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18/10/2011

Fonction publique et gratuité des concours

J'avais déjà évoqué le problème des "frais d'inscription" aux concours de la fonction publique, notamment ceux de la territoriale.

L'accès à la fonction publique se fait donc par concours, justement par souci d'équité. Pour limiter les recrutements de complaisance au profit de recrutements basés sur les compétences et connaissances.

Quand on connaît un peu la territoriale, on sait que le principe est souvent bafoué.

Cet accès équitable se veut aussi et évidemment gratuit.

Sauf que petit à petit les Centres de Gestion (CDG) organisateurs de concours réclamaient aux candidats, timbres et enveloppes, au titre de "frais" de traitement des dossiers (pour acheminer convocations et résultats par exemple). Un peu comme les concours de l'Education Nationale qui en revanche fournit les enveloppes.

Des timbres et enveloppes, certains sont passés à la demande plus radicale, d'un chèque, à l'ordre du bien-aimé TP. Non, pas le très-mignon Tony Parker mais le moins mignon Trésor Public, voyons !

Chèques dont les montants vont de 6 à 12 € en moyenne selon les CDG d'après mes constatations. A croire qu'instruire un dossier d'une douzaine de pages n'a pas le même coût partout en France…

Bon, déjà y'a matière à polémiquer, parce que les candidats souvent s'inscrivent dans plusieurs Centres de Gestion pour pouvoir ensuite décider selon nombre d'inscrits et nombre de postes ouverts, où ils iront composer.

Et aussi parce que si au dernier moment un CDG venait à devoir décaler les épreuves, en principe organisées le même jour par tous les centres, cela permet alors de se présenter 2 fois. Voir 3 pourquoi pas. Et de multiplier ainsi nos probabilités de réussite. Un peu l'idée quand on cherche un taf.

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11/10/2011

[Fonction Publique] Suppression de postes en image

En période de crise, et même avant, un des premiers réflexes des Gouvernements, pour améliorer ses finances, est de supprimer des postes dans les fonctions publiques.

Supprimer et pas redéployer. Supprimer sous couvert de départs à la retraite ou supprimer pour supprimer, la finalité est la même. Tout au plus, on place quelques conctractuels pour boucher quelques trous. Sortes de rustines pour faire taire les mauvaises langues.

On aboutit inéluctablement à un service public détérioré, des agents stressés, précarisés. Et des usagers sur les nerfs, qui s'en prennent aux agents etc...

Le plus épatant en France étant que l'on applique ces surprenants principes alors même que notre population est en hausse. On se targue même d'une démographie la plus élevée d'Europe. Et qui dit démographie élevée dit naissance ou me trompe-je ? Et qui dit naissances dit futurs écoliers ou me trompe-je toujours ?!!!

Ce qui m'amène à poster cette petite vidéo qui résume de façon "amusante" (souvenirs-souvenirs des Playmobils), la casse de l'Education Nationale.


 

Notons qu'on peut réaliser le même scenario pour l'hôpital public par exemple. Avec un numerus clausus qui stagne en parallèle à une population toujours plus nombreuse, et plus demandeuse du fait de la précocité de dépistages de diagnostics ou encore d'une espérance de vie plus élevée, on se retrouve malgré tout face à des lits fermés, des compressions de pavillons pour "faciliter" la compression de personnel.

Voilà comment suite à ma dernière intervention chirurgicale, de chirurgie réparatrice (donc pavillon "chirurigie esthétique, réparatrice et reconstructrice"), je me suis retrouvée en urologie.

Et comment Frangin a vécu le pire du pire des soins, ou plutôt de l'absence de prise en charge (je me répète, mais feuilleton à venir). Victime d'une paralysie, il fut "pris en charge" (?!) par un gastro-entérologue, dans un service de soins "généraux" (joli nom pour "fourre-tout"), coincé entre un alcoolique en sevrage et un suicidaire.

Parce que oui, ils étaient trois par chambre.

Pour quand le retour des dortoirs de 10 lits ?!!!

21/09/2011

FPT, contractuels & chiffres (2/2)

Etant donc une reçue-collée de la fonction publique territoriale, j'ai déjà évoqué sur ce blog les raisons probables, diverses et variées à cet "échec".

Le recours à des contractuels, main d'oeuvre ttrès bon marché (payés au SMIC ou à peine plus et BAC +4/5) étant une des raisons.

Au delà du projet de loi évoqué sur la note précédente, les contractuels peuvent donc d'ores et déjà et depuis toujours se présenter aux concours pour tenter d'améliorer leur condition, de pérenniser leur emploi. Devenir fonctionnaire n'est certes pas une fin en soi, mais il faudrait être bien hypocrite pour ne pas mettre en avant cet argument de stabilité, plus encore depuis 2008 et la(les) crise(s).

Sauf que parfois, certains se présentent au concours "les mains dans les poches" tant la plupart du temps ils savent que leur CDD sera renouvelé voire même finira au pire par muter en CDI. Et savent surtout que s'ils plantent le concours, la collectivité-employeur n'est en aucun cas tenue d'attribuer le poste ainsi ouvert au concours à quelqu'un d'autre. Effet pervers ; le poste ainsi ouvert sera perdu pour tous, contractuel ou lauréat.

Je l'accorde, les contractuels sont avant tout des victimes du système.

Ceci étant récapitulé, je conclue donc ce volet par une capture d'écran que j'ai réalisé sur un forum généraliste et qui appuie en quelque sorte les propos que j'avançais alors. 

Il s'agit donc d'une fille qui explique que :

capture picnic concours.JPG

(par demain, comprendre le mercredi 14/9, donc le même concours j'ai passé, rédacteur).

Une autre lui répond :

capture pic nic 3.JPG

Ce à quoi la posteuse réplique :

capture pic nic 2.JPG

Vous notez donc le magnifique "j'en ai rien à foutre" ainsi que le non moins sublime "et puis pendant ce temps là suis pas au boulot"... Et aussi le fait qu'elle a zappé une inscription ; concours d'attaché probablement.

Difficile de rester zen en lisant des trucs pareils.

Je pense à ceux qui se donnent à fond pour se préparer (pas moi cette fois, mais moi parfois), qui jouent quasiment leur avenir. Je pense à ceux de ses collègues qui eux sont en poste, et suivant les règles, donc par concours. Quel mépris envers eux, envers leur investissement et envers des sacrifices géographiques, familiaux.

Je pense aussi aux élus, me disant que d'un côté, ce sont eux qui ont organisé ce système véreux. Mais je pense aussi aux collectivités qui elles sont sérieuses dans leurs recrutements.

Et pour finir, je me dis que tant qu'il y aura des agents pour s'exprimer et donc penser ainsi, les mentalités ne sont pas près de changer quant à ceux qui considèrent les fonctionnaires comme des nantis et autres qualificatifs peu glorieux. La notion d'humilité n'est pas arrivée jusqu'à son berceau faut croire...

Je précise que après avoir rongé mon frein quelques minutes, j'ai répondu à son message, puisque moi même membre du forum en question. Au début cette personne  à justifié ses propos par de l'humour (on n'a pas le même alors) pour finir par dire qu'elle ne comptait pas faire sa vie dans la fonction publique. Donc pour moi, ça confirme que ses propos étaient choisis et pensés.

Puis sur un autre message, elle dit finalement comprendre que l'on puisse être choqués. Que nous ne devons y voir aucun mépris. Euh oui...

Pour ma part "l'incident" est clos. Simplement cette personne a évoqué tout haut ce que nombre de contractuels pensent tout bas. Un reflet de quelques agissements, fort heureusement le fait d'une minorité. Et j'ai encore pu le constater en discutant ou en écoutant distraitement quelques conversations le jour du concours.

 
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