17/02/2012
OUI ou NON
Pour ceux qui aurait comaté ces derniers jours, deux rappels. D'abord le scoop de la semaine : Nico (vi, me permets de l'appeler par son petit nom) est candidat à sa propre succession. Sans blague ! C'était donc pour ça la préparation du QG de campagne ?!
Pour se justifier il explique entre autres que "on n'a jamais vu un commandant qui quitte le navire…" Bon euh, comment dire ? Ca se discute, et plus encore depuis le vendredi 13 janvier dernier. Le paquebot couché sur le flanc sur les côtes italiennes ne doit pas être assez voyant.
Au passage, il est urgent qu'il change de rédacteur pour ses discours, ou au contraire qu'il s'en paie un parce que là, à croire que c'est le duo F. Lefèbvre / N. Morano qui s'y est collé. :)
Et autre rappel, le candidat-Président va donner dans le référendum et tout le monde va y passer. A commencer par les méchants-fénéants-assistés-chômeurs si toutefois les négociations n'aboutissaient pas. Et on peut être certains que le Gouvernement fera le nécessaire pour qu'elles soient orientées de façon à ne pas aboutir.
Alors ce matin, son second (pardon, son 1er, F. FILLON) a lâché la formule magique. Ce que pourrait être la question référendaire :
=> "Approuvez-vous le transfert des crédits de la formation professionnelle vers la formation des demandeurs d'emploi ?"
Bon, déjà môssieur le 1er Ministre, on ne dit plus "demandeur d'emploi" formulation rabaissante, mais "chercheur d'emploi".
Et sinon, lecteur, tu approuves ou pas ?! Mon avis on s'en tape vu que je ne suis toujours pas disposée à retourner dans l'isoloir (je dois faire un blocage, en fait ça me rappelle les cabines d'essayage et je déteste faire les boutiques) et moins encore pour des interrogations aussi stupides.
Alors comme je l'ai dit déjà ici ou ailleurs en billet ou réponse à des com', former les chercheurs de taf, c'est très louable. La plupart sont demandeurs au moins de mise à niveau de compétences.
09:57 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : référendum, formation professionnelle, demandeurs emploi
11/02/2012
Réferendums à la pelle
Le Grand-Chef est intarissable sur le sujet de l'emploi en ce moment. Sans doute l'adrénaline de fin de mandat. Alors parmi les mesures annoncées en plusieurs épisodes lors de hold-up des médias il en est qui concerne la formation des chômeurs et leur devenir.
Alors je ne vais pas revenir sur le fait que ce n'est pas tant les "ressources humaines disponibles" qui ne voudraient pas suivre de formation le problème, mais plutôt les nombreux obstacles auxquels nous sommes confrontés.
Ce qui va de formations inadéquates eu égard au profil (et là je demande à revoir les Lejaby dans un an pour voir combien seront restées à travailler le cuir pour faire des valises à la place de la dentelle des soutiens-lolos) au refus systématiques et souvent motivés de façon plus qu'évasive (la motivation réelle étant que l'UNEDIC a choisi son camp entre cigale et fourmi).
Donc notre Grand-Chef-non-candidat-mais-qui-choisit-la-déco-de-son-QG-de-campagne-et-rameute-les-troupes-(allemandes)-autour-de-lui, souhaite que les ressources humaines disponibles depuis beaucoup trop longtemps (aussi nommé chômeur longue durée) soient prises en charge rapidement.
Rapidement, prestement, instamment. Qu'importe le vocabulaire du moment que les ressources humaines disponibles le soient moins. C'est à dire que pendant une formation dont l'utilité sera à démontrer plus tard ou idéalement jamais, elles ne soient plus sur les listes de disponibilité justement.
Et que les récalcitrants à ce mode opératoire aient pris connaissance de la direction de la porte. Ouverte.
Ainsi Pôle-Emploi avec ses non-moyens va devoir rencontrer urgemment tous ces braves gens (nommés aussi cancer de la société) pour leur faire des propositions d'action de formation. Soit environ 200 000 inscrits de longue durée (plus de 2 ans sans emploi) à convoquer dans les semaines à venir, et ce pour des entretiens suivis.
Nous euthanasier aurait été une solution mais hélas, le Chef a décidé que non, il n'y a pas lieu de poursuivre le débat sur la fin de vie.
08:48 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : emploi, formation, chômage longue durée, référendum
24/01/2012
Sans-culotte... (ni soutif)
J'avais rédigé vite-fait une note sur Lejaby, mais j'hésitais à publier vu que autres billets en attente.
Puis suis tombée sur un blog -Marianne2- qui en faisait état aussi et sur lequel j'ai du coup posté. Si bien que je décide de publier ma note quand même.
Donc, la presse se fait écho de la fermeture de l'usine de confection de lingerie Lejaby d'Yssingeaux en Haute-Loire. Echo parce que des licenciements en vue ça fait une moche tache dans le paysage, surtout à 90 jours des élections. Et échos parce que fermeture pour délocalisation, au moment ou le "made in France" (re)devient à la mode. D'ailleurs pourquoi le concept a-t-il cessé de l'être…
Cette fois au Maghreb, la déloc. Mais ce serait Asie ou Europe de l'est que le problème serait le même. Question de coûts dixit le repreneur.
Faut savoir que par le passé, vers 2003-2004, c'est l'usine Ligérienne de Firminy (à quelques kilomètres d'Yssingeaux pour votre culture géographique) qui avait fermé ses portes et délocalisé en Tunisie pour les mêmes raisons. De coût.
Des employé(e)s, pas tous, avaient accepté d'aller bosser sur Yssingeaux, site de confection alors maintenu en activité. C'était ça ou "la-porte-est-ouverte-on-ne-vous-retient-pas". D'autres n'ont pas pu souvent pour des question de logistique.
Et voilà qu'elles revivent le même cauchemar.
Sauf que… Suis une fille.
08:49 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : lejaby, délocalisation, lingerie
10/01/2012
Voeux sucrés et note salée
Depuis quelques années, depuis la crise en fait -celle de 2008 hein- les traditionnelles cérémonies tendent à se contenter d’offrir le minimum syndical. Un peu de pâté tartiné sur très peu de toast (mais c’est bien connu qu’en étalant bien sa science ça fait illusion). Et nombre de bulles restreint aussi. Mon bien-aimé Président en a profité pour passer le Kärcher© sur la Garden Partie de l’Elysée. Bienvenue crise qui lui a servi de justification ; il ne voulait pas perpétuer certaines traditions de son illustre prédécesseur. Pourtant c’est cool dans le genre pince-fesses. J’imagine.
Les vœux n’échappent pas à la crise ni à la cure d’amaigrissement, parce que oui, par temps de vaches maigres il serait de mauvais goût de dilapider notre argent en cacahuètes. Encore que, peanuts, c’est bien ce qu’il nous reste.
Donc les Maires et autres Présidents de conseils en tout genre s’exécutent. Passer 5 minutes à argumenter sur le pourquoi de l’augmentation de la taxe d’habitation, de la TEOM ou du prix du ticket de bus et expliquer que l’obole annuelle versée au club de scrapboooking ou de zumba-dance est diminuée de moitié pour proposer ensuite de rejoindre un buffet trop bien garni, ça fait désordre.
Mais un buffet dégarni aussi ça fait désordre. Pire, ça pourrait faire croire à l’administré qui vient représenter son association, que ouille, les temps sont encore plus durs qu’il n’y paraît. Les vaches ne sont pas maigres mais faméliques. Et là à 4 mois des élections, ça craint le vote-sanction.
Difficile de trouver le juste milieu.
08:21 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : crise, voeux, nicolas canteloup, guérini
23/09/2011
Flexibilité
Bon j'ai hésité à la publier cette note, mais quand même... Les emplois fictifs, c'est un phénomène loin d'être en voie d'extinction. C'est pas comme si les délibérations du jugement rendu récemment avec un illustre "prévenu" qui s'est surtout illustré par son absence, mettaient un point final à la question.
Et franchement, c'est à se demander pourquoi l'UMP et la Mairie de Paris ont conclu un accord pour solde de tous comptes dans le cadre des emplois fictifs.
C'était pas utile non plus que la famille de J. Chirac ne le fasse passer pour subitement gaga (sans méchanceté aucune, et avec tout le respect et la compassion que j'ai pour les malades victimes de troubles neurologiques et leurs famille).
Mais vu le requisitoire abracadabrantesque et les conclusions du procès, ils auraient pu faire l'économie de quelques d'euros.
Millions que nous, contribuables, avons en quelque sorte payé deux fois. Une double peine. D'une part le contribuable-usager a payé des salaires pour des mirages. Et en plus, ce sont les fonds de l'UMP, en partie alimenté par l'argent public donc, qui ont servi à payer cet arrangement.
Mais qu'on soit rassuré, le fait que la fille d'un Maire de Corrèze, recrutée pour faire des fiches de lecture pour J. Chirac, ait pu prouver en fournissant la liste à la police qu'elle avait "lu des livres" ne fait pas de son emploi un poste fictif.
Note pour les candidats au Bac, contentez-vous aux oraux de donner la liste de vos bouquins scolaires et autres ouvrages littéraires. Idem pour les candidats aux concours de la fonction publique. Mesdames et Messieurs du jury, voilà ma liste. J'ai lu donc je mérite mon diplôme.
Pas plus que le télétravail (notion très répandue dans les années 80 donc) de complaisance ou encore le fait que certains profils de postes n'aient pu être déterminés avec précision.
En fait, c'est simple, personne ne peut prouver que môssieur le Maire de l'époque a eu connaissance de ces recrutements (ça à la limite, ça se défend). Les conclusions auraient donc pu s'en arrêter là.
Au passage j'ajoute que je n'ai rien contre "le piston" dans la mesure ou le pistonné s'acquitte de son devoir contractuel : un travail contre un salaire.
Mais, d'après le procureur Michel Maes, les emplois n’étaient donc pas fictifs, mais "flexibles ", et les prestations fournies "certes immatérielles mais ponctuelles" (…)
Question de sémantique.
En tout cas les salaires de chacun ne l'étaient pas eux, de fictifs.
Mais maintenant, ce procès revient à une sorte de jurisprudence.
Ces abus peuvent perdurer en toute légitimité vu les largesses de la justice. Et nul doute qu'il en subsiste un certain nombre. Voir chez les Parlementaires par exemple.
Flexibilité donc...
09:46 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0)
13/07/2011
Défaut de profs
Il était déjà bien connu depuis quelques années que les candidats au CAPES / Agrégation ne se bousculaient pas aux portillons des inscriptions. Ou en tous cas, de moins en moins. Et surtout dans des matières scientifiques ou littéraires, les diplômés étant manifestement un peu découragés par les salaires, les réformes rapides et faites en dépit du bon sens, et le manque de considération (des élèves, des parents, du Ministère...).
Hier soir, entendu sur France Info (à lire aussi), que cette année semble pire que les autres. La promotion 2012 serait diminuée de près de 1 000 lauréats.
Justification des instances : plus de postes auraient été ouverts que de besoins réels. Et on ne va pas brader le diplôme. Sans commentaires...
Oui, mais des élèves seront à nouveau sans profs à la rentrée ?
Le Ministère a une bouée de sauvetage, un lapin sortit de son chapeau : les contractuels.
Donc des contractuels, qui furent candidats, sont recalés pour quelques points. N'obtiennent pas la précieuse certification. Mais pourront devront continuer à exercer pour palier au manque de lauréats. Exercer comme contractuels donc.
Mais surtout, des profs de physique, eux en manque d'heures suite à diminution de volume dans certaines filières (suite à la très "bien-venue" réforme des lycées), devront donc se métamorphoser en prof de math... Pure coïncidence ?!!!
Harry Potter a dû disperser trop de potion magique pour son prétendu dernier volet.
10:54 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : concours capes, profs
06/07/2011
Joyeux 13ème mois !
La vie est belle... pour certains !
Le généreux Sénat, par l'intermédiaire de son généreux Président, vient de débloquer une prime exceptionnelle, sorte de 13ème mois, sorte d'attention toute particulière, destinée aux Sénateurs-Sénateures-Sénatrices.
L'adage se vérifie ; on n'est donc jamais aussi bien servi que par soi-même.
Au milieu de ce flot d'infos internationales, nationales, des résultats des examens ou des non-vacances de près d'un Français sur deux, et je passe sous silence notre quasi-défunte retraite, la "nouvelle" serait presque passée inaperçue.
Alors pour celles et ceux à qui elle a échappé, lire ici (pour le Figaro), ou là (pour Libé). Même article.
D'un ridicule petit montant de 3 531 €, cette prime correspondrait "à un rattrapage exceptionnel sur un complément d’Indemnité représentative de frais de mandat".
Une bagatelle, surtout après que nos dirigeants aient expliqué notamment qu'un coup de pouce au SMIC ne serait pas justifié.
Ici, sur la page dédiée du Sénat, vous pouvez vous faire une idée précise de la "situation matérielle" de ces parlementaires.
Un Sénateur n'en verra cependant que peu la couleur de cette manne providentielle. L'élu PS Jean-Marc Pastor, un des rares questeurs du Sénat. Lui qui doit rembourser des "frais de bouche" injustement, voire frauduleusement perçus, et qui en plus a sorti de son chapeau un faux-courrier de soutien qui aurait été rédigé par le Président G. Larcher pour plaider sa cause auprès des médias. Les avantages complémentaires dont il bénéficie ne suffisaient sans doute pas à son train de vie. Quelques lignes sur le sujet, ici (Le Monde).
* Sniiiiif ! Partie chercher mes kleenex *
08:35 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : sénat, prime sénateur, parlement, sénateurs
01/07/2011
30 millions d'Amis
Je crois avoir déjà dit ici, que j'aime beaucoup les animaux.
Je ne porte pas de cuir, ni évidemment de fourrure, quelle soit vraie ou fausse, vu que la fausse peut être de la vraie-fausse ou de la fausse-vraie (du chien).
Je limite le plus possible les produits testés sur les animaux.
Je suis aussi végétarienne depuis plus d'une dizaine d'années.
Jusqu'à il y a 5 ans, j'ai toujours eu des animaux. Chiens, chats, poissons rouges, canaris, parfois tout à la fois.
Bref, tout ça pour dire que par ce billet, je viens relayer la campagne de 30 millions d'amis contre l'abandon des animaux. Bien sûr que les abandons ont lieu toute l'année pour des raisons qui vont de financières (encore que là aussi la crise a bon dos), à des séparations, des bailleurs qui ne veulent pas d'animaux etc...
Et puis il y a les abandons de l'été, parce que le camping refuse chien-chat, ou parce que le chiot qui faisait 3 kg à Noël en fait maintenant 20... (faut bien être naïf pour croire qu'un chiot St-Bernard va se métamorphoser en Chiwawa) ou parce que Minette et son habitat prennent trop de place dans le monospace.
Alors facile, suffit de dire au mômes que Minette s'est enfuit.
Parfois même, Médor, on le jette par la fenêtre de la voiture...
Pas de mots pour crier mon indignation face à ces comportements. Face à la maltraitance aussi. Et ignorer votre animal, le laisser attaché à une corde 24 h/24, c'est aussi de la maltraitance.
Dans mon esprit, ce qu'on est capable de faire à un animal, on peut le faire à un humain.
18:38 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : campagne 30 millions d'amis, abandon animaux
07/06/2011
Tirer les leçons du passé
Estomacs sensibles, s'abstenir. :)
Il y a quelques années, au prix de maladies, et d'images terribles d'animaux au système neurologique défaillant, on "découvrait" plus ou moins l'existence des farines animales.
Ces farines composés de déchets animaux non consommables qui sont données en compléments alimentaires à titre de protéines, à d'autres animaux.
Des vaches qui devraient bouffer tranquillement de l'herbe se retrouvent devant un buffet 3 étoiles de déchets de leurs congénères.
Et c'est sans compter sur d'autres scandales sanitaires comme les veaux ou poulets aux hormones par exemple.
Des individus meurent ou se retrouvent dans des états de santé plus que précaires par logique économique.
On pourrait bien naïvement croire que la société tirerait des leçon de ces catastrophes là.
Mais non, l'idée du moment étant de recommencer à nourrir les animaux avec ces saletés. L'Europe décide et le peuple subit.
Alors évidemment, on nous rassure, on va commencer la réintroduction de ces merveilleuses protéines par les poissons, les volailles et les cochons. En effet, réjouissons-nous, on ne va pas dans l'immédiat nous obliger à avaler une cuillerée à soupe quotienne de ce délicieux apport nutritif, entre les 5 fruits et légumes et les 3 produits laitiers" ! (Quoi que, combien d'entre vous ont été confrontés à l'huile de foie de morue !!)
Alors, quoi de plus naturel qu'un saumon d'élevage ou nouf-nouf nourris avec un mélange d'abats + peaux + carcasses de bœuf + plumes de poules. Bon appétit. Miam-Miam.
Bon, à cet instant précis et depuis environ 15 ans, je suis végétarienne. Clairement, quand j'ai commencé à modifier mon alimentation, personne n'aurait parié un centime ni d'€uro ni de Franc, sur le fait que ça perdure. Une lubie passagère devait penser mon entourage... Et pourtant. Curieusement d'ailleurs, les copains se sont adaptés beaucoup plus facilement que la famille, mais disons que j'ai du mal avec ma famille. Pas la toute proche, mais les ramifications. Quelques bourgeons sont assez pénibles. Le lot quotidien de beaucoup d'entre nous je crois.
Alors exit la viande, y compris le jambon, puisqu'il y a toujours quelqu'un pour me poser la question. ;) Et exit aussi le poisson.
Me restent les légumes (encore que de plus en plus de bactéries se développent sans qu'on ne puisse en connaître l'origine), et les produits laitiers ou céréaliers.
Un jour viendra où on va se nourrir d'une pilule toute les deux heures... A moins que d'ici là quelqu'un ne démontre que l'on peut survivre d'amour et d'eau fraîche (sauf qu'il me manque un des deux ingrédients !).
En attendant, on a tous beaucoup de mal à prétendre qu'un fait ou un acte va nous servir de leçon. La société et nos histoires personnelles montrent au quotidien que l'on commet souvent deux fois les mêmes erreurs.
08:30 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vache folle, farines animales
06/05/2011
Laver plus blanc que Blanc
Jusque là je n'allais pas intervenir, puis me suis mise à ronger mon frein sur le sujet du moment. Non, pas la superbe robe de la non-moins sublime sœur de la non-moins jolie nouvelle princesse. Et pas non plus Ben-Marque d'électro-ménager. Ni même l'engagement de DSK et le désengagement supputé ou annoncé des autres vu que du coup mon titre peut prêter à confusion. Non même pas en fait.
Mais le sujet footballistique du moment dirons-nous tant l'info est vite absorbée par une autre.
Mais comme manifestement et sans doute à juste raison, celle-ci reste accrochée à la une des médias comme un chewing-gum sous une semelle de chaussures en plein cagnard, alors go ! Je dégaine (et je sais viser et tirer, j'ai pratiqué).
Il y aurait donc eu, à l'automne, lors d'une réunion tenue à la FFF (Fédération Française des Foireux, et ça se bouscule pour l'adhésion), des propos qui supposeraient que certains envisageaient de fixer des quotas, pour le coup "a maxima" de joueurs-juniors black et beurs. Puis pour rattraper ce qui aurait été une formulation raciste, de la ségrégation, on évoque maintenant le fait que les joueurs bi-nationaux posent des soucis car formés en France, ils jouent ensuite en Equipe Nationale de leur pays, tout en restant en clubs français, ce qui au passage désorganise les plannings (voir pour exemple quand est organisée la CAN, les joueurs qui partent dans une autre patrie). Et pour arrondir les angles on botte en touche en ne parlant plus de couleur de peau, mais de bons techniciens contre des joueurs plus massifs, musclés...
Bref, à vouloir se justifier tout le monde s'enfonce.
Alors oui, les quotas c'est pas cool. C'est pas cool parce que ça met l'humain devant ses bassesses. Ca veut dire que comme l'humain n'est pas capable de décider et comprendre tout seul que chaque individu qui possèderait les aptitudes requises mérite le même traitement qu'il soit acnéïque, déficient visuel ou auditif, blanc, jaune ou bleu-ciel-fond-rose, petit beurre ou nantais, pulpeux ou kate moss (tout le monde a pigé mes pitoyables exemples ?!!), ben la législation doit le faire pour lui. C'est navrant mais c'est ainsi.
Et si la législation s'en mêle, c'est parce qu'il y a eu pression de la part de groupes, associations, syndicats etc...
08:29 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : quotas, foot, emploi, minorités













