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15/11/2011

Vers un abandon progressif des concours d'adjoint 1re classe ?

Petite note plutôt "destinée" aux initiés de la fonction publique, aux candidats aux concours. Ceci dit pour que les non-intéressés puissent en profiter pour terminer traquillou leur partie de solitaire ou leur tchat sur FesseBouc. Et aussi pour éviter les "j'ai rien compris". lol

Donc malgré son titre, mon billet ne se veut pas "alarmiste". C'est juste une interrogation soulevée par quelques indices.

Déjà il faut bien constater que la "création" de la catégorie des adjoints de 2ème classe, donc recrutement sans concours, mais "sur dossier" (CV + lettre de motivation très motivante) a bouleversé la donne.

D'une part, les collectivités territoriales (CT), grâce à cette opportunité, peuvent recruter de la main d'œuvre à bon marché, puisque libres de recruter des agents de tous horizons professionnels et aux profils, au cursus scolaire intéressants (expérience, diplômes...), tout çà pour le SMIC, traitement de base de ce type de poste de catégorie C.

De plus, l'organisation de concours est coûteuse, demande la mobilisation de nombre de moyens en personnels, la location de salles etc… et la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), ajoutée à tous ces plans de rigueur qui se succèdent (et qui eux ont du mal à ne pas se faire alarmistes) n'augurent rien de bon.

Sans compter une moyenne de 20 % de reçus-collés, soit environ 1 lauréat sur 5 ou 6 qui aura passé avec succès les épreuves… pour rien. Et ça pour le coup c'est de l'argent jeté par les fenêtres au même titre que des chaises inoccupées lors des épreuves, avec en bonus, un préjudice moral pour le lauréat.

Tout ceci fait tâche dans le beau portrait des collectivités, les chouchoutes de l'opinion publique.

Bref, un concours d'adjoint administratif est organisé pour 2012. Mais par très peu de Centre de Gestion (CDG) donc touchant très peu de départements. Et surtout avec un nombre de postes véritablement très à la baisse. Pour un nombre de candidats à l'aventure qui ne l'est pas lui en régression, crise oblige.

En cherchant quels CDG allaient se porter organisateurs, je suis tombée sur celui de l'Isère (38 pour ceux qui veulent réviser leurs départements), qui lui n'est pas organisateur.

Et il donne une explication pour le moins très éloquente pour motiver la non-organisation du concours au dela même de ses frontières, donc dans tout Rhône-Alpes.

Voici une capture d'écran réalisée sur leur site.

concours adj isere.JPG

Tout est dit.

Ca craint parce que le principe même d'égalité dans les recrutements de la fonction publique est là clairement remis en question. Ce principe d'égalité veut que le concours soit la voie d'accès prioritaire à la fonction publique, justement pour éviter limiter les embauches dites de complaisance.

Le recrutement direct ne remet-il pas lui aussi en cause ce principe d'équité...

18/10/2011

Fonction publique et gratuité des concours

J'avais déjà évoqué le problème des "frais d'inscription" aux concours de la fonction publique, notamment ceux de la territoriale.

L'accès à la fonction publique se fait donc par concours, justement par souci d'équité. Pour limiter les recrutements de complaisance au profit de recrutements basés sur les compétences et connaissances.

Quand on connaît un peu la territoriale, on sait que le principe est souvent bafoué.

Cet accès équitable se veut aussi et évidemment gratuit.

Sauf que petit à petit les Centres de Gestion (CDG) organisateurs de concours réclamaient aux candidats, timbres et enveloppes, au titre de "frais" de traitement des dossiers (pour acheminer convocations et résultats par exemple). Un peu comme les concours de l'Education Nationale qui en revanche fournit les enveloppes.

Des timbres et enveloppes, certains sont passés à la demande plus radicale, d'un chèque, à l'ordre du bien-aimé TP. Non, pas le très-mignon Tony Parker mais le moins mignon Trésor Public, voyons !

Chèques dont les montants vont de 6 à 12 € en moyenne selon les CDG d'après mes constatations. A croire qu'instruire un dossier d'une douzaine de pages n'a pas le même coût partout en France…

Bon, déjà y'a matière à polémiquer, parce que les candidats souvent s'inscrivent dans plusieurs Centres de Gestion pour pouvoir ensuite décider selon nombre d'inscrits et nombre de postes ouverts, où ils iront composer.

Et aussi parce que si au dernier moment un CDG venait à devoir décaler les épreuves, en principe organisées le même jour par tous les centres, cela permet alors de se présenter 2 fois. Voir 3 pourquoi pas. Et de multiplier ainsi nos probabilités de réussite. Un peu l'idée quand on cherche un taf.

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21/09/2011

FPT, contractuels & chiffres (2/2)

Etant donc une reçue-collée de la fonction publique territoriale, j'ai déjà évoqué sur ce blog les raisons probables, diverses et variées à cet "échec".

Le recours à des contractuels, main d'oeuvre ttrès bon marché (payés au SMIC ou à peine plus et BAC +4/5) étant une des raisons.

Au delà du projet de loi évoqué sur la note précédente, les contractuels peuvent donc d'ores et déjà et depuis toujours se présenter aux concours pour tenter d'améliorer leur condition, de pérenniser leur emploi. Devenir fonctionnaire n'est certes pas une fin en soi, mais il faudrait être bien hypocrite pour ne pas mettre en avant cet argument de stabilité, plus encore depuis 2008 et la(les) crise(s).

Sauf que parfois, certains se présentent au concours "les mains dans les poches" tant la plupart du temps ils savent que leur CDD sera renouvelé voire même finira au pire par muter en CDI. Et savent surtout que s'ils plantent le concours, la collectivité-employeur n'est en aucun cas tenue d'attribuer le poste ainsi ouvert au concours à quelqu'un d'autre. Effet pervers ; le poste ainsi ouvert sera perdu pour tous, contractuel ou lauréat.

Je l'accorde, les contractuels sont avant tout des victimes du système.

Ceci étant récapitulé, je conclue donc ce volet par une capture d'écran que j'ai réalisé sur un forum généraliste et qui appuie en quelque sorte les propos que j'avançais alors. 

Il s'agit donc d'une fille qui explique que :

capture picnic concours.JPG

(par demain, comprendre le mercredi 14/9, donc le même concours j'ai passé, rédacteur).

Une autre lui répond :

capture pic nic 3.JPG

Ce à quoi la posteuse réplique :

capture pic nic 2.JPG

Vous notez donc le magnifique "j'en ai rien à foutre" ainsi que le non moins sublime "et puis pendant ce temps là suis pas au boulot"... Et aussi le fait qu'elle a zappé une inscription ; concours d'attaché probablement.

Difficile de rester zen en lisant des trucs pareils.

Je pense à ceux qui se donnent à fond pour se préparer (pas moi cette fois, mais moi parfois), qui jouent quasiment leur avenir. Je pense à ceux de ses collègues qui eux sont en poste, et suivant les règles, donc par concours. Quel mépris envers eux, envers leur investissement et envers des sacrifices géographiques, familiaux.

Je pense aussi aux élus, me disant que d'un côté, ce sont eux qui ont organisé ce système véreux. Mais je pense aussi aux collectivités qui elles sont sérieuses dans leurs recrutements.

Et pour finir, je me dis que tant qu'il y aura des agents pour s'exprimer et donc penser ainsi, les mentalités ne sont pas près de changer quant à ceux qui considèrent les fonctionnaires comme des nantis et autres qualificatifs peu glorieux. La notion d'humilité n'est pas arrivée jusqu'à son berceau faut croire...

Je précise que après avoir rongé mon frein quelques minutes, j'ai répondu à son message, puisque moi même membre du forum en question. Au début cette personne  à justifié ses propos par de l'humour (on n'a pas le même alors) pour finir par dire qu'elle ne comptait pas faire sa vie dans la fonction publique. Donc pour moi, ça confirme que ses propos étaient choisis et pensés.

Puis sur un autre message, elle dit finalement comprendre que l'on puisse être choqués. Que nous ne devons y voir aucun mépris. Euh oui...

Pour ma part "l'incident" est clos. Simplement cette personne a évoqué tout haut ce que nombre de contractuels pensent tout bas. Un reflet de quelques agissements, fort heureusement le fait d'une minorité. Et j'ai encore pu le constater en discutant ou en écoutant distraitement quelques conversations le jour du concours.

20/09/2011

FPT, contractuels & chiffres (1/2)

Dans quelques semaines le Parlement va étudier le projet de loi relatif à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique (rien que le titre ça donne envie de poursuivre la lecture !).

Ce projet de loi, je l'ai déjà évoqué à travers quelques billet. Surtout mon amertume face à ce texte.

Alors je viens aujourd'hui poster quelques chiffres plus parlant pour étayer mes propos au fil de ce blog.

Tout d'abord le petit rappel habituel pour ceux qui ne rejoignent ce blog que récemment.

En matière d'emploi dans la fonction publique, dans les fonctions publiques (hospitalière, Etat et territoriale), la loi prévoit que les recrutements doivent se faire prioritairement par voie de concours. Et ce pour maintenir une égalité d'accès à la FP.

Ainsi, le recours aux contractuels ne peut être que l'exception. Et sur des emplois dit "non permanents" (un besoin temporaire pour remplacement saisonnier par ex.).

Le Préfet est en charge des contrôles de légalité. En théorie…

Si je n'ai pu être une "contractuelle", c'est aussi en partie parce que les CDG, comme toute collectivité, ont toute liberté, toute souveraineté dans leur administration. La liberté de choisir de porter ou non tel candidat lauréat ou pas sur un fichier, vivier de candidature à des postes de remplacement. Cette possibilité m'a été refusée à deux reprises par mon CDG.

La réalité est donc tout autre, et notamment dans la fonction publique territoriale connue pour être la championne de la précarité. La championne du recrutement de contractuels.

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16/09/2011

Concours rédacteur territorial

Retour d'expérience. Donc note visant essentiellement les lecteurs sensibilisés aux concours de la fonction publique territoriale (FPT).

Quand on s'inscrit à un/des concours, dans la FPT, il faut savoir qu'en cas de réussite, la liste d'aptitude est de portée nationale. C'est à dire que le lauréat peut postuler où bon lui semble en France, y compris dans des contrées exotiques telles les antilles par exemple.

Mais les concours sont organisés à une échelle plus départementale, voire par conventionnement à échelon interdépartemental/régional.

Et les concours se déroulent le même jour, sauf exception rarissime. Un cas cette année cependant.

Donc l'idée c'est de s'inscrire auprès de centres de gestion qui offriront le meilleur ratio entre le nombre de postes, fixé d'avance par décret, après recensement des besoins auprès des collectivités, et le nombre d'inscrits.

Sauf que le nombre d'inscrits lui on ne le connait que a posteriori... après les inscriptions donc. Vous suivez ?!!!

Aussi, l'idée-bis est de consulter les statistiques des années précédentes ce qui permet de se faire une idée certes assez large, mais qui donne une tendance.

Et l'idée-ter, c'est de s'inscrire auprès de plusieurs CDG simultanément. Car d'une part si pour une raison X ou Y un des CDG devait déplacer une date de concours au dernier moment, ça permet alors de le passer deux fois. Et d'autre part, en s'inscrivant auprès de plusieurs centres, on peut alors avoir connaissance du nombre d'inscrits et ainsi faire un choix de centre très "mathématique". Même si évidemment "inscrits" ne veut pas dire "présents" ce dont tout bon prétendant au titre supprême de lauréat a bien conscience et tient compte dans savants ses calculs.

Ainsi, pour ce dernier concours de rédacteur, celui auquel je me suis présentée en touriste, totalement démotivée, j'étais inscrite dans 3 centres interrégionaux. Deux stratégiquement choisis pour le nombre de postes potentiellement ouverts et le troisième choisi car assez près de chez moi.

Inscrite donc au CDG du Gard par conventionnement avec le 48, le 11 et le 34, je me disais que peut-être serais-je convoquée sur Nimes ou Montpellier ce qui me permettait de rentrer chez moi le soir même. Mauvaise pioche, convoquée à Narbonne !

Inscrite au centre régional d'Auvergne, me voilà convoquée à Brioude ! Depuis chez moi compter 2 h de trajet et que par des... départementales ! Et disons que pas préparée, je me vois mal aller perdre 150 € entre essence, hôtel et frais divers pour aller au pays de la lentille (même si du fer, j'en manque).

Et inscrite auprès du CDG 42 organisateur principal pour l'Ardèche et le Rhône, je me résouds donc au dernier moment à choisir ce centre pour concourir. Même si les chiffres d'inscrits/postes sont beaucoup moins favorables. Ratio de 1 sur 8 contre 1 sur 6 pour les autres centres.

Et le soir veille des épreuves, je me décide à vérifier si le concours du CDG 42 ne fait pas l'objet d'un arrêté modificatif du nombre de postes.

Et bingo ! L'info sortie entre mon entorse et mon opération m'avait échappé. Neuf postes ouverts de plus rajoutés dans ma voie d'accès. Ce qui du coup fait du CDG42 le meilleur ratio postes/inscrits puisque l'arrêté modificatif est tombé après la clôture des inscriptions. Même si là aussi, tout bon candidat au concours sait pertinemment que le nombre de postes ouvert ne sera pas in fine le nombre affecté, cause redéployement sur la voie d'accès interne.

Qui a dit que accéder à la fonction publique c'est simple ?!!!!

Bilan du concours cependant assez négatif.

La note de synthèse (coefficient 4) portait sur "handicap et accessibilité" et était assez abordable dans la lecture du dossier. Composé de plus de documents de presse que de textes législatifs, donc plus digeste à appréhender il comptait néanmoins dans les 30 pages.

Cependant j'ai trouvé que ce dossier traitait essentiellement du rapport "emploi/handicap" alors même que le sujet laissait supposer plusieurs angles à étudier (logement, communication, aménagement urbain...)

Quant à l'épreuve des questions (coefficient 3), nous avons du plancher sur 5 question au total, notées chacune sur 4 points, il faut bien avouer qu'il y en a deux que je n'ai fait que survoler et une pour laquelle je crains une partie HS. J'ai un peu trop développé un passage qui aurait pu ne faire que 3 lignes dans l'intro. Pour une autre, disons que ma réponse ne vaut pas 1/2 point ou alors c'est que le correcteur aura aimé mon écriture.

Plus qu'à espérer que d'autres candidats aient été encore plus mauvais que soi-même.

Prochaine probable étape en novembre, le concours d'attaché, dans 2 mois tout pile. Et là, une seule épreuve, un rapport. Pas vraiment de thématique à réviser. Juste une certaine culture générale et territoriale à maintenir à jour.

Mais j'ai du mal avec cette épreuve. Je ne maitrise pas la méthodologie différente des notes de synthèse ou administratives. D'où mon hésitation a engager une formation à titre personnel... Frais élevés (400 € en moyenne + frais annexes) pour une seule épreuve et un résultat quand même bien incertain.

 

27/04/2011

Précarité et culpabilité

Sur de précédentes note évoquant le problème des lauréats de concours de la Fonction Publique Territoriale (FPT) à trouver des postes, j'ai souvent parlé des recrutements de contractuels parfois à la limite de la légalité.

Recrutement que les collectivités se permettent du fait justement que les contrôles de légalité (à charge des Préfectures) auxquels elles peuvent être soumises sont exceptionnels. D'autant plus exceptionnels que les Préf manquent aussi de personnels, et d'autant plus exceptionnels que selon la formule consacrée, il y a la loi et l'interprétation de la loi...

Il est donc assez rare qu'une de leur décision en ce domaine d'application soit retoquée. Si bien qu'elles prennent l'habitude de flirter régulièrement avec la légalité, se disant que tant qu'elles ne sont pas prises le doigt dans le pot de Nut, elles peuvent continuer à se régaler, considérant presque comme insignifiants ces actes pourtant parfois à la frontière de l'illégalité.

La semaine dernière, dans la revue, "La lettre du cadre territorial", bien connue des collectivités, on peut y lire un article de Jean-Christophe POIROT qui établit une sorte de recueil sous forme d'abécédaire, des "petits arrangements" réputés "très limite" voire illégaux et pourtant monnaie courante.

Je vous laisse ici l'adresse pour ceux intéressés par le document complet en format PDF, et pour l'article en format classique.

Et pour ceux qui préfèrent aller droit au but, voici l'extrait concernant justement la lettre -C- comme CDI, qui évoque ce que l'on dénonce, (pour rappel, voir aussi le com' de Carine sur ce billet) à savoir que des contractuels occupent bien des postes pérennes en lieu et place des lauréats puisque les CT prennent des libertés pour transformer les CDD en CDI, et même beaucoup plus rapidement que la législation ne le permet. Et que donc en toute logique, personne ne se permettrait de transformer en CDI un emploi qui n'était que temporaire. Ce serait très vilain. CQFD.

J'aime beaucoup la dernière phrase sur la culpabilité et la précarité... ;) Parce que manifestement, le fait que des lauréats se retrouvent reçus-collés, dont certains sans emploi annexe, ça ne semble pas bouleverser grand monde.

Heureusement qu'un autre cadre, du département du Rhône ou du Grand Lyon (ma mémoire me fait défaut) disait lui que justement les recrutements doivent privilégier les lauréats pour éviter d'un côté la précarité des contractuels, et de l'autre le phénomène des reçus-collés. Ouf !

 

c comme cdi.JPG

31/03/2011

Histoire d'€uros

Comme je l'avais déjà évoqué sur quelques notes, l'accès à la fonction publique pour des emplois permanents doit se faire prioritairement par concours (et non pas comme la FPT s'y emploie trop souvent, par recours aux contractuels).

C'est un principe d'égalité d'accès justement, motivé par l'article 6 de la déclaration Universelle des Droits de l'Homme : "La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents."

Ce principe, implique ou devrais-je dire impliquait de fait la gratuité des concours.

Or il s'avère que depuis tout temps, une inscription requiert souvent de fournir au moins 1 ou 2 timbres postaux, au minimum tarif normal. Bon, jusque là, pas de quoi fouetter un chat même s'il y a matière à débat.

Mais se développe aussi depuis quelques années, la demande récurrente de beaucoup plus de timbres (4, 5, voire 8 et parfois au delà du tarif "20 gr").

Et même directement la demande d'une participation sous forme de chèque à l'ordre du bien heureux Trésorier Payeur (à tout choisir, je préfère encore ça que faire la queue à la Poste qui à force de vouloir se transformer en banque en oublie ses prérogatives élémentaires, sauf quand il s'agit de nous obliger l'achat d'un colis alors qu'un envoi "lettre" suffirait).

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08/03/2011

Déprécariser

Oui, j'invente des mots, je plaide coupable. Mais vouloir résorber la précarité pourrait être la définition de "déprécariser". Et c'est donc ce que s'emploient à faire (mal ?!!) les Ministres/Secrétaires d'Etat à la Fonction Publique (quand il y en a), qui se succèdent.

Au tour donc de Georges Tron, de s'y coller. Il annonce que les négociations pour l'avenir des contractuels de la fonction publiques sont sur le point de se finaliser, la dernière rencontre avec les syndicats était au programme de ce lundi.

J'ai déjà dit ici même ce que je pensais des négociations visant à "pérenniser" soit par la voie de la mutation des CDD en CDI, soit en facilitant l'accès aux concours alors qu'il y a déjà 2 à 3 voie d'accès selon les filières et selon la fonction publique concernée.

Je ne vais pas cacher mon amertume, et je pense que d'autres reçus-collés seront du même avis que moi.

Je rappelle pour les non-initiés au langage fonction publique, que dans un souci d'égalité d'accès, un emploi ne peut être pourvu que par voie de concours. Le recours aux contractuels ne pouvant lui être que exceptionnel (sur des fonctions qui requièrent par exemple une technicité particulière, ce qui laisse un champ d'interprétation du texte aussi flou que vaste).

Du coup, le pire, ce sont les propos du Ministre qui annonce presque fièrement que :

"l'administration allait continuer à employer des agents en contrats à durée déterminée. Le recours aux CDD doit cependant «Etre mieux encadré. Il s'agit de réaffirmer deux principes simples: un emploi permanent doit être occupé par un titulaire. Mais, comme les entreprises du privé, le service public a des besoins ponctuels qui justifient de recourir à des CDD".

On doit pas avoir la même notion du "ponctuel" alors. Parce que du ponctuel de plus d'un an, chez moi, c'est du longue durée. Alors 3, voire parfois 6 ans de ponctuel, si le Gouvernement appelle ça de la flexibilité, moi j'appelle ça de l'abus.

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31/12/2010

Voie royale, Tapis Rouge...

Je viens de tomber ces derniers jours sur des articles (les Echos, Libération, le Monde) relatant les propos du secrétaire d'Etat à la fonction publique. Celui-ci s'attaque au problème des contractuels dans la fonction publique, envisage la création de concours spécifiques visant à faciliter leur intégration.

Le problème des contractuels, puisque oui, il s'agit d'un problème finalement (cette reconnaissance est sans doute la seule note positive de ces interrogations ministérielles), c'est que le plus souvent ils occupent des postes permanents, sans avoir de statut officiel, voire même en étant sous contrat précaire.

Mais je vais rappeler ici à nouveau que pour intégrer la fonction publique, la voie officielle est le concours. Et que le recrutement de contractuels ne peut être que l'exception.

Sauf que cette exception tend de plus à plus à devenir une règle. Notamment dans la fonction publique territoriale, ou il n'est pas rare de voir par exemple dans les futurs-ex-conseils régionaux, des services majoritairement composés de contractuels. L'Etat, les hôpitaux et les collectivités se jouent de la loi et la bafoue ouvertement. Et les contrôles de légalité ne sont que exceptionnellement pratiqués.

Donc pour faire court, on a des CDD qui peuvent devenir des CDI au bout de 6 ans. Mais ni ces CDD ni les CDI ne seront fonctionnaires, puisque non lauréats d'un concours.

Le but des textes en préparation est donc d'une part de raccourcir le délai pour voir son CDD muter en CDI (vi parce que 6 ans, c'est looooong !) et d'autre part de créer des concours spécifiques pour faciliter la titularisation des CDI.

Sauf qu'on prend le problème à l'envers, pour 2 raisons essentielles.

D'abord parce que au lieu de créer des concours spécifiques (inratables je présume ?!!!), pour les ex contractuels, faudrait déjà d'attaquer au problème de leur recrutement, le plus souvent injustifié sous cette forme. En plus, il s'agit souvent de jeunes diplômés qui n'ont pas la moitié d'une idée du fonctionnement statutaire. Trop heureux d'avoir trouvé un job ils se posent peu de questions. Quand ils commencent à s'en poser, c'est trop tard, ils sont déjà dans la spirale infernale.

Parce que pendant qu'un contractuel occupe un poste, des lauréats de la territoriale se retrouvent reçus-collés (voir mes précédentes notes). Et d'autres, lauréats sur liste complémentaires de la fonction publique d'Etat, perdent aussi leur concours car jamais appelés, pendant qu'on installe des CDD de 6 mois en 6 mois... (CDD qui au passage vivent ensuite les pires galères pour une reconnaissance en indemnisation chômage).

Et surtout, les contractuels peuvent parfaitement passer les concours, une fois en poste. C'est pas interdit hein. Des concours existent déjà. Et la plupart tentent l'expérience. Sauf que à la vérité aussi, certains ne sont pas méga motivés. Et, toujours suivant l'exemple de la fonction publique territoriale, une collectivité peut bien déclarer l'ouverture d'un poste et envoyer un de ses CDD passer le concours. S'il le rate, il ne perdra pas son emploi pour autant, mais le poste ouvert lui ne sera pas "affecté" officiellement, et sera donc un poste de moins sur la liste des postes ouverts pour les lauréats...

Allez, je me lâche, je lâche des idées de nom pour ce petit concours : "le tapis rouge", ou encore mieux, "la voie royale" !

Bon, c'est sans doute l'amertume qui me fait parler ainsi, mais sincèrement, quand on vit le problème, je crois qu'on peut se permettre un peu de virulence dans les propos...

Donc, voilà, je termine l'année sur un coup de gueule, et il est probable qu'elle va redémarrer de la même façon...

09/11/2010

Libre adminstration... suite

Sur ce billet, j'expliquais donc avoir déposé un dossier d'inscription au concours d'attaché territorial, dans plusieurs centres de gestion.

Ce concours, catégorie A est ouvert aux titulaires d'un BAC+3, mais une 3ème voie d'accès créée il y a quelques années, en plus des voies externe et interne, permet à des candidats de faire valoir leur expérience professionnelle en équivalence du diplôme requis.

J'avais donc par le passé pu me présenter à ce concours, de même qu'à celui des IRA, attaché toujours, mais d'Etat, mes dossiers ayant été validés par les instances organisatrices.

Bref, je disais donc sur cette note, que mon dossier a été rejeté par un des CDG (un CIG en fait) auprès desquels j'ai déposé candidature.

Plusieurs dossiers, car il arrive, mais très rarement, qu'un concours soit au dernier moment déplacé sur une autre date, ce qui permet de le passer 2 voire 3 fois.

Et aussi car le nombre de postes ouvert est différent selon les centres. Donc ensuite, faut voir les ratios nombre inscrits/nombre de postes, pour savoir ou nos chances de réussite sont les plus élevées.

Alors, le concours ayant été réformé, à la fois dans ses épreuves, mais aussi dans sa délégation d'organisation, j'ai pensé que peut-être les critères avaient changé. Mais non, la législation est la même.

Je suis juste "victime" du principe de libre administration des collectivités.

Puisque en effet, les 2 autres CDG auprès desquels j'ai déposé un dossier ont accepté ma candidature. Je suis donc apte à passer ce concours. Mais pas partout en France.

L'ironie de l'histoire étant que si je suis lauréate, je suis libre de postuler ou bon me semble, la liste d'aptitude étant de portée nationale. Donc de postuler y compris dans la zone couverte par le CIG (centre interrégional et non pas départemental), qui a rejeté ma demande.

Et même de postuler directement pour un poste dans leurs services.

Sinon, et pour info, c'est en Vendée que mes chances seraient les plus élevées, vu le ratio, mais la Vendée, c'est aussi un endroit qui se situe juste à l'opposé exact de chez moi. C'est plus de 700 bornes x 2 ou le train qui me fait monter à Paris pour redescendre (oui avec la SNCF tout est possible y compris rallonger mon trajet de plus de 300 km x 2 pour me faire visiter Paris gare de Lyon et Paris Montparnasse). C'est aussi 2 jours/2 nuits à passer sur place. Et c'est donc tout simplement plus de 400 € à investir. Pour un concours nouvelle mouture, c'est un peu comme si je brûlais 2 billets de 200 €.

Bon, me restent encore quelques jours de réflexions. Déjà pour savoir si je le tente, n'ayant pas vraiment bossé ma culture de la fonction publique ces derniers jours, et aussi, si oui, dans quel centre...

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