d'être malades ou accidentés. Après tout, c'est pas une petite perf qui devrait nous empêcher de bosser. Ni 40° de fièvre et une potentielle contagion, puisque grâce à la grippe d'un pauvre nif-nif ou nouf-nouf du fin fond du Mexique, on a un stock de masques de protection à utiliser.

Et l'Etat se décharge évidemment sur le privé pour les contrôles. Comme il y a de moins en moins de personnels dévolus à cette tâche dans les CPAM mais que les patrons -pardon, certains employeurs- veulent voir leurs employés au travail, morts ou vifs, et donc n'hésitent pas à faire appel à des prestataires privés pour s'assurer de la légitimité d'un arrêt de travail.

Voilà donc un médecin généraliste, payé par une société spécialisée pour assurer quelques vacations de contrôle. Donc si on déroule le fil, et qu'on supprime les intermédiaires, payé par l'employeur en fait... ce qui déjà pose donc de sérieuses interrogations quant à la partialité du toubib dans sa bonne action du jour.

Dans le reportage, il se présente chez un gars en arrêt depuis un an. Alors, pour cette note, peu m'importe de savoir si son arrêt est légitime ou de complaisance. Là n'est pas la question. Pas plus que d'ouvrir un débat sur les abus, pas aussi nombreux que l'Etat voudrait bien nous le faire croire, soi dit en passant.

Non, ce qui me dérange pour ce cas là, c'est la réflexion du médecin-contrôleur qui ordonne à ce salarié une reprise de travail "à l'essai" et qui lui dit, et là je cite : "si vous n'y arrivez pas, faudra démissionner ou choisir un autre métier" !

Et c'est là que je bondis. J'hallucine d'entendre un tel discours. Démissionner, choisir un autre métier ?!!  Je crois rêver. Médecin, sûrement. Spécialiste en droit du travail, sans doute pas...

Parce que avant qu'un employé dans cette situation en soit "réduit" à donner sa démission, y'a quand même de nombreuses autres pistes à étudier. Légales, encadrées, prévues par le code du travail, le code de la sécurité sociale...

C'est flippant de voir à quel point et à quelle vitesse le système s'est dégradé.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu