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17/02/2011

[CPAM II] Premières impressions sans surprises

Alors, pourquoi l'emploi décroché n'est pas une si bonne nouvelle que ça...

Je me doute que cette conclusion (de mon billet précédent), peut amener chez vous qui me lisez, des interrogations. Ou des réflexions... "Elle se plaint qu'elle a pas de taf, et maintenant elle se plaint d'en avoir trouvé un..."

Donc, petite analyse de la situation et explication de texte en deux temps car revisitée après 2ème jour de boulot.

Certes dans l'absolu, évidemment, c'est un emploi, donc quelques euros supplémentaires sur mon compte. Le maintien de mon ASS pendant quelques temps (mesure supposée incitative à la reprise d'emploi, la bonne blague !).

Mais quand on fait une analyse plus poussée, c'est juste un petit job à peine "alimentaire" qui est loin de me sortir du pétrin. Trois semaines de contrat, le reste n'étant que pure spéculation. Et j'ai arrêté de spéculer sur l'avenir, le mien en tout cas, depuis fort longtemps.

Pire, il m'y enfonce encore plus, dans le pétrin. Je suis la preuve vivante (enfin, tout est relatif), que précarité engendre précarité.

Parce que nouvel emploi, nouveau service et nouvelles fonctions. Donc nouvelles méthodes de travail, nouveaux programmes informatique, modes de fonctionnement, qui encore une fois ne me seront utiles que pour cet emploi, dans ce secteur d'activité. Et nul part ailleurs. Bis repetita... et au delà de bis.


Une ligne de plus sur mon CV (même pas finalement) qui en compte déjà beaucoup. Beaucoup trop en terme de diversité. Volatile, dispersée, je l'étais déjà après mon 3 ou 4ème poste, puisque les 4 premiers emplois occupés n'avaient aucun rapport les uns et autres.

A présent c'est pire. Ca frise l'instabilité. Ca en deviendrait presque pathologique au yeux d'employeurs potentiels. Très rares sont ceux qui considèrent que mon CV est une richesse pour leur structure. Cette institution en fait partie, youpi-youpi/clap-clap, mais ça ne justifie pas tout.

Bref, malgré mes craintes, mes interrogations, j'ai accepté ce poste, au demeurant au profil très intéressant, du peu que j'en savais par ma conversation téléphonique avec un responsable RH.

Je voyais quelques variantes par rapport au précédent emploi dans le même organisme, et me disais que au moins j'allais retrouver à nouveau un semblant de "vie sociale", qui me fait de plus en plus défaut au fil du temps. Peut-être même, et c'est là tout le paradoxe, que c'est ce qui est le plus difficile à vivre au quotidien, non pas que vie sociale et vie professionnelle soient liées, mais quand même un peu si on prend la peine de s'intéresser de près au parallèle.

Puis j'ai passé tant bien que mal ma première journée. J'ai bien observé, écouté etc... suis revenue le lendemain ou j'ai pu rencontrer ma-suppossée-principale-collègue, ai continué d'écouter (brain storming dans toute sa splendeur), de prendre des notes très brouillonnes etc...

Même apporté des devoirs à la maison dans le sens ou j'avais imprimé quelques fiches méthodologiques pour me familiariser.

Et suis revenue le surlendemain -mercredi donc- pour leur annoncer que après examen méticuleux de la situation, je mettais fin à mon contrat pendant la période d'essai. Ouille, pas simple à prendre comme décision, surtout vis à vis de ma famille.

Parce qu'il y a des choses que je ne suis pas prête à faire pour un job de 3 semaines, même suivi de langoureux "peut-être que peut-être" depuis déjà plus de 2 ans pour ce qui les concerne.

(A contrario, il y a des trucs que je suis prête à faire pour du fric et que nombre d'entre vous ne feraient  sans doute surtout pas, chacun voit midi à sa porte comme on dit).

Pour ne pas alourdir cette note, des explications quant à ma décision, que je répète avoir été mûrement réfléchie, suivront.

Commentaires

Vous faites durer le suspense !

redevenons sérieux , les raisons de votre départ doivent être bonnes car au vu de vos notes précédentes trouver un boulot est plus qu'important.

bon courage.

Écrit par : Flamby | 17/02/2011

Je lis ton blog (sans commenter) depuis un petit moment, et je comprends fort bien ta réaction quand tu dis: " Parce qu'il y a des choses que je ne suis pas prête à faire pour un job de 3 semaines, même suivi de langoureux "peut-être que peut-être" depuis déjà plus de 2 ans pour ce qui les concerne."

Écrit par : Angèle | 17/02/2011

de toute facon 3 semaines de contrat cela frole le ridicule...

Écrit par : philippe | 17/02/2011

Dix ans de chômage, j'ai toujours pris tous le jobs quelqu'en soit la durée. Cela forge le caractére et éloigne pour un temps la trape de la pauvreté. Si tu avais mûrement réfléchie, les 3 semaines seraient terminées et tu aurais victorieusement finie une mission de plus....

Écrit par : Béatrice | 17/02/2011

@ Flamby => Suspens oui, sinon, note trop longue et indigeste. Je pars du principe que je suis souvent lue depuis le lieu de travail, donc j'essaie de faire court (pas toujours facile d'être précis du coup).

@ Philippe => C'est justement le sujet d'une future note, les CDD...

@ Angèle et Béatrice => En principe je fais un commentaire distinct en fenêtre séparée pour les "nouveaux" venus, mais depuis quelques temps, le site rame grave, donc je fais court.

@ Angèle => Merci de ta visite et de ton com' du jour. En effet, il faut parfois savoir prendre des décisions souvent incompréhensibles aux yeux des autres.

@ Béatrice => Je peux t'assurer que c'est mûrement réfléchi. Un CDD de 3 semaines n'aurait changé ma vie que d'une centaine d'Euro, pas négligeable je le conçois, mais vu le contexte qui sera développé dans une future note, pas non plus de quoi s'extasier.
Tant mieux si tu peux t'épanouir dans ses conditions. Mais une mission photocopies dans ce cadre là, n'est pas mon concept de la mission a achever de façon victorieuse.
Pour tout te dire, j'ai déjà accepté des CDD de 1 ou 2 jours qui une fois déduits les frais ne me rapportaient finalement qu'une dizaine d'euros... juste par envie, au feeling. ;)

Écrit par : L. | 17/02/2011

Eh bien moi, en tant que RH, si je t'avais en face de moi, je t'embaucherais de suite !

Un jour, Elkabach a interviewé F. Mitterrand à l'agonie. Il lui a demandé s'il croyait en Dieu. Ce à quoi Mitterrand a répondu "je crois aux forces de l'esprit". Cette phrase m'a marquée. Je l'ai adoptée.

Ce que je veux dire c'est que moi aussi je crois aux forces de l'esprit. Et je me dis que si cette mission ne s'est pas poursuivie c'est parce que ta place est ailleurs.

J'espère que cet ailleurs est proche, très proche. Je subodore que tu le mérites.

Écrit par : Christelle | 17/02/2011

Je ne suis pas aussi optimiste que Chistelle et je veux bien croire que la plupart ds employeurs seront méfiants à la vue d'une telle "instabilité".
Je suis assez effaré qu'un tel organisme ne puisse pas "offrir" autre chose que des CDD si courts. Je suis certain qu'il y a constamment pénurie de personnel et qu'il y aurait moyen d'occuper des personnes à temps plein. A moins qu'ils veuillent faire comme la Poste : http://www.20minutes.fr/article/671023/economie-apres-23-ans-cdd-ancienne-salariee-obtient-condamnation-poste...

Écrit par : Jérôme | 17/02/2011

Moi non plus, pas aussi optimiste que Christelle évidemment, mais en revanche un peu plus que Jérôme, parce que les chefs de service que j'ai pu côtoyer ces 3 jours, et lors de la précédente mission l'an dernier, m'ont tous rassuré quand à l'intérêt pour leur structure, d'une personne avec mon profil.
Parce que ces services là comptent en grande majorité des personnels qui n'ont connu que cet établissement.
On apporte ainsi de nouvelles visions sur des situations, d'autres modes de travail, d'autres connaissances...
Et je le redis, la durée du CDD n'est pas ce qui a pesé dans ma décision.
Mais tu as raison, à force de pas remplacer les départs, y'a évidemment du taf pour quelques temps pleins pérennes. Suffirait de les "former" un peu multitâches pour les rendre opérationnels.
Quant à la Poste, des années qu'elle se joue des lois. Et de temps en temps elle perd. Mais pour combien de contractuels pressurisés ?!!!!

Écrit par : L. | 17/02/2011

J'ai retrouvé un CDI le jour où j'ai décidé d'enlever tous mes diplômes de mon CV. Je reçois aujourd’hui environ 5 à 6 CV par jour. Et je retrouve journellement la même erreur que j'ai faite pendant 10 ans. Les gens en place n'ont pas envie de recevoir de leçons, ni de changer leur train-train. Adopter le profil sous marin, c’est cela ou passer dans la trappe de Pauvreté.

Écrit par : Béatrice | 18/02/2011

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