Avertir le modérateur

04/10/2012

[Episode 2/2] Desperate Housewives

Là faut bien avouer que ma personnalité dispose d'une caractéristique : plus rien ne m'étonne. Si bien que en toute circonstance -y compris ce type de mini-bombinette- je garde une expression de visage d'une placidité qui frôle la rigidité (au point que des fois ça me joue des tours genre "elle est sérieuse ?!", "non, elle déconne là ?!").

Du coup je reste droite dans mes tongs, les orteils tout rutillants d'une french pédicure made-in-moi-même, tout en expliquant à Madame que nous n'étions pas au courant.  Elle ne me (nous) croit pas.

- Elle : Tout le monde le sait

- Ma mère : *allait répondre quand son téléphone retentit ; un autre voisin voulait justement la prévenir que les esprits s'échauffaient.

- Moi, donc : Vous allez découvrir assez vite que je ne suis pas "tout le monde". Puis regardant ma mère "Et elle non plus".

- Elle : Ouais, mais on veut juste être tranquilles

- Moi : OK, nous aussi, ça tombe bien. Nous voilà avec un point commun. Donc souvenez-vous pour votre tranquillité et la notre que votre liberté s'arrête là où commence celle des autres (et ai-je également pensé, mais j'ai fermé mon clapet "pour vous elle s'arrête aussi aux limites fixées par le JAP ou le Juge d'Instruction").

La voisine enchaîne alors avec une histoire de chiens qu'elle a dû attacher à cause de certaines remarques (ma foi pas toutes infondées) :

- Je connais la loi, la SPA serait pas bien d'accord qu'on attache nos chiens

Là encore une fois mon visage reste figé, mais intérieurement, dire, selon la formule d'jeun's consacrée que je suis MDR voire PDR est un euphémisme. Commençant cependant à cerner un peu le personnage, cette fois, pas pu m'en empêcher, je lui réponds en fixant sa cheville et avec un immense sourire :

- Manifestement y'a au moins une, de loi, qui vous a échappé

La voisine comprend alors que avec moi elle est tombée sur son double en pire, le bracelet électronique en moins.

Et ma mère que je ne finis plus de surprendre, même après 43 ans, se retient de rire tant elle n'en revient pas que j'ai osé lui balancer ça en pleine tronche.

Presque plus rien ne m'étonne et presque plus rien ne m'arrête non plus (hélas pour moi parfois).

Lire la suite

09:01 Publié dans Mini-Séries | Lien permanent | Tags : voisinage | |  Facebook

03/10/2012

[Episode 1/2] Desesperate Housewives

Parfois je vous gratifie d'un petit feuilleton. Et là, ça faisait longtemps hein. Et comme question emploi, Blogounet comme son auteur, est au bord de la noyade, avant de couler, je prouve qu'il me reste encore un souffle de vie. Trépidante.

Alors cher lecteur, tu peux remercier… mes nouveaux voisins. Encore. Mais pas les mêmes. D'autres, des tout-frais-tout-neuf. Enfin, frais, façon de parler. Ils sont arrivés cet été.

Quand on a la chance -parce que je considère ça comme une chance- de vivre dans un quartier calme au point que l'on entend non pas une mouche voler, mais une chorale d'oisillons affamés au réveil ou les vaches réclamer leur eau, tout en vivant à proximité de quelques "commodités", on aspire à maintenir cette ambiance. Encore que certains habitués au bruit de la ville s'en plaindraient.

Le calme ça passe aussi par le fait que même si l'entente entre voisins n'est pas à 100 % au beau fixe, il n'en reste pas moins qu'elle est cordiale. Les uns et les autres sommes respectueux, polis, courtois.

On vit tous un peu façon Suburgatory ou façon Wisteria Lane (chacun aura reconnu mes références hautement cultuelles).

Et puis au fil du temps, les maisons se vendent, des appartement se louent. Et les populations changent.

Le moins qu'on puisse dire c'est que ces 5 dernières années, les nouveaux voisins fraîchement débarqués (le turn-over se fait de plus en plus fréquent), sont moins ouverts. On oscille de parfois désagréables à très peu sociables. Je le disais sur l'autre note, l'intégration c'est pas toujours leur truc. Sur le fond ça ne me dérange pas. C'est dommage mais tant qu'ils nous fichent la paix tout est OK. Moins en revanche quand ils ne respectent donc pas les usages en terme de stationnement ou de tranquillité pr exemple.

Lire la suite

09:50 Publié dans Mini-Séries | Lien permanent | Tags : voisinage | |  Facebook

15/12/2011

[Mini-Série Médicale] Epilogue (j'espère !)

Comme j'avais prévu une sorte de conclusion à cette série, elle servira aussi à la réponse aux commentaires.

Donc déjà, et je l'avais distillé au fil de quelques billets, Frangin va bien. Il a même reçu sa médaille pour ses 20 ans de pompier, activité parallèle à son emploi et qu'il a repris en même temps que son emploi, c'est dire. En tout il sera resté 9 mois en arrêt de travail puis a repris le taf en mi-temps thérapeutique durant 3 mois. Compte tenu de son boulot c'était nécessaire.

Il n'a pas souhaité prolonger le mi-temps en question. Il vit à nouveau dans son appart même si au début ce ne fut pas sans quelques appréhensions de sa part de la notre, et de ses potes aussi d'ailleurs. On l'a téléphoniquement harcelé quasiment toutes les heures pendant les 1er mois juste pour se rassurer. Et le rassurer.

La sécu lui a accordé tardivement le statut d'Affection Longue Durée (ALD) sans exonération du ticket modérateur.

Tardivement car il y a eu nombre de couacs aussi bien côté CPAM que du côté du médecin référent si bien qu'il a été informé du statut ALD il n'y a que quelques semaines.

Heureusement pour lui, il bénéficie d'une prise en charge de salaire par l'employeur durant les arrêts.

On ne sera jamais certains à 100 % du type de méningite, mais la rapidité avec laquelle le traitement fut efficace après qu'un diagnostic ait enfin été posé laisse supposer que les médecins des soins intensifs dont je salue à nouveau le travail, ont visé la bonne cible. Sachant que 80 % des maladies sont inconnues…

Nous ne remettons d'ailleurs pas en cause le travail des généralistes, mais juste le système qui fait que sous couvert d'économies on tarde à faire déclencher des examens. Plus d'un mois à 39° de fièvre avant de commencer à envisager autre chose qu'un efferalgan. Quand on connaît Frangin en plus…

Attendre qu'un patient soit à la limite du coma, après 5 mois de souffrances et de tests non probants pour commencer à réellement se poser des questions, c'est un non-sens. Devoir patienter 1 mois pour une IRM demandée au sein même des urgences aussi. Idem pour le scanner.

D'ailleurs faire sortir un patient qui a frôlé la mort un lundi pour lui demander de revenir le mardi pour un scan et le jeudi pour une hospi de jour, est-ce logique ?

Frangin a pris conscience qu'il a failli mourir. Nous sa famille, de même que les personnels médicaux ne lui ont rien caché. Et ne le cachons pas non plus, c'est une étape délicate dans la vie. Surtout quand on découvre après qu'une "simple" ponction lombaire aurait pu éviter tout ça.

Evidemment je conçois qu'on ne déclenche pas une PL pour 2 jours de fièvre. Mais là on parle de plus de 4 mois de "maladie". Si Frangin n'avait pas décidé au moment ou il se sentait faible de revenir vivre chez ma mère, aujourd'hui il ne serait plus de ce monde. C'est un fait que personne de conteste puisqu'il s'était "enfoncé" de façon fulgurante, en à peine une douzaine d'heures.

Je suis d'accord pour l'incivisme des usagers, d'ailleurs je l'évoque sur mes billets quand je dis qu'en salle d'attente des urgences on réalise que ceux qui gueule finalement sont "traités" parfois plus rapidement… Pour s'en "débarrasser" plus vite ? Pour avoir la tranquillité ?

Frangin étant pompier il connaît bien le système.

Cette fois il l'a juste vécu du dedans après l'avoir vécu de l'extérieur.

Et puisque j'évoquais la pénurie de médecins et spécialistes et le fait que la hausse du numerus clausus ne commencera à montrer des résultats que dans 10 ans, je termine cette note par un lien menant sur un article (le Progrès) sur une élue très sérieuse qui propose de faire soigner les ruraux des déserts médicaux par des vétos...

Non pas que je remette en question l'aptitude des vétos à exercer la médecine des humains (sic), mais cette façon de différencier les Français est abjecte, répugnante.

Mais tout va bien. Pas de médecine à deux vitesses, on nous l'assure.

En fait, nous, peuple français vivons sans le savoir un véritable conte de Noël. Gouvernés par Mickey immigré chez les Bisounours avec Mary Poppins pour baby-sitter.

09:25 Publié dans Mini-Séries | Lien permanent | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu