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03/01/2012

Régime à points... ou points au Bac

Nous ne sommes que le 2 janvier alors que je tape ce billet.
Oui le deuxième jour de l'année.

Alors on se doutait que rien qu'en terme de vœux politiques ou politiquement corrects, on allait entendre et lire à peu près tout et son contraire.

Bravo donc au Président pour avoir lancé le concours du "n'importe quoi".

Les demandeurs d'emploi abandonnés et tombés en disgrâce, coupables des pires maux et notamment en 2011 vainqueurs du trophée de "cancer de la société" apprécieront ses belles paroles promesses quant à recentrer les actions sur eux, et… sur la formation.

Tout comme on a déjà pu apprécier justement le parcours du combattant de l'accès à la formation, grâce à l'Unedic, "notre-banque-à-nous" qui se targue de ne jamais utiliser plus de la moitié de son budget du volet formation. Je ne reviens pas dessus ; j'ai déjà rédigé à ce sujet.

Et du coup, pour appuyer son discours, revirement Gouvernemental concernant la reconversion de SeaFrance en SCOP qui sent pue la récupération pré-électorale à plein nez. Passer de "impasse, suicide collectif" (propos de T. Mariani) à "on mise tout sur cette SCOP c'est l'idée de l'année" en 3 jours... avec invention des "indemnités supra-légales-exceptionnelles, fallait oser.

Mais dans la lignée du concours du meilleur du pire, je ne pensais pas y trouver un toubib. Du moins pas aussi vite. D'ailleurs combien de temps encore l'ordre des médecins va laisser ce mec dont je me refuse à citer le nom, porter ce titre.

Vi, je veux parler d'un médecin qui aurait créé un fabuleux régime où tu passes ton temps à manger des protéines animales que jamais plus tu dois dormir après ces festins.

Cet homme a décidé dans une lettre au Président et aux candidats à la fonction, de proposer des points-bonus au bac (lire ici aussi) en échange de l'obtention ou du maintien d'un Indice de Masse Corporel (IMC) dit "normal" entre la seconde et le bac.

Non mais sérieux, on va où là…

Pour être confrontée aux problèmes de poids, y'a un truc que je sais fort bien ; tant bien même qu'on m'aurait proposé 10 000 € pour maigrir que ça n'aurait pas marché. La réussite au bac non plus. D'ailleur brave "médecin", je passe des concours en ce moment. Tu me promets la réussite si je maintiens mon IMC d'ici juin ? Si seule la volonté suffisait, ça se saurait. Ou alors si, par des privations telles que ma santé aurait été mise en danger, et que fatalement, je reprenais tout. Avec bonus.

La seule chose que sa ridicule proposition -si elle était écoutée et j'ose espérer que non- va générer, c'est des complexes, de l'anorexie, boulimie et autres troubles du comportement alimentaire.

Tout simplement parce que avant de vouloir faire maigrir les individus, faut déjà se demander pourquoi ils grossissent...

Plus sérieusement, que ce type là ou d'autres, se permettent, sous couvert de "santé publique", de la pub gratos -et ça marche du tonnerre, la preuve- en prenant la campagne électorale comme support, c'est juste indécent.

Le 2 janvier disais-je. Il reste encore 364 jours (on a un bonus justement cette année, pas en points, mais en jour), pour en entendre des encore-plus-mieux-bien, parce que là, ça démarre fort.

A ce rythme c'est un véritable festival qu'on va avoir. J'ai hâte ! (Ou dois-je craindre le pire ?!)

23/09/2011

Flexibilité

Bon j'ai hésité à la publier cette note, mais quand même... Les emplois fictifs, c'est un phénomène loin d'être en voie d'extinction. C'est pas comme si les délibérations du jugement rendu récemment avec un illustre "prévenu" qui s'est surtout illustré par son absence, mettaient un point final à la question.

Et franchement, c'est à se demander pourquoi l'UMP et la Mairie de Paris ont conclu un accord pour solde de tous comptes dans le cadre des emplois fictifs.

C'était pas utile non plus que la famille de J. Chirac ne le fasse passer pour subitement gaga (sans méchanceté aucune, et avec tout le respect et la compassion que j'ai pour les malades victimes de troubles neurologiques et leurs famille).

Mais vu le requisitoire abracadabrantesque et les conclusions du procès, ils auraient pu faire l'économie de quelques d'euros.

Millions que nous, contribuables, avons en quelque sorte payé deux fois. Une double peine. D'une part le contribuable-usager a payé des salaires pour des mirages. Et en plus, ce sont les fonds de l'UMP, en partie alimenté par l'argent public donc, qui ont servi à payer cet arrangement.

Mais qu'on soit rassuré, le fait que la fille d'un Maire de Corrèze, recrutée pour faire des fiches de lecture pour J. Chirac, ait pu prouver en fournissant la liste à la police qu'elle avait "lu des livres" ne fait pas de son emploi un poste fictif.

Note pour les candidats au Bac, contentez-vous aux oraux de donner la liste de vos bouquins scolaires et autres ouvrages littéraires. Idem pour les candidats aux concours de la fonction publique. Mesdames et Messieurs du jury, voilà ma liste. J'ai lu donc je mérite mon diplôme.

Pas plus que le télétravail (notion très répandue dans les années 80 donc) de complaisance ou encore le fait que certains profils de postes n'aient pu être déterminés avec précision.

En fait, c'est simple, personne ne peut prouver que môssieur le Maire de l'époque a eu connaissance de ces recrutements (ça à la limite, ça se défend). Les conclusions auraient donc pu s'en arrêter là.

Au passage j'ajoute que je n'ai rien contre "le piston" dans la mesure ou le pistonné s'acquitte de son devoir contractuel : un travail contre un salaire.

Mais, d'après le procureur Michel Maes, les emplois n’étaient donc pas fictifs, mais "flexibles ", et les prestations fournies "certes immatérielles mais ponctuelles" (…)

Question de sémantique.

En tout cas les salaires de chacun ne l'étaient pas eux, de fictifs.

Mais maintenant, ce procès revient à une sorte de jurisprudence.

Ces abus peuvent perdurer en toute légitimité vu les largesses de la justice. Et nul doute qu'il en subsiste un certain nombre. Voir chez les Parlementaires par exemple.

Flexibilité donc...

09:46 Publié dans Aboiements | Lien permanent | |  Facebook

13/07/2011

Défaut de profs

Il était déjà bien connu depuis quelques années que les candidats au CAPES / Agrégation ne se bousculaient pas aux portillons des inscriptions. Ou en tous cas, de moins en moins. Et surtout dans des matières scientifiques ou littéraires, les diplômés étant manifestement un peu découragés par les salaires, les réformes rapides et faites en dépit du bon sens, et le manque de considération (des élèves, des parents, du Ministère...).

Hier soir, entendu sur France Info (à lire aussi), que cette année semble pire que les autres. La promotion 2012 serait diminuée de près de 1 000 lauréats.

Justification des instances : plus de postes auraient été ouverts que de besoins réels. Et on ne va pas brader le diplôme. Sans commentaires...

Oui, mais des élèves seront à nouveau sans profs à la rentrée ?

Le Ministère a une bouée de sauvetage, un lapin sortit de son chapeau : les contractuels.

Donc des contractuels, qui furent candidats, sont recalés pour quelques points. N'obtiennent pas la précieuse certification. Mais pourront devront continuer à exercer pour palier au manque de lauréats. Exercer comme contractuels donc.

Mais surtout, des profs de physique, eux en manque d'heures suite à diminution de volume dans certaines filières (suite à la très "bien-venue" réforme des lycées), devront donc se métamorphoser en prof de math... Pure coïncidence ?!!!

Harry Potter a dû disperser trop de potion magique pour son prétendu dernier volet.

10:54 Publié dans Aboiements | Lien permanent | Tags : concours capes, profs | |  Facebook

 
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