29/11/2011
Entretien et c'est tout
Je ne vous avais pas encore parlé de mon dernier entretien. Vi, c'est tellement rare que j'ai un entretien que du coup je le case entre les courses et… les courses.
Du coup en fin de journée j'ai oublié que suis allée à un casting. Puisque c'est bien ce dont il s'agit à bien y réfléchir. Ne dit-on pas que le recruteur s'est déjà forgé son opinion, nous a déjà classé dans un tiroir virtuel de son cerveau entre "ne fera pas l'affaire" ou "à examiner en détail" dès qu'il nous aperçoit.
Et que en cas de classement dans le dossier "à examiner", il lui faut 5 minutes pour décider qu'on sera ou pas dans le tiercé de tête.
Alors, brève revue de cet entretien. Déjà saluons ce rendez-vous, j'étais dans les 12 pré-qualifiés face à, et je cite le responsable, "12 000 CV reçus".
Il ajoute d'ailleurs que c'est beaucoup trop et qu'il se demande (me demande ?!) à quoi bon confier le travail au Pôle s'il ne fait pas office de "filtre" comme on peut s'y attendre.
Un peu surpris le mec de cette avalanche de candidats on dirait.
Ben mon gars, faut descendre de ton petit nuage bien moelleux et confortable. Sur terre, c'est la guerre me suis-je alors dit.
A titre personnel je sais qu'il y a eu filtrage puisque télécandidature auprès de Pôle et non pas candidature directement auprès de l'entreprise. Lequel Pôle nous adressait ensuite un SMS pour communication des coordonnées de l'employeur. Mais sur quels critères Pôle a-t-il filtré c'est une autre question que l'employeur devrait poser à Pôle et pas évoquer avec le postulant. Qui au demeurant n'est pas stupide et se doute bien qu'il n'est pas le seul à avoir candidaté (cf le "c'est la guerre" pensé plus tôt).
08:42 Publié dans Recherche emploi | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : recherche emploi, entretien, chômage
28/11/2011
[Mini-Série Médicale] Episode 3/6
Puis entre le 9 et le 10 novembre 2010, l'état de mon frère décline subitement de façon fulgurante. Et pour cause, grande perte de poids très rapide, perte musculaire concomitante, et surtout, je le sens déshydraté. Rappelons qu'il vomit toujours tout. Pire, pour une cuillerée d'eau péniblement ingurgitée, son organisme en rend des quantités effrayantes. Et qu'il ne mange toujours pas. Rien. On a tout essayé depuis les oursons de Lu aux fraises Tagada en passant par des barres protéinées.
Je précise au passage que tout comme moi et une grande partie de ma famille, mon frère avait "des problèmes de poids". Si bien que quand il a commencé à perdre, je soupçonne les médecins, tous, d'avoir laissé faire sciemment le processus de perte se disant que c'était ça de "gagné" (ou de perdu).
Le 10 novembre 2010, Frangin est donc très faible. Semi-conscient. J'appelle le généraliste qui confirme la déshydratation. Mais à voir la tête -des mauvais jours- du toubib, je sens que la situation est grave et nous échappe. Pire lui échappe. Soyons clairs, mon frangin meurt à petit feu dans la quasi indifférence généralisée de la médecine.
Hospitalisé en urgence, aux urgences, l'après midi du 10 novembre, nous allons attendre plus de 5 heures avant d'avoir des nouvelles, que nous devrons quémander sinon on attendrait encore ! Tout comme attendent des dizaines de personnes, certaines depuis 24 h !
Il est 20 h quand nous nous décidons à faire une chose terrible ; nous avons commencé à "préparer" ses potes et la famille…
Lorsque l'agent d'accueil revient, j'envoie donc maman dans le box à la rencontre d'un urgentiste puisque les "accompagnements" sont limités à une seule personne. Environ 1 h plus tard, une aide soignante vient me chercher pour me conduire auprès de mon frère. Je dis à la jeune fille qu'il y a déjà ma mère. Elle me répond qu'on lui a demandé de venir me chercher. Là je me dis que c'est fini… Que un an et deux mois jours pour jours après le décès de mon papa, on revit le cauchemar.
Je suis fébrilement la personne et me retrouve dans un box avec ma mère en pleurs, un urgentiste qui semble réellement faire preuve d'intérêt et d'empathie, ainsi qu'un infirmier que je ne reconnais pas sur le coup, mais qui s'avère être un pote de Frangin. La fatigue d'infirmier urgentiste n'aide en rien : il a l'air aussi déconfit que les autres.
08:39 Publié dans Feuilleton médical | Lien permanent | Commentaires (0)
27/11/2011
En couleur et en Musique
Allez zou, note dominicale.
Avec les Inconnus et Auteuil, Neuilly, Passy. Je croyais l'avoir déjà proposé, mais nan. Ou alors en lien dans un commentaire.
Et, comme j'aime bien la mélodie, une reprise très récente, Moonlight Shadow, par Nolwenn Leroy.
Edit, j'avais rédigé le billet il y a quelques jours et je présente finalement la version "Champs Elysées" diffusée ce samedi.
Pour les nostalgiques, la version interprétée par Maggie Reilly. J'ai du googeliser car curieusement, dans ce cas, le public n'a, je crois, retenu que le nom du compositeur. Mike Oldfield, est-ce besoin de le préciser. L'album s'appelait "Crises" d'ailleurs. :)
Pour la couleur, un tableau de Gustave Klimt, dans la serie "Farmer Garden". Quelques fleurs en attendant le retour du printemps.
Bonne semaine !
08:59 Publié dans Couleur et musique | Lien permanent | Commentaires (0)
25/11/2011
[Mini-Série Médicale] Episode 2/6
Un mois déjà depuis le début des symptômes c'est donc un 4ème médecin qui va s'intéresser au sujet. Sorte d'interniste, de Dr House à la française, version féminine et sans canne. Interrogatoire classique, méticuleux, auscultation… Et cette fois une prescription d'antibio est délivrée 30 min plus tard avec enfin de quoi espérer faire tomber baisser, la fièvre. Comme souvent avec les antibio, il est conseillé de les prendre pendant les repas, pour éviter les problèmes gastriques, digestifs. Sauf que le patient mange très-très peu (euphémisme pour "ne mange que dalle") et que le traitement est très-très fort (euphémisme pour "abattrait un cheval").
Et en effet, les nausées ne tardent pas se faire sentir. A présent, même un verre d'eau ne passe pas. Et est régurgité au centuple.
C'est le toubib remplaçant du n°3, celui qui était à l'initiative du RV chez le spécialiste, qui prolongera l'arrêt d'1 semaine, et lui fera arrêter le médoc coupable des nausées, mais pur autant délivrer de substitutif.
Mais voilà, nous sommes à présent fin août et l'arrêt d'une partie du traitement signe le retour d'une partie des "symptômes". Et retour chez le médecin. Le référent cette fois, le médecin de famille comme on dit. Celui qui il y a à peine 1 mois croyait à une bronchite, là n'en croit pas ses yeux de voir l'état détérioré de la personne.
Du coup, le voilà qui prend un temps infime à relire tous les tests, commentaires, courriers etc.. et qui modifie à nouveau le traitement.
Il va aussi prescrire d'autres examens. Et là, c'est à nouveau une course contre le calendrier pour avoir des examens dans des délais raisonnables.
Pendant ce temps, les médicaments pourtant arrêtés continuent de causer des effets secondaires presque pires que la supposée infection en elle-même. Le malade continue à fondre. Il ne dort plus, même sous somnifères (pourtant dosés eux aussi pour endormir un cheval). Et si par bonheur il arrive à somnoler 2 h, c'est pas dans le bon fuseau horaire.
Et toujours pas d'hospitalisation en vue. Ni de perfusion alors que Frangin est carencé de tout.
Il lui faut 2 ou 3 h pour se remettre d'une simple douche, il doit se raser en 3 fois et assis. D'ailleurs il ne se rase plus.
Et le généraliste se veut rassurant. Pour lui, courant septembre, le malade sera sur pieds et aura même repris le boulot.
09:07 Publié dans Feuilleton médical | Lien permanent | Commentaires (0)
24/11/2011
La fonction publique et ses offres
Un petit billet qui, je l'annonce en préambule encore une fois avant qu'on vienne me dire que "rien compris" lol, vise plutôt un lectorat aguerri, les lauréats et/ou candidats aux concours. Bref, ceusses qui causent le langage FP.
Donc, mon mini cheval de bataille (un poney de bataille ?!!) : le recrutement dans la FPT, et le problème des reçus-collés.
J'avais donc évoqué sur quelques billets quelques une des raisons pouvant expliquer que des lauréats de concours puissent avoir des difficultés à trouver un poste. Parmi elles le fait que des collectivités parfois (pas toutes hein), profilent leurs offres de telle façon que la grande majorité des lauréats ne s'y retrouve pas du tout. N'a pas les qualifications requises pour postuler. Une façon comme une autre de faire un tri sélectif des candidats potentiels.
Il en ressort donc que souvent l'offre s'adresse en fait de façon à peine voilée à des fonctionnaires ou contractuels. Donc déjà en poste. Donc la collectivité va jouer le côté "interne" ou faussement interne du recrutement (voire la mutation ou le détachement).
Avant de présenter un exemple concret d'offre que je qualifie de limite-réglementaire, j'ajoute que la fonction publique organise des concours par catégories, C, B, A et recrute de la même façon en classifiant ses postes selon une certaine forme de hiérarchie (du travail d'exécution au poste d'encadrement pour faire court) et par rapport au niveau requis pour exécuter le travail.
Sachant que la catégorie C représente les adjoints (administratifs, techniques…) et que le diplôme requis pour se présenter aux concours sera le BEP/CAP. Par voie de conséquence, les postes disponibles en catégorie C s'adressent donc à tous, mais aussi et surtout aux lauréats peu diplômés, s'agissant de la seule catégorie qui leur est accessible en externe.
Ainsi, chacun ses chances, croit-on naïvement. Sur le papier. Puisque les statistiques montrent une grande part de diplômés BAC+3 et au delà parmi les lauréats de catégorie C. Et les collectivités ont bien conscience qu'elles peuvent avoir une main d'oeuvre "d'exception" pour une poignée d'euros.
Si bien que l'on trouve parfois des offres pour le moins très "précises" pour ne pas dire exigeantes, dans leur profil.
Morceaux choisis de l'une d'elles :
A la voir comme ça, on pourrait supposer au moins un recrutement de rédacteur (catégorie B), voire un recrutement d'attaché (catégorie A). Et bien que nenni. Un vrai petit "adjoint" qu'ils recrutent (rien de péjoratif dans le terme de petit).
Adjoint qui, ironie de l'histoire, devra notamment s'acquitter de la mission suivante :
Ah, et puis j'oubliais concernant cette offre, la cerise sur le gâteau. Le recruteur. L'employeur ne sera rien de moins que celui supposé gérer ce qui concerne les territoriaux, leurs formations, les concours, aider des collectivités dans leurs démarches quant aux recrutements etc... :
Et dans la foulée, mais du coup c'est un détail mineur, ils réclament une lettre de motivation... manuscrite. On n'est plus à ça prêt.
Elle est pas belle la vie !
08:42 | Lien permanent | Commentaires (9)
23/11/2011
[Mini-Série Médicale] Episode 1/6
Je démarre là un feuilleton. Une sorte de mini-série hospitalière. Ami lecteur, lectrice tu mates Dr House, Grey's Anatomy ou Urgence (pour perfectionner ton anglais et pas pour P. Dempsey, G. Clooney ou K. Heigl, ça va de soi).
Nous, ma famille, étions il y a un an les personnages des trois séries réunies.
Alors je préviens, c'est en 6 épisodes + épilogue. A raison de deux ou trois par semaine pour ne pas trop étaler l'histoire sur la durée. C'est juste une autre chronique de vie. Une situation comme il en arrive à plein de gens. Hélas… Mais qui vaut d'être narrée pour montrer à quel point là aussi des dysfonctionnement ou "erreurs" de jugement peuvent avoir des conséquences terribles.
J'édite pour venir préciser que si vous voyez vous aussi ces textes avec des caractères en gras, ce n'est absolument pas de mon fait. Je découvre ça comme vous... J'ai fait quelques corrections.
Il y a un an maintenant, le 10 novembre 2010 nous devions hospitaliser Frangin en urgence.
Alors pourquoi un billet, un feuilleton même, sur cette histoire. Et pourquoi -uniquement- maintenant ?
Maintenant, parce que cette période ajoutée au reste fut un cap difficile à passer. Le billet dans ses grandes lignes est prêt depuis longtemps déjà puisqu'il est issu des notes que j'ai prises au fil du temps. J'ai écrit au fur et à mesure, pour mieux pouvoir reprendre et tempérer des réactions peut-être un peu trop "à chaud" (suis une sanguine lol). Et aussi pour avoir des traces si quelque chose de terrible était arrivé.
Je ne voulais pas surcharger mon blog avec plus de 3 notes par semaine, du coup j'ai attendu. Et à force d'attendre, la date "anniversaire" de ce terrible moment est arrivée. Finalement, je fais coïncider avec la publication.
Et pourquoi je viens étaler sa vie vous demandez-vous ? Tout simplement parce que ce parcours médical là, semé d'embûches, est quelque part symptomatique du devenir de notre système de santé. Et ça n'augure rien de bon pour l'avenir. Ca va même en déclinant de façon quasi exponentielle.
Donc ce que relate ce billet à épisodes ne doit évidemment pas donner lieu à généralité, mais juste informer avec une situation concrète, de la façon dont notre système de santé, notamment en milieu hospitalier public, périclite. Se gangrène. Il s'auto-détruit à petit feu.
C'est donc une sorte de feuilleton qui fait froid dans le dos. Un feuilleton qui va faire connaître à ceux qui ne l'ont approché que de loin, ou juste temporairement, l'envers du décor des soins et prise en charge des patients, en France, et dans une agglomération de plus de 350 000 habitants, qui dispose de plusieurs hôpitaux dont un CHRU (donc pas vraiment un désert médical, sur le papier), et ce depuis que nous sommes soumis à d'innombrables lois visant à démanteler notre système de soins.
Lois nous obligeant à passer par des médecins référents, instaurant de la médecine à plusieurs vitesses, et obligeant des malades à errer de salles d'attente en services hospitaliers, de laboratoires de prise de sang en centre de radiologie alors même qu'ils sont épuisés, et peut-être même contagieux, d'avancer des sommes importantes chez certains spécialistes…
Notre famille déjà bien amochée par le décès de mon papa a été mise sans dessus-dessous mais paradoxalement l'adrénaline nous a donné des ressources insoupçonnées ; il fallait bien continuer à assurer et assumer le quotidien. Si bien que nous n'avons pour ainsi dire pas connu l'épuisement.
08:55 Publié dans Feuilleton médical | Lien permanent | Commentaires (0)
22/11/2011
Soucis techniques
Galère en ce mardi 22 novembre pour accéder à mon blog y compris pour moi par le panneau d'administration.
Donc j'ai reporté ma note du jour à mercredi, si tout va bien.
Il s'agira d'ailleurs d'une mini série en 6 épisodes + épilogue et qui n'a aucun rapport avec le thème initial du blog.
Les commentaires ne seront d'ailleurs ouverts que pour l'épilogue.
Merci à ceux qui m'ont envoyé un message pour s'en inquiéter car lors de ma dernière consultation, la "veille" vers minuit, tout était OK.
14:04 | Lien permanent | Commentaires (6)
21/11/2011
[Edit le 21/12] Notation décalée
Trois principales agences de notation financière : Standard & Poor's, Moody's et Fitch Rating. Il y a aussi, de moindre influence Dagong, une des rares qui soit non-américaine.
En quelque sorte les 4 cavaliers de l'apocalypse. Le cauchemar de nos dirigeants.
Et quand nos dirigeants font des cauchemars, ce sont les citoyens qui dorment mal. Certains. Pas tous.
Pour faire simple parce que le but de ma note n'est absolument pas de donner une leçon d'économie (mais alors, vraiment pas hein) sur le sujet -mêmes les meilleurs économistes reconnaissent que l'exercice est périlleux- elles sont en charge de la notation financière des Etats ou d'entreprises, laquelle influe ensuite notamment sur les taux d'intérêt des crédits contractés et donc à rembourser. Ou pas.
Et elles ont un système de notation bien à elles. Pour mieux nous endormir sans doute, nous le tranquille consommateur, usager, électeur.
Elle ne notent pas bécassement sur 10 ou sur 20 comme un prof note un devoir de math ou comme les personnels médicaux nous demandent de chiffrer notre douleur.
Non, elle notent plutôt de façon aussi saugrenue (pour le citoyen parce que pour le professionnel, y'a une logique, n'en doutons pas) que les curieux indices sur les crèmes solaires.
Avec les lettres et des +/- et des chiffres.
Et toujours pour imager, disons que le AAA, à prononcer "triple A" donc, est synomyme du tableau d'honneur.
Donc billet un peu décalé. A toutes celles et ceux qui -comme moi- se sont un temps demandé d'où sortent ces fameuses (fumeuses, fabuleuses) agences de notation si discrètes par le passé, et maintenant sur le devant de la scène, sous les sunlights qui viennent polluer nos paisibles journées en jouant le surveillant général auprès de nos dirigeants, et même les mettre de très mauvais poil en osant menacer des pires sanctions les mauvais élèves, lesquels se vengent donc sur les citoyens (qui se revangent sur eux en les faisant dysjoncter, cf Italie, Grèce, Espagne).
Elles laissent même accidentellement filtrer des communiqués. M'enfin bon, accidentellement rendu public ce communiqué nous concernant a quand même bien été rédigé...
Et bien j'ai retrouvé une trace de leur passsage sur terre.
Ces vilaines agences se sont entraînées sur des cobayes plus dociles que la Grèce, l'Italie ou la France.
La preuve en images :
J'avais prévenu. C'était du lourd ! De l'instructif !
J'édite pour rajouter un autre triple A pas banal qui m'a été signalé par mail, par un de mes lecteurs.
Et ce triple A hésitant, comme vous le constaterez, il oscille entre A- et A+, c'est Pôle-Emploi qui en a hérité !
(NDLR lol : pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec Pôle-Emploi, ces A sont pour modifier la taille des caractères)
09:25 Publié dans Perles | Lien permanent | Commentaires (5)
16/11/2011
Un zeste d'humour
...dans un monde de brutes.
Alors, dans la série "je-reçois-plein-de-mails-inutiles-poétiques-instructifs", en voici un arrivé il y a quelques semaines.
Mais qui prend une dimension particulière à présent.
En fait ce sont juste 2 images qui peuvent illustrer de façon humoristique les raisons pour lesquelles prendre des décisions collégiales, c'est pas toujours aisé.
Pas si sot que ça quand on pense que il y a encore quelques années pas si lointaines, le traitement des élus Européens n'était même pas harmonisé. Et que les écarts ne se chiffraient pas en centimes...
08:12 Publié dans Perles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : europ, crise
15/11/2011
Vers un abandon progressif des concours d'adjoint 1re classe ?
Petite note plutôt "destinée" aux initiés de la fonction publique, aux candidats aux concours. Ceci dit pour que les non-intéressés puissent en profiter pour terminer traquillou leur partie de solitaire ou leur tchat sur FesseBouc. Et aussi pour éviter les "j'ai rien compris". lol
Donc malgré son titre, mon billet ne se veut pas "alarmiste". C'est juste une interrogation soulevée par quelques indices.
Déjà il faut bien constater que la "création" de la catégorie des adjoints de 2ème classe, donc recrutement sans concours, mais "sur dossier" (CV + lettre de motivation très motivante) a bouleversé la donne.
D'une part, les collectivités territoriales (CT), grâce à cette opportunité, peuvent recruter de la main d'œuvre à bon marché, puisque libres de recruter des agents de tous horizons professionnels et aux profils, au cursus scolaire intéressants (expérience, diplômes...), tout çà pour le SMIC, traitement de base de ce type de poste de catégorie C.
De plus, l'organisation de concours est coûteuse, demande la mobilisation de nombre de moyens en personnels, la location de salles etc… et la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), ajoutée à tous ces plans de rigueur qui se succèdent (et qui eux ont du mal à ne pas se faire alarmistes) n'augurent rien de bon.
Sans compter une moyenne de 20 % de reçus-collés, soit environ 1 lauréat sur 5 ou 6 qui aura passé avec succès les épreuves… pour rien. Et ça pour le coup c'est de l'argent jeté par les fenêtres au même titre que des chaises inoccupées lors des épreuves, avec en bonus, un préjudice moral pour le lauréat.
Tout ceci fait tâche dans le beau portrait des collectivités, les chouchoutes de l'opinion publique.
Bref, un concours d'adjoint administratif est organisé pour 2012. Mais par très peu de Centre de Gestion (CDG) donc touchant très peu de départements. Et surtout avec un nombre de postes véritablement très à la baisse. Pour un nombre de candidats à l'aventure qui ne l'est pas lui en régression, crise oblige.
En cherchant quels CDG allaient se porter organisateurs, je suis tombée sur celui de l'Isère (38 pour ceux qui veulent réviser leurs départements), qui lui n'est pas organisateur.
Et il donne une explication pour le moins très éloquente pour motiver la non-organisation du concours au dela même de ses frontières, donc dans tout Rhône-Alpes.
Voici une capture d'écran réalisée sur leur site.
Tout est dit.
Ca craint parce que le principe même d'égalité dans les recrutements de la fonction publique est là clairement remis en question. Ce principe d'égalité veut que le concours soit la voie d'accès prioritaire à la fonction publique, justement pour éviter limiter les embauches dites de complaisance.
Le recrutement direct ne remet-il pas lui aussi en cause ce principe d'équité...














