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01/11/2009

Le Pôle-Emploi et ses convocations

Evidemment que les demandeurs d'emploi ne vont pas rester tranquillou à se la couler douce pendant que les indemnités Assedic tombent. Donc nous avons ce qui se nomme un "parcours suivi et personnalisé". Sur le papier. Parce que la réalité est aux antipodes.

Une fois mon bilan de compétences effectué, et 4 ou 5 mois s'étant écoulés, me voici reconvoquée par "ma" conseillère. Ou plutôt non, une autre (petit rappel, ma conseillère était enceinte). Je me pointe pour apprendre que celle qui m'a nouvellement été attribuée est absente, et que "ses rendez-vous ont été reportés". "Oui, mais pas le mien" dis-je et aussi sec on me trouve un agent qui reconnaît que l'on a manifestement pas tenté de me joindre et qui me reçoit, prend en note ma requête (je veux une mise à niveau bureautique).

Alors, il faut préciser que lorsque vous n'êtes pas prévus en "entretien", il est non seulement difficile (voire impossible) de parler à un conseiller, mais si par chance vous arrivez à en trouver un qui peut consentir à vous écouter 5 minutes, en revanche il y a peu de chances que vous puissiez discuter dans un bureau (box)… vu que manifestement il y en a moins que de conseillers, qui eux ne sont déjà pas légion.

Environ 6 semaines plus tard (7 mois déjà depuis mon inscription) vient le moment du 3ème rendez-vous. Et là, je découvre que l'on m'a attribué un autre référent, dans une autre ANPE (celle où je m'étais inscrite initialement).

Et personne n'est capable ne me fournir d'explication sur ce retour à la case départ. Comme je dois être hospitalisée, le conseiller que j'ai eu au téléphone me dit de me soigner et qu'on verra plus tard pour mon référent.

Et, n'étant plus à une incohérence près, dans le même temps, me parvient un courrier estampillé ASSEDIC/ANPE/ADECCO, m'informant que c'est à présent une filiale d'ADECCO qui va assurer mon suivi personnalisé (ce délestage arrive souvent aux personnes catégorisées dans les "difficiles à recaser").

Alors bon, le même ADECCO chez qui je suis inscrite et chez qui j'ai postulé sur plusieurs offres d'intérim et qui n'a jamais répondu (leur site ne génère même pas un banal accusé de réception) à mes candidatures. Difficile dans ces conditions de leur accorder beaucoup de crédit...

Et puis bon, je fais partie de ces gens qui considèrent que c'est à l'Etat et à ses structures de gérer le problème de l'emploi. Et non pas de payer des organismes privés pour le faire à sa place.

A ce moment là, l'Etat n'avait pas encore décidé de lâcher plus de 300 millions à une poignée d'organismes du même accabit. Maintenant c'est fait. Par contre, les recrutements nécessaires au Pôle-Emploi, pour une gestion optimale des dossiers, ils sont où ?

Ayant été hospitalisée, je n'ai pas donné suite à ce RV. Je passe les détails sur ma radiation suite à plus de 15 jours d'arrêt de travail. Par contre, ils sont forts au Pôle-Emploi ; j'ai été radiée 1 jour avant que mon chirurgien ne me signe ma sortie et ne décide de la durée de mon arrêt.

A la suite de quoi j'ai trouvé un petit CDD de quelques semaines.

29/10/2009

Mon 1er RV Anpe

La détermination de la catégorie dans laquelle on va être "fiché" se fait sur plusieurs critères. Suis une fille, et pas de qualification professionnelle très recherchée à mon actif, bref, banale, ce qui me vaut la catégorie 3 des "pas facile à recaser".

Officiellement assistante de direction, m'enfin c'est juste un diplôme, inutile. J'ai exercé comme assistante administrative, secrétaire etc… et de façon très polyvalente. Je m'adapte très vite. Mais ça ne suffit pas. Pourquoi recruter une assistante de direction diplômée quand on peut avoir pour le même prix un diplômé en droit, RH, etc… du moment que le postulant sait se servir d'un ordinateur, il va se substituer parfaitement.

Alors j'ai eu un 1er contact à l'ANPE territorialement compétente. Au vu de mon profil, j'ai été vite redirigée sur l'ANPE des cadres, dans mon intérêt apparemment. Et j'ai eu une autre interlocutrice, supposée être "ma" référente, mais qui était enceinte de 6 bons mois ce qui en dit long sur nos chances de la revoir avant un bon moment.

Elle m'a chanté les louanges du bilan de compétences, histoire se prouver à eux-mêmes que ma reconversion et mon envie de bosser dans le social, dans la communication au service du public, n'était pas le choix idéal. Mais surtout parce qu'il faut remplir les quotas "ateliers" et autres joyeusetés.

Après 20 h (je crois mais ça m'en a paru au moins 5 fois plus, en plus dans un immeuble à la limite de la salubrité, et ou la température ne dépassait pas 15 ou 16°, autant dire que c'était pas incitatif à se mettre à l'aise) de BdC, il n'en ressort rien de plus que ce que je savais déjà.

Le bilan de compétences, je veux bien. J'imagine que pour une personne qui a toujours bossé dans la même boite, sur des machines, équipements spécifiques à un secteur, et que cette boite ferme (ou délocalise dans la stratosphère, ou à pétaouchnok c'est selon), OK, cette personne a effectivement grand besoin d'aide pour lister ses compétences, ou même faire un banal CV. Encore que… cette personne a besoin de retrouver vite un emploi, et confiance en elle.

Mais quand notre reconversion a déjà été préparée, ce qui était mon cas, du moins je le pensais, espérais (mon licenciement était inéluctable, on a du pif pour ça, on sent venir ce genre de truc) et le terrain bien débroussaillé, c'est plus de formation, mise à niveau que l'on a besoin.

24/10/2009

Je commence par la fin

En effet et depuis aujourd'hui, me voici sous ASS (et non, ce n'est pas le nom d'un médoc ou d'une substance illicite). Pour les non initiés il s'agit de l'Allocation de Solidarité Spécifique. C'est ce qui nous tombe dessus quand on a pas été sages, qu'on n'a pas trouvé de boulot et que en plus on a épuisé tous nos droits à l'Aide au Retour à l'Emploi (ARE). Dans mon cas environ 30 mois, puisque 23 mois d'office  du fait de mon dernier emploi, plus prolongation suite à des petits boulots même pas alimentaires.

Et toujours pour les non-initiés, l'ASS c'est un peu plus de 14 €/jour, soit un peu plus de 400 €/mois.

L'ASS c'est un peu comme le Revenu Minimum d'Insertion devenu Revenu de Solidarité Active (RSA), mais c'est cette allocation qui nous est accordée quand nous avons un long passé professionnel, à la différence du RSA qui ne nécessite pas cette condition d'expérience professionnelle.

A noter que l'ASS peut, sous certaines conditions, être maintenue en parallèle d'un salaire, donc cumulée sur une petite période, si reprise d'emploi.

Et pour en arriver à percevoir cette allocation, j'ai dû remplir un dossier de 4 pages (bon, y'a pire) et fournir des documents, à savoir entre autres, des certificats de travail des 10 dernières années. Rien que ça.

Mais revenons-en au document à remplir.

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