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05/07/2011

Suite d'Entretien et suites.

Suite a mon billet "Entretiens, suites", j'ai eu quelques commentaires de Maud (Flamby), Greg et aussi de Julie, qui apporte une vision différente et attendue du suivi en qualité de potentiel employeur. Du coup j'en viens faire un billet de synthèse.

Alors en effet, j'avais déjà abordé sur de précédents billets, le fait que nombre de recruteurs, privés le plus souvent, ne répondent déjà pas à nos candidatures.

Cette note voulait montrer plus précisément ce phénomène à mes yeux plus problématique qui se développe, en tout cas me concernant : ne pas informer le candidat des suites des entretiens. Un entretien, c'est pas non plus des centaines de candidats passés au microscope. Donc vu de l'extérieur, on pourrait supposer qu'un suivi plus rigoureux se mette en place.

D'abord on postule, par courrier postal, par mail, par télécandidature... Parfois on a une réponse écrite. Parfois un appel de pré-entretien. Mais le plus souvent, aucun retour.

Le plus navrant je crois, étant de ne pas avoir de retour des entreprises, structures qui font appel au Pôle pour recruter, et pour autant ne se sentent pas une sorte de devoir moral de répondre aux très-très nombreux candidats (si nombreux que des offres disparaissent en à peine 2 ou 3 h, prises d'assaut par le cancer de la société que nous sommes, donc).

Pour les candidatures, je peux concéder que les petites entreprises qui se trouvent d'un coup noyées sous un flot de postulants, peinent à trouver du temps pour répondre. Même si le progrès de la technologie a grandement fait évoluer les choses.

Les grandes entreprises mettent parfois en place un système d'accusé de réception qui prévient que si absence de réponse sous XX jours, c'est que la candidature n'a pas été retenue.

Quant aux réponses en elles-mêmes, c'est un autre débat, mais c'est vrai qu'on aimerait bien connaître un peu le profil de celui qui a été recruté histoire de voir ce qui fait défaut chez nous. Ca aussi, j'en ai déjà parlé surtout pour la FPT, mais ça vaut aussi pour le privé.

Julie soulève aussi un point, à savoir que des recrutements sont finalement suspendus car l'entreprise décide d'un coup de se restructurer en partie et de redéployer quelques tâches sur ses employés existants. A croire que l'idée fuse comme une étincelle devant la masse de CV à gérer...


Pour les suites des entretiens en revanche là, je "pardonne" moins. C'était donc l'objet principal du billet précédent. On se prépare pour des entretiens que je trouve de plus en plus pointus (plus de concurrence donc sélectivité revue), on se déplace, on se retrouve face à un "jury" parfois composé de jeunes dont l'encre sur le diplôme est à peine sèche et qui n'ont manifestement pas eu le loisir, plaisir, avantage, honneur de connaître les joies du chômage et de Pôle-Emploi. On subit un entretien (subir c'est pas un terme trop fort dans certains cas), digne d'un interrogatoire. Un entretien, souvent c'est une période hyper intense, hyper stressante. On en ressort parfois lessivés, avec mille et unes remises en question.

Et rien. Abandon pur et simple. Comme si on n'avait jamais existé.

Alors on va devoir relancer, téléphoner, ce qui n'est pas un acte anodin. Parce que au fond de nous, la réponse, on la connait. Pour se faire parfois balader dans plusieurs service. Pour apprendre par le bafouillement d'une personne souvent très gênée, que le poste est pourvu. Ou que le recrutement est remis à date ultérieure, quelque part entre maintenant et jamais.

Mais il y a pire. Parce que parfois, plus tard, vous retombez sur la même offre, du même employeur. Texte un peu modifié (ou pas), mais globalement, quand on a l'habitude de parcourir le web-emploi, on repère vite les offres déjà diffusées. Soit le candidat choisi n'a pas fait l'affaire, a jeté l'éponge, soit l'offre avait été suspendue pour diffusion ultérieure et revient.

Alors, que faire ? Faire comme si on ne savait pas ? Remettre le couvert ?

Si l'offre avait été pourvue, et que l'on avait été recalé(e) et que quelques jours, semaines plus tard, la même boite, collectivité, le même employeur, recrute à nouveau. Pour un poste similaire, mais dans un autre service.

Là aussi, que faire ? Recalé une fois, y'a peu de chance que votre tronche CV passe mieux la fois suivante.

Et si par bonheur, vous passez cette étape, vous avez déjà planté l'entretien une fois. Se retrouver devant les mêmes inquisiteurs lol, c'est assez dérangeant non ?!

D'ailleurs dans les deux cas, si vraiment, on choisit de remettre le couvert, on met quoi dans l'assiette, sur la lettre. Parce que à force de postuler, on tourne plus ou moins autour du pot de la même façon d'autant plus qu'on s'adresse à la même personne pour une même fonction. Personne  n'a encore publié à ce jour un ouvrage exposant 10 001 façons de rédiger des lettres de motivation...

Chercher du boulot c'est une partie de plaisir au quotidien.

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