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29/09/2010

J'avais un boulot

Eh vi, pendant tout ce temps où je ne bossais pas, où si peu, ben en fait si, je bossais ! Inconsciemment, à l'insu de mon plein gré. Et un boulot pénible et fatiguant en plus. Mais je bossais. Ca va compter pour ma future et lointaine retraite ?!!!!

Je concevais, fabriquais, produisais... des cailloux.

Ah, j'imagine là vos interrogations et même votre tête qui se demande si justement j'ai toute la mienne, de tête, et si ça va bien à l'intérieur.

Bon, je me fends d'une explication. Nécessaire.

Courant septembre, alors que je prends mon déjeuner, un pantagruélique repas composé d'épinards, même pas à la crème en plus, je sens que mon estomac se rebelle. Cette impression de lourdeur, de brassage version baskets dans un lave-linge, je l'ai déjà ressentie, même qu'elle avait été suivie d'une douleur tellement virulente que j'étais tombée dans les pommes suite à une baisse de tension. Et quand je dis virulente, c'est juste comme si on vous extirpe les boyaux et autres entrailles avec une pince (rouillée en plus), enfin, métaphoriquement parlant, vu que, indispensable précision, j'ai jamais testé, ça va de soi lol.

Bref, baisse de tension soudaine. Et boum, à la renverse, de ma hauteur, la tête qui va taper sur le carrelage. Les pompiers m'avaient alors transportée aux urgences.

Donc mi-septembre, craignant la même déconvenue (ma tête qui frappe le carrelage, j'aime autant pas réitérer trop souvent, surtout que j'ai gardé une légère paralysie faciale pendant 3 semaines suite à cette chute) je prends le temps de m'aliter, et de prévenir mon frangin qui se trouvait avec moi.

On appelle le toubib de garde (vu que 13 h, plus de médecins joignables) et j'avale du Spasf*n, médicament indispensable en cas de crise, qui au pire ne me fera pas de mal si pas de bien non plus. Il est maintenant sur la liste noire du Gouvernement avec le M*tilium, un anti-nauséeux pas superflu non plus en cas de crise.


La crise s'estompe le temps que le toubib se pointe, mais celui-ci me recommande fortement de passer une échographie abdominale (vu sa tête, la consigne était plutôt un ordre déguisé) car il soupçonne des calculs biliaires. Je rentre dans la catégorie "à risque", car  : fille, 40 ans, pilule et perte de poids importante. Et j'ajoute aussi ma légendaire poisse (familiale et contagieuse), c'est un fait que plus personne ne contestera. Si ? Non ?!!!! Bon, pas d'objection, je continue.

Donc, RV pris pour radio (et je passe sur les détails pour avoir un RV en radiologie vu que autre note suivra sur un autre souci familial - mais j'ai l'impression de vivre dans un désert médical entouré de plus de 300 000 habitants), et le médecin m'annonce que l'autre médecin soupçonnait bien. Ma vésicule est pleine de cailloux calculs, petit nom savant : lithiase biliaire ou cholélithiase. Donc pour moi se sera un diagnostic de vésicule multilithiasique.

Manque de bol pour moi, des petits en plus. Vi, parce que un gros caillou, c'est moins vicieux, ça risque moins de tenter un remake de prison break. Tandis que les petits, ils peuvent. Ca essaie tout les petits, comme les sorties par exemple, ce qui provoque des "crises" (décidément, quand on y pense, les crises, ça me poursuit !).

Et voire même ça ne fait pas qu'essayer, ça peut aussi réussir. Et là, dans leur périple touristique, ils ont le choix des lieux à visiter. Mais dans tous les cas, leur endroit de prédilection aux cailloux, c'est le pancréas, ce qui peut engendrer une pancréatite (et là on devient tout jaune, j'étais Caliméro, je risque de me métamorphoser en Titi). Parfois aussi, on peut risquer une péritonite. Et dans ces cas, faut opérer en urgence.

Et quand ils se mettent à organiser leur tournoi de pétanque, ils préviennent pas en plus. Cinq minute avant, que dis-je, 1 minute avant, on se porte comme un charme. Et bien sûr, même si y'a pas de bons moments pour être en crise, ça tombe souvent au pire ; genre 2 h avant un RV important, à croire que cette put*in d'usine de cailloux est gouvernée par le stress.

Et il se trouve donc que il y a un an, j'avais eu une alerte (deux en fait, le même jour). Celle ayant provoqué ce malaise plus haut décrit. Sauf que l'hôpital m'avait laissé repartir (avec prescription de Spasf*n) en diagnostiquant un malaise vagal et un état grippal (l'un consécutif de l'autre, mais qui de la poule ou l'œuf est arrivé le 1er, mystère...). J'avais pourtant mentionné explicitement les mêmes symptômes, en pire, puisque malaise...

Tout ça pour dire que j'ai tellement bossé ;) que je vais devoir passer sur le billard pour me soulager de ma superproduction. Le contenu et le contenant. Vésicule, et cailloux par voie de conséquence, vont m'être ôtés, sous anesthésie générale, d'ici quelques jours.

Je n'y suis pas obligée. Je peux aussi le garder mon élevage de cailloux. Peut-être n'y aura-t-il plus de crise. Mais, probabilité peu probable. Peut-être aussi que la prochaine surviendra à un moment ou je vais avoir du mal à gérer, genre en voiture. Alors je laisse les "peut-être que peut-être" à Patrick Fiori et son comparse Jean-Jacques Goldman, et je sacrifie un "abat", ma vésicule.

 

08:30 Publié dans Moi & Poi...sse | Lien permanent | |  Facebook

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