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03/08/2011

Logique administrative

Lors de mon récent séjour à l'hôpital, j'ai dû subir une transfusion sanguine. L'intervention pour laquelle j'étais hopistalisée génère souvent des pertes de sang importantes, et dans mon cas, je suis en carence de fer quasi permanente avec quelques pointes d'anémie ; ce qui d'ailleurs surprend autour de moi puisque je ne montre pour ainsi dire jamais de signes de fatigue.

Alors donc disons pour faire simple que mon fer est bas, et que mon hémoglobine et mes globules ont eu du mal à remonter si bien que j'étais là pour le coup, hyper fatiguée. Imaginez une voiture sans essence et batterie à plat. Pas dans mon état normal eu égard aux précédentes interventions déjà faites.

L'avantage d'avoir une équipe médicale, chirurgien + une partie des auxiliaires médicaux qui vous connaît relativement bien et prend le temps de vous écouter (c'est du bon sens mais si rarement mis en application), c'est que quand quelque chose cloche, ils s'en aperçoivent rapidement.

Ces transfusions n'étaient pas indispensables, mais fortement recommandées. J'avais perdu le côté pétillant qui m'habite et il y allait aussi du processus de cicatrisation.

Bref, on m'a donc demandé ma carte de groupe-rhésus sanguin, carte qui avait été faite il y a 4 ans alors que j'allais passer sur le billard pour la 1re fois. En fait, il y a fort longtemps j'avais eu une carte, mais invalide car il n'y avait pas eu de double prise de sang par deux personnels différents.

Donc, cette dernière carte actualisée, est à mon prénom (évidemment) + nom de naissance, celui de mon papa.

Sauf que à l'hôpital, dans ce service, j'étais enregistrée sous le nom que j'utilise au quotidien, plus communément appelé "nom d'usage".

Alors je vous vois venir ; non je ne me suis pas mariée entre deux RV chez Pôle-Emploi. D'ailleurs si je devais me passer la corde au cou, je n'envisage pas de porter le nom de celui qui aurait la malchance (et c'est un doux euphémisme) de devenir mon conjoint.

En fait, je trouvais injuste de ne pas porter le nom de ma mère.

Donc il y a fort longtemps j'avais fait des recherches. Et en vertu de l'article 43 de la loi # 85-1372 du 23 décembre 1985 relative à l'égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et des parents dans la gestion des biens des enfants mineurs je porte le nom de mes deux parents. Celui de ma mère accolé et séparé par un tiret (-) du nom de mon père et ce depuis bien avant la législation récente et complexe permettant le double nom (avec un étrange double tiret).

Ce nom est mentionné sur ma carte d'identité (CI) au titre de nom d'usage.

Administrativement parlant, ce nom découle le plus souvent du mariage, si bien que déjà, je dois souvent expliquer lors de démarches administratives (concours par exemple), CI à l'appui, que non, pas mariée, et donc pas de livret de famille à fournir. Un peu galère. Mais bon, je fais avec. Hormis le récalcitrant Ministère de la Justice qui comprend moins vite que les autres les ennuis sont mineurs.

Mais cette subtilité administrative a failli me coûter bien plus. En effet, l'Etablissement Français du Sang n'a pas voulu délivrer les poches nécessaires à mon plus prompt rétablissement, du fait de la discordance des noms.

Alors deux infirmières ont dû venir me repiquer pour refaire un typage. Ô joie, vu mon réseau veineux réellement peu complaisant il a fallu me poser une bouillotte d'eau chaude sur le bras. D'ailleurs le jour de ma sortie, lorsque l'infirmière est venue me faire une prise de sang de contrôle, ses paroles ont été "bon, Mme -machin-, souhaitez-moi bonne chance !"

A mon retour de l'hôpital, j'ai trié quelques papiers et j'ai pu constater que les documents portaient un seul nom, ou le double-nom.

Je sens que mes ennuis administratifs ne font que commencer, car en parallèle, face à des tentatives de fraude de plus en plus récurrentes, notamment à la Carte Vitale, les services de l'Etat se montrent hyper précautionneux (j'ai bossé pour pas mal d'entre eux), ce que l'on peut comprendre. Il y va quand même de la santé de patients.

08:22 Publié dans Moi & Poi...sse | Lien permanent | |  Facebook

22/06/2011

Loi de Murphy ?!!

Pour ceux qui douteraient de la probabalité qu'un emmerdement n'arrive jamais seul, et si votre quotidien ne tend pas à démontrer ce principe (ce dont je doute), il reste ma vie en partie retracée sur ce blog, au delà évidemment de mes soucis d'emploi, pour des démonstrations fréquentes.

Donc, rappel des derniers faits : cheville gauche pétée en allant faire une balade/footing, vendredi.

Sagement depuis, je passe une partie de mes journées le pied surrélevé. Sagement je prends mes anti-inflammatoires (euh ?!!). Sagement j'applique de la glace.

Mais pas sagement du tout, l'autre partie de la journée, je marche, je monte et descends les escaliers etc... Le ménage ne se fait pas tout seul, les courses non plus. Pis bon, c'est un peu dans mon tempérament. Je mesure mes limites, et je reste toujours à la frontière. Quelques fois (bon, ok, souvent) je déborde de la ligne comme un enfant qui va colorier un dessin.

Et déjà, je me posais la question -ô combien existentielle- suivante : combien de fois on se cogne la malléole externe, la chevile dans une journée, un mois ? Réponse, zéro ou presque.

Mais combien de fois on se cogne cette putain de saleté de saloperie de malléole quand justement elle est sensible ? Réponse : tout le temps. Une porte, un pied de meuble, tout se ligue contre elle. Comme la tartine de nutella se liguera contre vos fringues le seul jour ou vous prenez le petit déj' tout-bien-habillé-prêt-à-partir et non pas en pyjama.

Signes qui devraient m'inciter à lever le pied. Mais nooooooooooon !

Donc hier, petite sortie entre deux orages. Equipée de mes cannes dont j'apprends sagement là aussi, et avec dextérité, le maniement. Confiante, de débutante, je vais passer à experte sous peu. :)

Ben non en fait. Je crois qu'on va attendre quelques jours de plus pour valider les acquis de l'expérience dans ce domaine. J'ai pas assez pris de leçons, le permis de conduire des cannes c'est pas pour de suite.

Parce que en cas d'accident, c'est pas des points que ça nous coûte.

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orteil 21juin (2).JPG
 
Voilà le petit orteil du pied droit, l'autre pied donc (le même que pour la cheville ça aurait été trop simple), qui vient purement de se faire écraser et écarteler par une canne. Par moi donc. Entorse assez évidente de l'orteil. Bon, suis pas à une humiliation près, mais j'avoue que je n'ai pas été voir de toubib cette fois.
 
Il (l'orteil pas le doc) a déjà été de nombreuses fois victime de pieds de meubles. Mais victime en dommage co-latéral de la blessure de l'autre pied, c'est une première. A mettre dans mes annales perso.
 
Il est maintenant pacsé pour quelques jours avec son congénère le plus proche. lol
 
Enfin, au moins cette fois, je pisse pas le sang comme lors d'un précédent ou l'écartèlement fut tel que j'ai cru sur le moment avoir perdu ce petit bout de chair. :)
 
Je suis mon propre boulet !

 

 

21/06/2011

Tordue !

"Le pied !" ou "Existe en 2 tailles" auraient fait aussi un titre parlant.

Au détour de mes balades de dépaysement -celle de vendredi dernier, entre deux averses- j'ai encore trouvé le moyen de me distinguer. En même temps mon auto et moi on fait la paire puisque le CT a diagnostiqué chez elle une rotule en fin de vie (compte soulagé de 82 € après réparation).

entorse 17ju11 (2).JPG
entorse 17ju11 (3).JPG
 
 
Voilà donc le résultat d'un chemin caillouteux-escarpé. Qui a dit que j'étais maladroite ?!!! C'est un caillou qui est venu se mettre en travers de ma route. Les joies de la rando ; mon petit dépaysement quasi quotidien. A quelques mètres à peine, mon papa avait fracturé la sienne de cheville.
Pour la note couleur du dimanche, "variation sur une cheville, camaïeu de... tout" aurait pu être un thème adapté.
 
Au réveil le samedi, après pose de poches de glace pendant la nuit, faut bien se rendre à l'évidence ; l'oedème se résorbe côté malléole pour migrer sur le dessus du pied. Pied que je rentre à peine dans mes Schu'zz (comme des Croc's). Au passage, faudrait le faire canoniser l'inventeur de ces chaussures, et même les faire rembourser par la sécu ! L'inventeur de l'atelle aussi, parce que pour avoir été précédemment "(mal)traitée" avec un strapping posé et (sup)porté... 3 semaines, et je vous laisse imaginer les joies de la repousse du poil en dessous, quand on sait maintenant qu'un strap est aussi inutile qu'inefficace au bout de 2 h, je peux assurer qu'on revit.
Même si mes orteils déjà pas très photogéniques se métamophosent tranquillement mais sûrement en mini-knackies-apéro. Bon ap' :)
 
cheville.JPG
 
Alors, moi qui n'ai pas jugé opportun sur le moment de déranger les pompiers et encore moins de squatter 6 h minimum (version optimiste) les urgences du CHRU (pas besoin de me faire remarquer que d'autres ne s'en seraient pas privés pour un nez qui coule), me voilà direction le toubib, un remplaçant mignon et sympa au demeurant.
"Vous ne vous êtes pas ratée" suivi de "vous venez de gagner une vilaine entorse" seront ses mots, juste après que l'on ai fait connaissance. :)
 
Je gagne aussi le droit de ne plus d'éviter de poser le pied par terre (euh, conduire une voiture BVM ça compte ?!!! ), des séances de sport payées par la sécu, entendons par là, des séances de kiné, et un bel équipement, mon nouveau moyen de locomotion. Ecologique. A la force des bras. Pour ceux qui n'ont jamais goûté aux joies des cannes (canadiennes les cannes), je vous promets que 5 min de "marche" avec ça vaut une séance de muscu. D'ailleurs, j'ai testé les cannes une partie de l'après midi du samedi. C'est aux bras que j'ai mal... Même les seins, au niveau des côtes deviennent douloureux. Pourtant, y'a pas de muscles dans le coin ! lol
Vraiment toute ma compassion à ceux qui sont temporairement ou plus longuement immobilisés.
 
Mais bon, je sais déjà, par expérience, que jamais on ne me remettra le prix de la meilleure convalescente. :)
 
M'enfin, positivons. C'est temporaire, c'est pas cassé (enfin pas passé de radio mais bonne sensation).
 
cane.JPG
atèle.JPG21juin (3).JPG
 
 
Quant au traitement, j'ai aussi eu confirmation que deux thèses s'opposent. D'un côté les adeptes de la poche de glace (préconisées notamment chez les sportifs) et de l'autre, en remède de grand-mère, bain de pied dans eau chaude et gros sel... Il me propose les deux formules. On tombera d'accord sur la glace.
 
La morale de cette histoire étant que suis définitivement plus à l'aise perchée sur minimum 8 cm de talons que dans des baskets. D'ailleurs mes antécédents en matière de foulure/entorse le démontrent. A chaque fois, j'étais chaussée rase-motte !
 
* Fille qui se cherche des excuses car a louché sur deux sublimes et onéreuses paires de chaussures - les noires surtout - dont je vous fait la primeur *
 
irreg paty.JPGirreg paty2.JPG
 
irreg 1.JPG
 
Bon, en vérité, je matte beaucoup, virtuellement, mais suis quelqu'un de très sage et raisonné-raisonnable. :) Toujours à me poser 1 000 questions sur l'utilité, le bien-fondé d'un achat.
Et non, je me transforme pas en blogueuse modeuse, d'autant que mon budget fringues annuel (voire pour 2 ans) est environ le budget mensuel de ces blogueuses là (et encore, suis sans doute sous la réalité) ;)
 
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