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06/08/2010

Sécurité... plus vraiment sociale

Comme je l'avais expliqué sur d'autres notes, chercher du boulot ne consiste pas que à répondre à des offres, ou faire des candidatures spontanées, ou passer des coups de téléphone. On peut aussi être amenés à suivre des programmes de perfectionnement, ou encore à passer des tests de sélection, comme les tests dits tests MRS, (méthode de recrutement par simulation) puis des entretiens si réussite, et ce afin d'intégrer ensuite, dans des grandes structures, le plus souvent à vocation de service au public, des bases de données de candidats aptes et potentiellement exploitables recrutables.

A noter que quand ils expliquent (sur le site du Pôle) qu'un des principe de la MRS est de faire oublier le CV pour ne se baser que sur les compétences réelles, je me marre. Parfois oui, en effet, mais le plus souvent, au bout du bout, ce petit acronyme de 2 lettres est bien prononcé : "n'oubliez pas votre CV pour l'entretien...". Et je pense qu'aux yeux de l'employeur pas fou non plus, il peut faire la différence lors de la phase finale (tout comme une photo).

Fin 2008, eh oui, ça commence à dater, mais le pays ne s'affole pas plus que ça, j'ai donc participé à une réunion d'information pour la CPAM de mon département qui se reconstituait son vivier de pigeons de demandeurs d'emploi désespérés.

Ayant accepté le principe (faut dire qu'ils savent vendre chez Pôle et à la Sécu), j'ai donc subit (c'est pas exagéré) les tests MRS. Ayant réussi (en même temps, nous étions triés sur le volet aussi,  comme les écoles privées qui affichent  fièrement 99 % de résultats positifs aux examens alors qu'ils recrutent sur dossiers, donc bon), j'ai eu droit à l'entretien. Et passé avec brio cette formalité, on m'avait donc intégrée au fameux fichier. Nous étions là en décembre 2008.

Lors de la réunion, le processus de recrutement nous avait été expliqué, de même que les possibilités d'évolution dans la structure. Les mots pérennisation, CDI avaient même été lâchés. Si-Si.


ass mal.JPGPuis le temps a passé. Courant 2009, j'ai eu un appel afin de faire le point sur ma situation, des fois qu'un boulot serait soudainement venu me sortir de ma panade. C'est vrai que sous le coup de l'émotion provoquée par un tel choc, je pense qu'on n'aurait pas pu me reprocher de ne pas avoir prévenu tous ceux que j'avais harcelés de candidatures par le passé, que je m'étais refaite une santé professionnelle !

Puis mi-novembre 2009, miraaaaaaaacle, "ma" CPAM me propose un poste de 2 mois qui furent renouvelés.

J'avais alors bossé jusqu'à fin mars 2010. Et là ce fut la fin du contrat. Deux de mes collègues d'infortune entrés avant moi ont vu leur contrat se muter en CDI. Pour l'un se fut au prix de belles frayeurs, avec même une marche arrière de la direction, genre "on vous a rien promis", comme quoi faut toujours conserver ses emails...

Puis j'ai reçu en juin un email me demandant de préciser si j'étais toujours disponible, et ce toujours dans le but de mettre à jour les fichiers.

Et là, voici une dizaine de jours, un courrier postal m'informant que compte tenu du contexte (interdiction d'employer des termes négatifs, comme "crise", "rigueur" lol), aucun recrutement (sous-entendu "peu importe la forme qu'il prendrait"), ne saurait intervenir avant le premier trimestre 2011 (et encore, c'est juste une estimation qui ne présume en rien de possibilités de recrutement).

Soit donc plus de 2 ans après nous avoir fait passer les tests... Quand je dis que personne ne s'affole.

Deux jours plus tard, sur tous les médias, on pouvait entendre ou lire ceci.

Alors d'aucun diront qu'il ne s'agit pas de suppressions de postes, mais selon la formule consacrée, de "non remplacements de départ à la retraite". Tout dépend si l'on préfère voir un verre moitié-vide ou moitié-plein. M'enfin le résultat sera le même.

Et pourtant le nombre d'affiliés ne cesse de croître, par définition, puisque la population augmente (même si certains finiront par rejoindre un autre régime que le régime général, mais ils ne sont pas majoritaires). Et la diversité des prestations, les programmes spécifiques d'évoluer.

Et pendant ce temps, le financement des retraites serait mis à mal du fait de la situation de l'emploi en France. Facile de nous faire culpabiliser (et de nous retirer au passage, des commissions sur les boites de médoc, les actes infirmiers et j'en passe mais autre débat).

A noter (pour rappel) que lors du passage aux 35 h, les négociations menées dans cette branche ont permis, par une certaine souplesse de gestion des horaires, aux agents qui le souhaitaient de conserver une durée de travail sur 39 heures, ce qui déjà n'a pas facilité les créations de postes, base même de la loi sur les 35 h. Ce fut le choix de la plupart des personnels. Ils cumulent ainsi plus de 15 jours de RTT, sans compter les absences pour formation, les exonérations (effacements) de plages fixes grâce aux heures supp' qu'ils capitalisent. Et ça chiffre vite, certains pour ça font parfois des journées de 9 h pour enchainer des semaines de 45 h (et on sait parfaitement que la performance n'est plus optimale passé un certain volume horaire).

Du coup, le service ou je bossais n'a jamais fonctionné avec, en personnel, plus de 50 % d'équivalent temps-plein.

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