13/07/2011
Défaut de profs
Il était déjà bien connu depuis quelques années que les candidats au CAPES / Agrégation ne se bousculaient pas aux portillons des inscriptions. Ou en tous cas, de moins en moins. Et surtout dans des matières scientifiques ou littéraires, les diplômés étant manifestement un peu découragés par les salaires, les réformes rapides et faites en dépit du bon sens, et le manque de considération (des élèves, des parents, du Ministère...).
Hier soir, entendu sur France Info (à lire aussi), que cette année semble pire que les autres. La promotion 2012 serait diminuée de près de 1 000 lauréats.
Justification des instances : plus de postes auraient été ouverts que de besoins réels. Et on ne va pas brader le diplôme. Sans commentaires...
Oui, mais des élèves seront à nouveau sans profs à la rentrée ?
Le Ministère a une bouée de sauvetage, un lapin sortit de son chapeau : les contractuels.
Donc des contractuels, qui furent candidats, sont recalés pour quelques points. N'obtiennent pas la précieuse certification. Mais pourront devront continuer à exercer pour palier au manque de lauréats. Exercer comme contractuels donc.
Mais surtout, des profs de physique, eux en manque d'heures suite à diminution de volume dans certaines filières (suite à la très "bien-venue" réforme des lycées), devront donc se métamorphoser en prof de math... Pure coïncidence ?!!!
Harry Potter a dû disperser trop de potion magique pour son prétendu dernier volet.
10:54 Publié dans Aboiements | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : concours capes, profs














Commentaires
Et pendant ce temps-là, contractuelle que je suis, le proviseur du lycée où j'ai sévi cette année m'encourage "vivement" à m'inscrire au concours. "La vie de contractuelle n'est pas une fin en soi", argumente-t-il. Oui. D'accord. J'envoie un mail à mon inspectrice qui me confirme qu'il est préférable que je m'inscrive au CAPLP ne serait-ce, me dit-elle, que pour m'assurer un poste définitif.
Comme je suis une fille méfiante, je prends conseil auprès de la personne chargée de gérer mon dossier au Rectorat qui abonde dans le sens de mes deux précédents interlocuteurs : oui, il faut s'inscrire au concours, c'est une question de vie ou de mort.
Au préalable, je m'en vais faire un petit tour sur un site très bien documenté qui décortique la réforme de la filière tertiaire en lycée pro. Et j'apprends, avec horreur et stupéfaction, que la discipline que j'enseigne va être profondément remodelée en 2012, tellement d'ailleurs... qu'elle va quasiment disparaître.
Autrement dit, on me pousse à préparer un concours pour obtenir une place de titulaire en 2012 dans une discipline qui n'existera plus.
Je te le dis tout net : la potion d'Harry Potter pue le vomi.
Écrit par : Christelle | 13/07/2011
Evidemment que le concours est une sécurité dans la fonction publique. Sauf que ça suppose de le préparer, de le réussir, que des postes soient ouverts et pas réformés en route, et aussi dans ton cas de ne pas te retrouver exilée à pétaouchnok.
Alors si en plus la réforme des lycée est passée par là, et que des enseignements sont voués à voir leur volume horaire diminuer, voire même disparaitre, fatalement, c'est une proposition empoisonnée.
On demande aux enseignants du second degré d'être aussi polyvalents que pour les classes de primaire.
A quand un prof de math qui enseigne la philo ou un prof de science nat qui vient dispenser les cours d'éco ?
J'avais déjà jeté un oeil sur le CAPLP, dans ma filière, qui il y a encore 5 ans était accessible à BAC +2, puisque pas de licence ou master en secrétariat-bureautique. lol
Et là, ce fut de déconvenues en déconvenue. Quelques rares 3 ou 4 postes sont ouverts de temps en temps. Je me demande même s'il y en a eu ces deux dernières années...
Après suis pas étonnée, pour ce qui est de cette filière de techniques administratives. Suis la première à me demander à quoi bon continuer à former des secrétaires du CAP au BTS tellement la demande des employeurs s'éloigne de la formation.
Et sinon alors, des perspectives pour toi l'an prochain ?!!
Écrit par : L. | 13/07/2011
Pour moi, à la rentrée prochaine, c'est encore le grand blanc... la titulaire du poste que j'occupais cette année '"pourrait revenir aux affaires, elle se donne tout l'été pour réfléchir...". Bon... reste un mi-temps disponible à coupler avec un autre mi-temps dans un établissement distant de 25 kilomètres. Ou bien un poste à temps plein à 70 km de chez moi...
Pour l'instant je ne sais pas où je serai, et d'après les prévisions de mon proviseur, je ne serai fixée au mieux que fin Août ("vers le 22", m'a-t-il assuré, très au fait du calendrier du rectorat...). Ce qui me donnera quelques jours pour m'imprégner du référentiel, du programme, préparer ma progression de l'année et mes premières semaines de cours...
J'ai finalement causé par internet interposé à l'un de mes collègues qui bosse dans le groupe de réflexion sur les nouveaux référentiels en bac pro, et il m'a encouragée à passer le concours car les nouveaux programmes de secrétariat en bac pro introduiraient une bonne dose de RH. Ce qui, sur le coup, m'a fait rire : enseigner les RH à mes élèves de bac pro, c'est un peu comme si Sébastien Chabal prenait des cours de danse classique... D'un autre côté, c'est plutôt une bonne nouvelle pour moi.
En attendant des jours meilleurs, et une possible mais incertaine nomination à la rentrée, je retourne à mes recherches dans la formation pour adultes, mon véritable dada.
Écrit par : Christelle | 14/07/2011
Arf, délicate position. L'incertitude et l'instabilité sont vraiment une source de stress insidieux en plus.
A 70 km de chez toi, évidemment que faut voir avec l'emploi du temps. Si cours tous les jours, ça peut être gênant. Si seulement 3 ou 4 jours par semaine, c'est à cogiter.
Deux mi-temps ça permet de voir des élèves différents. Des collègues différents. Mais au final, les km vont s'additionner aussi.
Quant au concours, je suis assez OK avec tes collègues. Même si l'année 2012 risque fort d'être une année de tâtonnements et bouleversements, du moment qu'il s'en ouvre un, pourquoi ne pas tenter...
Et puisque ton dada c'est la formation pour adultes (un truc qui me plait bien d'ailleurs), au moins tu peux continuer à prospecter dans ce sens.
Ton expérience en lycée est un petit enrichissement personnel et professionnel supplémentaire sur ton CV.
Tiens nous au courant. ;)
Écrit par : L. | 15/07/2011
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