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11/02/2012

Réferendums à la pelle

Le Grand-Chef est intarissable sur le sujet de l'emploi en ce moment. Sans doute l'adrénaline de fin de mandat. Alors parmi les mesures annoncées en plusieurs épisodes lors de hold-up des médias il en est qui concerne la formation des chômeurs et leur devenir.

Alors je ne vais pas revenir sur le fait que ce n'est pas tant les "ressources humaines disponibles" qui ne voudraient pas suivre de formation le problème, mais plutôt les nombreux obstacles auxquels nous sommes confrontés.

Ce qui va de formations inadéquates eu égard au profil (et là je demande à revoir les Lejaby dans un an pour voir combien seront restées à travailler le cuir pour faire des valises à la place de la dentelle des soutiens-lolos) au refus systématiques et souvent motivés de façon plus qu'évasive (la motivation réelle étant que l'UNEDIC a choisi son camp entre cigale et fourmi).

Donc notre Grand-Chef-non-candidat-mais-qui-choisit-la-déco-de-son-QG-de-campagne-et-rameute-les-troupes-(allemandes)-autour-de-lui, souhaite que les ressources humaines disponibles depuis beaucoup trop longtemps (aussi nommé chômeur longue durée) soient prises en charge rapidement.

Rapidement, prestement, instamment. Qu'importe le vocabulaire du moment que les ressources humaines disponibles le soient moins. C'est à dire que pendant une formation dont l'utilité sera à démontrer plus tard ou idéalement jamais, elles ne soient plus sur les listes de disponibilité justement.

Et que les récalcitrants à ce mode opératoire aient pris connaissance de la direction de la porte. Ouverte.

Ainsi Pôle-Emploi avec ses non-moyens va devoir rencontrer urgemment tous ces braves gens (nommés aussi cancer de la société) pour leur faire des propositions d'action de formation. Soit environ 200 000 inscrits de longue durée (plus de 2 ans sans emploi) à convoquer dans les semaines à venir, et ce pour des entretiens suivis.

Nous euthanasier aurait été une solution mais hélas, le Chef a décidé que non, il n'y a pas lieu de poursuivre le débat sur la fin de vie.

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24/01/2012

Sans-culotte... (ni soutif)

J'avais rédigé vite-fait une note sur Lejaby, mais j'hésitais à publier vu que autres billets en attente.

Puis suis tombée sur un blog -Marianne2- qui en faisait état aussi et sur lequel j'ai du coup posté. Si bien que je décide de publier ma note quand même.

Donc, la presse se fait écho de la fermeture de l'usine de confection de lingerie Lejaby d'Yssingeaux en Haute-Loire. Echo parce que des licenciements en vue ça fait une moche tache dans le paysage, surtout à 90 jours des élections. Et échos parce que fermeture pour délocalisation, au moment ou le "made in France" (re)devient à la mode. D'ailleurs pourquoi le concept a-t-il cessé de l'être…

Cette fois au Maghreb, la déloc. Mais ce serait Asie ou Europe de l'est que le problème serait le même. Question de coûts dixit le repreneur.

Faut savoir que par le passé, vers 2003-2004, c'est l'usine Ligérienne de Firminy (à quelques kilomètres d'Yssingeaux pour votre culture géographique) qui avait fermé ses portes et délocalisé en Tunisie pour les mêmes raisons. De coût.

Des employé(e)s, pas tous, avaient accepté d'aller bosser sur Yssingeaux, site de confection alors maintenu en activité. C'était ça ou "la-porte-est-ouverte-on-ne-vous-retient-pas". D'autres n'ont pas pu souvent pour des question de logistique.

Et voilà qu'elles revivent le même cauchemar.

Sauf que… Suis une fille.

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08:49 Publié dans Aboiements | Lien permanent | Tags : lejaby, délocalisation, lingerie | |  Facebook

10/01/2012

Voeux sucrés et note salée

Depuis quelques années, depuis la crise en fait -celle de 2008 hein- les traditionnelles cérémonies tendent à se contenter d’offrir le minimum syndical. Un peu de pâté tartiné sur très peu de toast (mais c’est bien connu qu’en étalant bien sa science ça fait illusion). Et nombre de bulles restreint aussi. Mon bien-aimé Président en a profité pour passer le Kärcher© sur la Garden Partie de l’Elysée. Bienvenue crise qui lui a servi de justification ; il ne voulait pas perpétuer certaines traditions de son illustre prédécesseur. Pourtant c’est cool dans le genre pince-fesses. J’imagine. 

Les vœux n’échappent pas à la crise ni à la cure d’amaigrissement, parce que oui, par temps de vaches maigres il serait de mauvais goût de dilapider notre argent en cacahuètes. Encore que, peanuts, c’est bien ce qu’il nous reste.

Donc les Maires et autres Présidents de conseils en tout genre s’exécutent. Passer 5 minutes à argumenter sur le pourquoi de l’augmentation de la taxe d’habitation, de la TEOM ou du prix du ticket de bus et expliquer que l’obole annuelle versée au club de scrapboooking ou de zumba-dance est diminuée de moitié pour proposer ensuite de rejoindre un buffet trop bien garni, ça fait désordre.

Mais un buffet dégarni aussi ça fait désordre. Pire, ça pourrait faire croire à l’administré qui vient représenter son association, que ouille, les temps sont encore plus durs qu’il n’y paraît. Les vaches ne sont pas maigres mais faméliques. Et là à 4 mois des élections, ça craint le vote-sanction.

Difficile de trouver le juste milieu.

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