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23/09/2011

Flexibilité

Bon j'ai hésité à la publier cette note, mais quand même... Les emplois fictifs, c'est un phénomène loin d'être en voie d'extinction. C'est pas comme si les délibérations du jugement rendu récemment avec un illustre "prévenu" qui s'est surtout illustré par son absence, mettaient un point final à la question.

Et franchement, c'est à se demander pourquoi l'UMP et la Mairie de Paris ont conclu un accord pour solde de tous comptes dans le cadre des emplois fictifs.

C'était pas utile non plus que la famille de J. Chirac ne le fasse passer pour subitement gaga (sans méchanceté aucune, et avec tout le respect et la compassion que j'ai pour les malades victimes de troubles neurologiques et leurs famille).

Mais vu le requisitoire abracadabrantesque et les conclusions du procès, ils auraient pu faire l'économie de quelques d'euros.

Millions que nous, contribuables, avons en quelque sorte payé deux fois. Une double peine. D'une part le contribuable-usager a payé des salaires pour des mirages. Et en plus, ce sont les fonds de l'UMP, en partie alimenté par l'argent public donc, qui ont servi à payer cet arrangement.

Mais qu'on soit rassuré, le fait que la fille d'un Maire de Corrèze, recrutée pour faire des fiches de lecture pour J. Chirac, ait pu prouver en fournissant la liste à la police qu'elle avait "lu des livres" ne fait pas de son emploi un poste fictif.

Note pour les candidats au Bac, contentez-vous aux oraux de donner la liste de vos bouquins scolaires et autres ouvrages littéraires. Idem pour les candidats aux concours de la fonction publique. Mesdames et Messieurs du jury, voilà ma liste. J'ai lu donc je mérite mon diplôme.

Pas plus que le télétravail (notion très répandue dans les années 80 donc) de complaisance ou encore le fait que certains profils de postes n'aient pu être déterminés avec précision.

En fait, c'est simple, personne ne peut prouver que môssieur le Maire de l'époque a eu connaissance de ces recrutements (ça à la limite, ça se défend). Les conclusions auraient donc pu s'en arrêter là.

Au passage j'ajoute que je n'ai rien contre "le piston" dans la mesure ou le pistonné s'acquitte de son devoir contractuel : un travail contre un salaire.

Mais, d'après le procureur Michel Maes, les emplois n’étaient donc pas fictifs, mais "flexibles ", et les prestations fournies "certes immatérielles mais ponctuelles" (…)

Question de sémantique.

En tout cas les salaires de chacun ne l'étaient pas eux, de fictifs.

Mais maintenant, ce procès revient à une sorte de jurisprudence.

Ces abus peuvent perdurer en toute légitimité vu les largesses de la justice. Et nul doute qu'il en subsiste un certain nombre. Voir chez les Parlementaires par exemple.

Flexibilité donc...

09:46 Publié dans Aboiements | Lien permanent | |  Facebook

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