Avertir le modérateur

31/03/2011

Histoire d'€uros

Comme je l'avais déjà évoqué sur quelques notes, l'accès à la fonction publique pour des emplois permanents doit se faire prioritairement par concours (et non pas comme la FPT s'y emploie trop souvent, par recours aux contractuels).

C'est un principe d'égalité d'accès justement, motivé par l'article 6 de la déclaration Universelle des Droits de l'Homme : "La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents."

Ce principe, implique ou devrais-je dire impliquait de fait la gratuité des concours.

Or il s'avère que depuis tout temps, une inscription requiert souvent de fournir au moins 1 ou 2 timbres postaux, au minimum tarif normal. Bon, jusque là, pas de quoi fouetter un chat même s'il y a matière à débat.

Mais se développe aussi depuis quelques années, la demande récurrente de beaucoup plus de timbres (4, 5, voire 8 et parfois au delà du tarif "20 gr").

Et même directement la demande d'une participation sous forme de chèque à l'ordre du bien heureux Trésorier Payeur (à tout choisir, je préfère encore ça que faire la queue à la Poste qui à force de vouloir se transformer en banque en oublie ses prérogatives élémentaires, sauf quand il s'agit de nous obliger l'achat d'un colis alors qu'un envoi "lettre" suffirait).


Et là, les montants s'emballent. De 2,69 € très précisément que réclame l'Académie de Marseille pour le recrutement d'adjoint administratif 2ème classe (même pas de concours à passer !), à plus de 12 € que peuvent demander certains Centres de Gestion pour la fonction publique territoriale.

Et pour justification officielle, on nous parle de frais de traitement/gestion des dossiers d'inscription. Certes, ça coûte de traiter des dossiers. Mais si je ne me trompe, la fonction publique est bien déjà financée le contribuable (impôt que je payais jusqu'à il y a 1 an et pas qu'un peu, mon 13ème mois quand j'en avais un ne faisait que transiter sur mon compte).

Donc un peu quand même le sentiment d'une double peine.

Officieusement on nous avance aussi le fait que demander une participation financière permettrait de sensibiliser les candidats à l'engagement qu'ils prennent à passer un concours. En effet, souvent le nombre de présents le jour des épreuves représente à peine 40 à 50 % des inscrits (en externe surtout). Et un concours ça nécessite une préparation en rapport avec le nombre d'inscrits : quantité de photocopies, réservations de salles, personnels de surveillance... et donc des coût en juste proportion. Ce que je peux comprendre.

Mais beaucoup de candidats procèdent par inscriptions multiples tout simplement pour se présenter au final dans le centre ou le rapport -nombre d'inscrits/nombre de postes ouverts- sera le plus favorable, même si on sait que c'est le nombre de présents qui compte. Ce qui explique en partie quelques absences sur des sites. On n'a pas encore le don d'ubiquité.

Mais pour autant je continue à ne pas apprécier la méthode. Je me doute qu'elle va perdurer, mais si c'est le cas, une législation fixant un coût de participation plus limpide et homogène, toutes fonctions publiques confondues, serait bienvenue.

Pour exemple, je viens de lâcher pour environ 50 euros en chèques et timbres pour 6 inscriptions (multiples).

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu