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16/09/2011

Concours rédacteur territorial

Retour d'expérience. Donc note visant essentiellement les lecteurs sensibilisés aux concours de la fonction publique territoriale (FPT).

Quand on s'inscrit à un/des concours, dans la FPT, il faut savoir qu'en cas de réussite, la liste d'aptitude est de portée nationale. C'est à dire que le lauréat peut postuler où bon lui semble en France, y compris dans des contrées exotiques telles les antilles par exemple.

Mais les concours sont organisés à une échelle plus départementale, voire par conventionnement à échelon interdépartemental/régional.

Et les concours se déroulent le même jour, sauf exception rarissime. Un cas cette année cependant.

Donc l'idée c'est de s'inscrire auprès de centres de gestion qui offriront le meilleur ratio entre le nombre de postes, fixé d'avance par décret, après recensement des besoins auprès des collectivités, et le nombre d'inscrits.

Sauf que le nombre d'inscrits lui on ne le connait que a posteriori... après les inscriptions donc. Vous suivez ?!!!

Aussi, l'idée-bis est de consulter les statistiques des années précédentes ce qui permet de se faire une idée certes assez large, mais qui donne une tendance.

Et l'idée-ter, c'est de s'inscrire auprès de plusieurs CDG simultanément. Car d'une part si pour une raison X ou Y un des CDG devait déplacer une date de concours au dernier moment, ça permet alors de le passer deux fois. Et d'autre part, en s'inscrivant auprès de plusieurs centres, on peut alors avoir connaissance du nombre d'inscrits et ainsi faire un choix de centre très "mathématique". Même si évidemment "inscrits" ne veut pas dire "présents" ce dont tout bon prétendant au titre supprême de lauréat a bien conscience et tient compte dans savants ses calculs.

Ainsi, pour ce dernier concours de rédacteur, celui auquel je me suis présentée en touriste, totalement démotivée, j'étais inscrite dans 3 centres interrégionaux. Deux stratégiquement choisis pour le nombre de postes potentiellement ouverts et le troisième choisi car assez près de chez moi.

Inscrite donc au CDG du Gard par conventionnement avec le 48, le 11 et le 34, je me disais que peut-être serais-je convoquée sur Nimes ou Montpellier ce qui me permettait de rentrer chez moi le soir même. Mauvaise pioche, convoquée à Narbonne !

Inscrite au centre régional d'Auvergne, me voilà convoquée à Brioude ! Depuis chez moi compter 2 h de trajet et que par des... départementales ! Et disons que pas préparée, je me vois mal aller perdre 150 € entre essence, hôtel et frais divers pour aller au pays de la lentille (même si du fer, j'en manque).

Et inscrite auprès du CDG 42 organisateur principal pour l'Ardèche et le Rhône, je me résouds donc au dernier moment à choisir ce centre pour concourir. Même si les chiffres d'inscrits/postes sont beaucoup moins favorables. Ratio de 1 sur 8 contre 1 sur 6 pour les autres centres.

Et le soir veille des épreuves, je me décide à vérifier si le concours du CDG 42 ne fait pas l'objet d'un arrêté modificatif du nombre de postes.

Et bingo ! L'info sortie entre mon entorse et mon opération m'avait échappé. Neuf postes ouverts de plus rajoutés dans ma voie d'accès. Ce qui du coup fait du CDG42 le meilleur ratio postes/inscrits puisque l'arrêté modificatif est tombé après la clôture des inscriptions. Même si là aussi, tout bon candidat au concours sait pertinemment que le nombre de postes ouvert ne sera pas in fine le nombre affecté, cause redéployement sur la voie d'accès interne.

Qui a dit que accéder à la fonction publique c'est simple ?!!!!

Bilan du concours cependant assez négatif.

La note de synthèse (coefficient 4) portait sur "handicap et accessibilité" et était assez abordable dans la lecture du dossier. Composé de plus de documents de presse que de textes législatifs, donc plus digeste à appréhender il comptait néanmoins dans les 30 pages.

Cependant j'ai trouvé que ce dossier traitait essentiellement du rapport "emploi/handicap" alors même que le sujet laissait supposer plusieurs angles à étudier (logement, communication, aménagement urbain...)

Quant à l'épreuve des questions (coefficient 3), nous avons du plancher sur 5 question au total, notées chacune sur 4 points, il faut bien avouer qu'il y en a deux que je n'ai fait que survoler et une pour laquelle je crains une partie HS. J'ai un peu trop développé un passage qui aurait pu ne faire que 3 lignes dans l'intro. Pour une autre, disons que ma réponse ne vaut pas 1/2 point ou alors c'est que le correcteur aura aimé mon écriture.

Plus qu'à espérer que d'autres candidats aient été encore plus mauvais que soi-même.

Prochaine probable étape en novembre, le concours d'attaché, dans 2 mois tout pile. Et là, une seule épreuve, un rapport. Pas vraiment de thématique à réviser. Juste une certaine culture générale et territoriale à maintenir à jour.

Mais j'ai du mal avec cette épreuve. Je ne maitrise pas la méthodologie différente des notes de synthèse ou administratives. D'où mon hésitation a engager une formation à titre personnel... Frais élevés (400 € en moyenne + frais annexes) pour une seule épreuve et un résultat quand même bien incertain.

 

27/04/2011

Précarité et culpabilité

Sur de précédentes note évoquant le problème des lauréats de concours de la Fonction Publique Territoriale (FPT) à trouver des postes, j'ai souvent parlé des recrutements de contractuels parfois à la limite de la légalité.

Recrutement que les collectivités se permettent du fait justement que les contrôles de légalité (à charge des Préfectures) auxquels elles peuvent être soumises sont exceptionnels. D'autant plus exceptionnels que les Préf manquent aussi de personnels, et d'autant plus exceptionnels que selon la formule consacrée, il y a la loi et l'interprétation de la loi...

Il est donc assez rare qu'une de leur décision en ce domaine d'application soit retoquée. Si bien qu'elles prennent l'habitude de flirter régulièrement avec la légalité, se disant que tant qu'elles ne sont pas prises le doigt dans le pot de Nut, elles peuvent continuer à se régaler, considérant presque comme insignifiants ces actes pourtant parfois à la frontière de l'illégalité.

La semaine dernière, dans la revue, "La lettre du cadre territorial", bien connue des collectivités, on peut y lire un article de Jean-Christophe POIROT qui établit une sorte de recueil sous forme d'abécédaire, des "petits arrangements" réputés "très limite" voire illégaux et pourtant monnaie courante.

Je vous laisse ici l'adresse pour ceux intéressés par le document complet en format PDF, et pour l'article en format classique.

Et pour ceux qui préfèrent aller droit au but, voici l'extrait concernant justement la lettre -C- comme CDI, qui évoque ce que l'on dénonce, (pour rappel, voir aussi le com' de Carine sur ce billet) à savoir que des contractuels occupent bien des postes pérennes en lieu et place des lauréats puisque les CT prennent des libertés pour transformer les CDD en CDI, et même beaucoup plus rapidement que la législation ne le permet. Et que donc en toute logique, personne ne se permettrait de transformer en CDI un emploi qui n'était que temporaire. Ce serait très vilain. CQFD.

J'aime beaucoup la dernière phrase sur la culpabilité et la précarité... ;) Parce que manifestement, le fait que des lauréats se retrouvent reçus-collés, dont certains sans emploi annexe, ça ne semble pas bouleverser grand monde.

Heureusement qu'un autre cadre, du département du Rhône ou du Grand Lyon (ma mémoire me fait défaut) disait lui que justement les recrutements doivent privilégier les lauréats pour éviter d'un côté la précarité des contractuels, et de l'autre le phénomène des reçus-collés. Ouf !

 

c comme cdi.JPG

31/03/2011

Histoire d'€uros

Comme je l'avais déjà évoqué sur quelques notes, l'accès à la fonction publique pour des emplois permanents doit se faire prioritairement par concours (et non pas comme la FPT s'y emploie trop souvent, par recours aux contractuels).

C'est un principe d'égalité d'accès justement, motivé par l'article 6 de la déclaration Universelle des Droits de l'Homme : "La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents."

Ce principe, implique ou devrais-je dire impliquait de fait la gratuité des concours.

Or il s'avère que depuis tout temps, une inscription requiert souvent de fournir au moins 1 ou 2 timbres postaux, au minimum tarif normal. Bon, jusque là, pas de quoi fouetter un chat même s'il y a matière à débat.

Mais se développe aussi depuis quelques années, la demande récurrente de beaucoup plus de timbres (4, 5, voire 8 et parfois au delà du tarif "20 gr").

Et même directement la demande d'une participation sous forme de chèque à l'ordre du bien heureux Trésorier Payeur (à tout choisir, je préfère encore ça que faire la queue à la Poste qui à force de vouloir se transformer en banque en oublie ses prérogatives élémentaires, sauf quand il s'agit de nous obliger l'achat d'un colis alors qu'un envoi "lettre" suffirait).

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