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08/03/2011

Déprécariser

Oui, j'invente des mots, je plaide coupable. Mais vouloir résorber la précarité pourrait être la définition de "déprécariser". Et c'est donc ce que s'emploient à faire (mal ?!!) les Ministres/Secrétaires d'Etat à la Fonction Publique (quand il y en a), qui se succèdent.

Au tour donc de Georges Tron, de s'y coller. Il annonce que les négociations pour l'avenir des contractuels de la fonction publiques sont sur le point de se finaliser, la dernière rencontre avec les syndicats était au programme de ce lundi.

J'ai déjà dit ici même ce que je pensais des négociations visant à "pérenniser" soit par la voie de la mutation des CDD en CDI, soit en facilitant l'accès aux concours alors qu'il y a déjà 2 à 3 voie d'accès selon les filières et selon la fonction publique concernée.

Je ne vais pas cacher mon amertume, et je pense que d'autres reçus-collés seront du même avis que moi.

Je rappelle pour les non-initiés au langage fonction publique, que dans un souci d'égalité d'accès, un emploi ne peut être pourvu que par voie de concours. Le recours aux contractuels ne pouvant lui être que exceptionnel (sur des fonctions qui requièrent par exemple une technicité particulière, ce qui laisse un champ d'interprétation du texte aussi flou que vaste).

Du coup, le pire, ce sont les propos du Ministre qui annonce presque fièrement que :

"l'administration allait continuer à employer des agents en contrats à durée déterminée. Le recours aux CDD doit cependant «Etre mieux encadré. Il s'agit de réaffirmer deux principes simples: un emploi permanent doit être occupé par un titulaire. Mais, comme les entreprises du privé, le service public a des besoins ponctuels qui justifient de recourir à des CDD".

On doit pas avoir la même notion du "ponctuel" alors. Parce que du ponctuel de plus d'un an, chez moi, c'est du longue durée. Alors 3, voire parfois 6 ans de ponctuel, si le Gouvernement appelle ça de la flexibilité, moi j'appelle ça de l'abus.

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31/12/2010

Voie royale, Tapis Rouge...

Je viens de tomber ces derniers jours sur des articles (les Echos, Libération, le Monde) relatant les propos du secrétaire d'Etat à la fonction publique. Celui-ci s'attaque au problème des contractuels dans la fonction publique, envisage la création de concours spécifiques visant à faciliter leur intégration.

Le problème des contractuels, puisque oui, il s'agit d'un problème finalement (cette reconnaissance est sans doute la seule note positive de ces interrogations ministérielles), c'est que le plus souvent ils occupent des postes permanents, sans avoir de statut officiel, voire même en étant sous contrat précaire.

Mais je vais rappeler ici à nouveau que pour intégrer la fonction publique, la voie officielle est le concours. Et que le recrutement de contractuels ne peut être que l'exception.

Sauf que cette exception tend de plus à plus à devenir une règle. Notamment dans la fonction publique territoriale, ou il n'est pas rare de voir par exemple dans les futurs-ex-conseils régionaux, des services majoritairement composés de contractuels. L'Etat, les hôpitaux et les collectivités se jouent de la loi et la bafoue ouvertement. Et les contrôles de légalité ne sont que exceptionnellement pratiqués.

Donc pour faire court, on a des CDD qui peuvent devenir des CDI au bout de 6 ans. Mais ni ces CDD ni les CDI ne seront fonctionnaires, puisque non lauréats d'un concours.

Le but des textes en préparation est donc d'une part de raccourcir le délai pour voir son CDD muter en CDI (vi parce que 6 ans, c'est looooong !) et d'autre part de créer des concours spécifiques pour faciliter la titularisation des CDI.

Sauf qu'on prend le problème à l'envers, pour 2 raisons essentielles.

D'abord parce que au lieu de créer des concours spécifiques (inratables je présume ?!!!), pour les ex contractuels, faudrait déjà d'attaquer au problème de leur recrutement, le plus souvent injustifié sous cette forme. En plus, il s'agit souvent de jeunes diplômés qui n'ont pas la moitié d'une idée du fonctionnement statutaire. Trop heureux d'avoir trouvé un job ils se posent peu de questions. Quand ils commencent à s'en poser, c'est trop tard, ils sont déjà dans la spirale infernale.

Parce que pendant qu'un contractuel occupe un poste, des lauréats de la territoriale se retrouvent reçus-collés (voir mes précédentes notes). Et d'autres, lauréats sur liste complémentaires de la fonction publique d'Etat, perdent aussi leur concours car jamais appelés, pendant qu'on installe des CDD de 6 mois en 6 mois... (CDD qui au passage vivent ensuite les pires galères pour une reconnaissance en indemnisation chômage).

Et surtout, les contractuels peuvent parfaitement passer les concours, une fois en poste. C'est pas interdit hein. Des concours existent déjà. Et la plupart tentent l'expérience. Sauf que à la vérité aussi, certains ne sont pas méga motivés. Et, toujours suivant l'exemple de la fonction publique territoriale, une collectivité peut bien déclarer l'ouverture d'un poste et envoyer un de ses CDD passer le concours. S'il le rate, il ne perdra pas son emploi pour autant, mais le poste ouvert lui ne sera pas "affecté" officiellement, et sera donc un poste de moins sur la liste des postes ouverts pour les lauréats...

Allez, je me lâche, je lâche des idées de nom pour ce petit concours : "le tapis rouge", ou encore mieux, "la voie royale" !

Bon, c'est sans doute l'amertume qui me fait parler ainsi, mais sincèrement, quand on vit le problème, je crois qu'on peut se permettre un peu de virulence dans les propos...

Donc, voilà, je termine l'année sur un coup de gueule, et il est probable qu'elle va redémarrer de la même façon...

09/11/2010

Libre adminstration... suite

Sur ce billet, j'expliquais donc avoir déposé un dossier d'inscription au concours d'attaché territorial, dans plusieurs centres de gestion.

Ce concours, catégorie A est ouvert aux titulaires d'un BAC+3, mais une 3ème voie d'accès créée il y a quelques années, en plus des voies externe et interne, permet à des candidats de faire valoir leur expérience professionnelle en équivalence du diplôme requis.

J'avais donc par le passé pu me présenter à ce concours, de même qu'à celui des IRA, attaché toujours, mais d'Etat, mes dossiers ayant été validés par les instances organisatrices.

Bref, je disais donc sur cette note, que mon dossier a été rejeté par un des CDG (un CIG en fait) auprès desquels j'ai déposé candidature.

Plusieurs dossiers, car il arrive, mais très rarement, qu'un concours soit au dernier moment déplacé sur une autre date, ce qui permet de le passer 2 voire 3 fois.

Et aussi car le nombre de postes ouvert est différent selon les centres. Donc ensuite, faut voir les ratios nombre inscrits/nombre de postes, pour savoir ou nos chances de réussite sont les plus élevées.

Alors, le concours ayant été réformé, à la fois dans ses épreuves, mais aussi dans sa délégation d'organisation, j'ai pensé que peut-être les critères avaient changé. Mais non, la législation est la même.

Je suis juste "victime" du principe de libre administration des collectivités.

Puisque en effet, les 2 autres CDG auprès desquels j'ai déposé un dossier ont accepté ma candidature. Je suis donc apte à passer ce concours. Mais pas partout en France.

L'ironie de l'histoire étant que si je suis lauréate, je suis libre de postuler ou bon me semble, la liste d'aptitude étant de portée nationale. Donc de postuler y compris dans la zone couverte par le CIG (centre interrégional et non pas départemental), qui a rejeté ma demande.

Et même de postuler directement pour un poste dans leurs services.

Sinon, et pour info, c'est en Vendée que mes chances seraient les plus élevées, vu le ratio, mais la Vendée, c'est aussi un endroit qui se situe juste à l'opposé exact de chez moi. C'est plus de 700 bornes x 2 ou le train qui me fait monter à Paris pour redescendre (oui avec la SNCF tout est possible y compris rallonger mon trajet de plus de 300 km x 2 pour me faire visiter Paris gare de Lyon et Paris Montparnasse). C'est aussi 2 jours/2 nuits à passer sur place. Et c'est donc tout simplement plus de 400 € à investir. Pour un concours nouvelle mouture, c'est un peu comme si je brûlais 2 billets de 200 €.

Bon, me restent encore quelques jours de réflexions. Déjà pour savoir si je le tente, n'ayant pas vraiment bossé ma culture de la fonction publique ces derniers jours, et aussi, si oui, dans quel centre...

 
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