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30/03/2010

Horizon bouché

Petite note un peu pessimiste. Je ne sais pas si c'est dû à tout ce que je traverse et tente tant bien que mal de surmonter, ou à la crise de la quarantaine.

Y'a des jours ou la vie me donne l'impression de concentrer tous les problèmes à moi seule. Et pourtant, on ne peut pas dire que personne ne vit pire situation que moi. Y'a toujours pire...

Mais bon, j'ai appris cette semaine que deux de mes connaissances vont avoir chacun (à 35 ans) une promotion. Bien méritée en plus. Un avancement de grade pour l'un et sans doute une expatriation volontaire pour l'autre. Et celui-là, je ne le reverrais plus, et ça me fout les boules... ça me touche plus que je ne l'imaginait.

Et aussi sec ça me ramène à mon pitoyable parcours.

En temps normal, ça me mettrait un formidable coup de pied au c**, mais là, j'ai juste le sentiment que je n'avance plus. Et pire, je recule.

Parce que, soyons réalistes, même si j'en décroche un de job pérenne un jour, ça sera un éternel recommencement (et j'en ai marre de recommencer, suis curieuse, donc j'ai envie d'apprendre, certes, mais par choix, pas par obligation) avec un salaire de base, et sans perspectives d'évolution intéressante, financièrement parlant, mais aussi pour mon ego.

Ca ne sera pas autre chose que de la survie en fait, un job alimentaire, comme les autres, mais stable.

Pourquoi ? Parce que nous sommes un certain nombre à devoir nous contenter des restes. A devoir faire abstraction de nos souhaits, de nos ambitions, à devoir passer outre nos principes, si on veut s'en sortir.

Ces derniers mois, depuis le décès de mon papa, ont été très-très occupés, et là, je vais être à nouveau face à moi-même, sans perspectives. A ruminer et cogiter, à stresser sur mon avenir...

Et c'est usant, d'une part parce qu'un organisme stressé a du mal à fonctionner de façon optimale et d'autre part, parce que maintenant, vu le désastre de mon parcours, à chaque décision que je prends, je me dis que c'est pas la bonne, que je raisonne à l'envers.

Et c'est dommage, parce qu'il y a tant de choses que j'en envie de faire, comme apprendre l'anglais (suis une nullité), faire un peu de bricolage (pour ça, me faut mon appart' à moi), voyager, (pour ça faut que l'appart soit payé, et la retraite assurée),  vu que je n'ai jamais quitté (sur du long terme) ma région ni même mon département, même pas pour des vacances ; alors peut-être que ça aussi, ça a des incidences sur ma vie (mon absence de vie).

Bref, en ce moment, suis un peu comme une cocotte-minute qui attend qu'on lui retire sa soupape.

Et la lassitude se fait sentir, cruellement.

 

09:05 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (6)

29/03/2010

Questions existentielles

En discutant avec des collègues (de ce boulot, mais aussi d'emplois passés), à propos de mon (misérable et atypique) parcours professionnel, j'en suis arrivée à faire 2 constatations essentielles.

Tout d'abord, et bien que bossant essentiellement dans le tertiaire, et plus précisément, le "service au public", j'ai dû à chaque fois me familiariser avec le "métier", le secteur d'activités dans lequel je débarquais, les termes, les procédures, les méthodes, les partenaires et prestataires assimilés etc... Et ce sans aucune difficulté ou si peu (on est des humains, pas des machines). Même si comme je le disais, à chaque nouveau poste, ça revient un peu à apprendre une deuxième langue. Et de "technicienne de surface" à enseignante en passant par assistante administrative dans de nombreux secteurs d'activités allant du logement à la politique, je peux dire que le terme de polyvalence pour mon cas n'est pas un vain mot.

Et deuxièmement, je peux me "vanter", d'avoir obtenu le poste pour lequel je postulais, dans plus de 9 cas sur 10, si j'avais eu la chance de passer le cap des entretiens et/ou tests divers et variés. J'ai même eu à de nombreuses reprises des félicitations pour mon CV (faut dire que faire tenir mon parcours sur un recto de page, c'est complexe, limite artistique). J'ai eu aussi de très nombreux retours positifs concernant les entretiens. Mon côté pétillant, assez "brut de décoffrage" etc... semble plaire et convaincre (malheureusement cette qualité va décroissant au fur et à mesure que le temps passe, pour laisser place à de la résignation). Il m'est même arrivé d'avoir le "petit luxe" de choisir entre 2 ou 3 propositions de CDD simultanées (en plus c'est pas forcément vers la proposition au salaire le plus élevé que je me tourne, ce que certains employeurs semblent avoir du mal à admettre).

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28/03/2010

Dans nos assiettes

Hier, petites courses. faut bien remplir le frigo. Et pour une fois, pas sur internet les courses, nan, en vrai de vrai, dans la grande surface.

Alors bon, rayon fruits/légumes, je me dis que côté fruits je vais varier un peu. Les agrumes OK, mais les dernières oranges achetées n'étaient pas à mon goût. Pamplemousses, vi mais bon, faut varier.

Les kiwis, pas terribles (quand je repense aux kiwis que je mangeais il y a 20 ans, j'ai l'impression que c'est plus le même fruit...)

Et me voilà devant un étal de melons.

Affichés "melons charentais", autour de 2 € pièce.

 

IMGP3743 (2).JPG

Bon, je me dis l'espace d'une seconde qu'un melon charentais au mois de mars, c'est curieux, surtout que le littoral vient de subir une désastreuse tempête et que toute la France à l'impression d'être en hiver depuis 6 mois, m'enfin bon, on mange bien des tomates toute l'année, sans trop se poser de questions existentielles, qui de toute façon trouveraient assez vite réponse dans notre porte-monnaie.

Alors j'achète.

Puis ce midi, opération melon que je m'apprête à découper le temps que le reste du repas cuit.

Et là décryptage de l'étiquette. Tout est dit.

 

IMGP3743.JPG

Ou presque, parce que pour la petite histoire, en direct, après goûtage, si je ne doute pas de l'existence d'un "sud" du Maroc, en revanche, j'ai des doutes sur la présence du soleil.

Ce melon n'avait pas un goût réellement sucré, et il y avait autant à boire qu'à manger.

Enfin, je plaide coupable, je n'avais pas lu l'affichage.

 

25/03/2010

[CPAM I] Bilan et dernière ligne droite

Et voilà, recrutée le 25 novembre, j'arrive donc au terme de 4 mois de travail. Et mon contrat se terminant le 31 mars (le lendemain de mon anniversaire, coup de bol que le mois de mars soit doté de 31 jours sinon je le "fêtais" d'une curieuse façon ; quoique de toute façon et vu les circonstances et vu le peu d'attachement que j'apporte aux dates symboliques, cette journée sera comme une autre), j'attaque aujourd'hui ma dernière semaine de travail.

Alors, non pas que je veuille me la couler douce en cette fin de contrat ; j'ai en effet pour habitude dans ces situations, de bosser "normalement" jusqu'à la dernière minute, mais je vais devoir alléger mes horaires, puisque je dois partir avec un compteur-temps à 00h00, ou du moins m'en approcher. Et que la semaine dernière j'avais plus de 4h d'avance.

Petit à petit, j'arrive à faire diminuer, l'idée étant d'arriver à zéro ou en négatif d'ici vendredi, ce qui devrait être fait, histoire que de lundi à mercredi je bosse sans heures excédentaires (et pas trop déficitaires non plus).

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23/03/2010

Le printemps, ses fleurs... et ses grèves

prim23mars10.JPGMardi 23 mars 2010, Jour de grève nationale. Pour planter le décors, non il ne s'agit pas d'une énième grève du secteur public visant à emmerder l'usager. Le droit de grève est inscrit dans le préambule de la constitution du 27 octobre 1946 : "Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent".

Alors les salariés du privé, qui au passage ont des salaires en moyenne supérieurs à ceux du public, peuvent parfaitement sacrifier 2 h ou une journée de travail pour défendre une/des cause(s), s'ils le jugent utile. Nul besoin de se plaindre en direct devant les caméras de ces méchants fonctionnaires qui font rien que de les embêter.

Comme si les-dits fonctionnaires ou agent de service au public se faisaient une sorte de vocation de pourrir la vie des autres quelques jours par an.

 

N'oublions pas par exemple, que quand des personnels de crèche sont en grève pour réclamer le remplacement des départs à a retraite, de meilleures conditions de travail, il y va de l'intérêt de vos enfants. Et que à chaque rentrée, vous êtes probablement les 1ers à pester contre le manque de place dans les crèches justement.

Donc on ne peut pas se plaindre du problème et en même temps en vouloir à ceux qui tentent de le solutionner. Ou alors, il faut pouvoir argumenter et apporter d'autres hypothèses de travail.

Vous trouvez l'attente à la CPAM trop longue, vous trouvez abusif que des CAF ferment plusieurs jours par mois pour surcharge de dossiers à traiter, vous êtes mécontents parce qu'il y a 35 élèves par classes ou 5 h d'attente aux urgences des hôpitaux. Et tout ça avec des millions de demandeur d'emploi.

Mécontents aussi de la taxe carbone ou de la taxe sur les médicaments, du prix de l'essence sans cesse en hausse pendant que Total dégage des profits hallucinants (et dégage aussi du personnel), phénomènes qui contribuent à diminuer le pouvoir d'achat. Vous vous inquiétez de devoir bosser jusqu'à plus de 65 ans pour une retraite misérable...

Alors c'est le moment ou jamais l'exprimer, ou du moins de ne pas taper sur ceux qui veulent se faire entendre.

Parce que même si vous n'êtes pas dans la rue, ou tout simplement absent de votre poste de travail, vous profitez quand même de la moindre victoire des avancées obtenues, à chaque négociation.

Parce que c'est quand même curieux, mais quand des salariés se mettent en grève pour obtenir les hausses de salaire ou de meilleures conditions de travail, ben on n'a encore jamais vu un non gréviste refuser les avantages ainsi gagnés par les autres, au motif qu'il ne cautionnait pas le mouvement...

21/03/2010

Durée de validité des concours de la FPT

Comme expliqué lors de notes précédentes, lorsque l'on est lauréat d'un concours de la fonction publique territoriale, ça ne signifie par un poste à la clé. Cela donne juste au candidat-lauréat, le droit de "chercher un poste", une collectivité qui voudrait bien de lui.

En fait c'est un peu comme un passeport. Il faut un visa d'entrée.

A la publication des résultats débute donc un long parcours du combattant. Long de 3 années maximum, puisque la validité de ce concours est limitée dans le temps, à savoir, 1 an, renouvelable 2 fois.

Auparavant, c'était juste un an. Et puis, devant les difficultés de certains à trouver un poste, surtout dans certaines filières comme la filière culturelle par exemple, la loi est venue réviser la péremption.

Mais voilà, les difficultés à trouver un poste sont toujours présentes. Et les lauréats qui deviennent "reçus-collés" comme on dit dans notre jargon, de plus en plus nombreux. D'ailleurs longtemps les chiffres sont restés tabous. Le fait même de parler des reçus-collés est tabou. Et pourtant, aujourd'hui, on peut supposer que nous représentons 7 à 20 % des lauréats, selon filière.

Alors la filière culturelle est toujours une des plus mal lotie, mais souvent les lauréats bénéficient d'office d'une prolongation, car la loi stipule aussi que le concours est valable 3 ans ou jusqu'à organisation du prochain si aucun autre n'a été organisé depuis inscription sur la liste d'aptitude, ce qui permet parfois de gratter 12 ou 18 mois de plus.

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16/03/2010

Perles... sans méchanceté 2

Comme je l'ai expliqué, je suis une reçue-collée de la FPT, c'est à dire que je suis lauréate de concours, mais sans poste à l'issue des 3 ans.

Bref, comme suis aussi une kamikaze, et que j'aime pas trop laisser mon cerveau au repos, et que faut bien que je pense à mon avenir, et bien, je m'inscris à d'autres concours.

J'évite en revanche ceux de la territoriale, mais me suis quand même inscrite à l'un d'entre eux, ne fut-ce que parce qu'il y a une épreuve de français, que je qualifie d'assez complexe, car elle demande à faire remonter des souvenirs de la 3ème (tout le monde se souvient bien sûr des propositions subordonnées, relatives, etc...), que l'on retrouve dans le concours équivalent en catégorie, de la fonction publique d'Etat.

Tout ça pour dire que manifestement, la personne ayant rédigé la convocation a dû réussir plus particulièrement l'épreuve de tableau numérique. Parce que pour le français, manifestement faut bosser encore un peu :

IMGP3660.JPG

Pub !

C'est 20 minutes qui héberge ce blog, donc bon, je ne vais pas non plus ni tirer sur l'ambulance, ni me tirer une balle dans le pied avec ma note.

Mais juste pousser mon coup de gueule du moment. La puuuuub !

Alors oui, OK, suis consciente qu'il en faut de la pub, que faut bien payer les factures, les salaires et blabla. Et que même parfois on peut découvrir des sites sympas, grace aux pubs.

Mais trop de pub, d'une part, tue la pub, et d'autre part, me fait perdre toute envie de surfer sur le site en question.

Pourquoi je parle de ça ? Ben parce que aujourd'hui (j'ai pris un jour de congé histoire de me réhabituer à la vie "civile" qui m'attend à nouveau dans quelques jours et me voilà de retour d'une petite promenade, vu que le soleil est là, lui aussi, pour la petite histoire), brefn today, 20 minutes nous bombarde, nous aveugle d'une pub pour une banque.

Le fond de page est à l'effigie de cette banque, et chaque article est encadré de fenêtres, de tailles surdimensionnées, référence à cette banque, si bien que c'est tout juste si on voit les articles.ET ce d'autant que la pub en question est animée.

Et voilà en images ce que ça donne (et en plus, je leur fait de la pub !) :

20min.JPG
20min2.JPG

16:39 Publié dans Aboiements | Lien permanent | Commentaires (0)

14/03/2010

Elections et bla-bla 2 - A pas voté !

Nous y voilà, nous y sommes. Les élections dont on nous rabat finalement peu les oreilles quand on y pense. Sauf peut-être pour entendre les uns tirer dans les pattes des autres.

D'ailleurs c'est assez flagrant. Quand on interroge la gauche sur les raisons de voter pour eux, ils répondent quasi instantanément et unanimement qu'il faut faire barrage à Sarko, à la droite. Et quand on interroge la droite sur les mêmes motivations, eux ils arrivent quand même à sortir un programme, et bien sûr à 2 jours des élections, à semer le doute dans la tête des électeurs (par exemple, quel besoin d'annoncer maintenant qu'une loi sur la burqa serait proposée à l'automne, est-ce que cette info ne pouvait pas attendre la fin du mois, après les élections ?!!)

Ces élections deviennent un préambule à 2012 alors que les électeurs veulent du concret, du direct. Moi j'ai pas envie de savoir si je vais pouvoir trouver plus facilement du boulot en 2012, avec (ou sans) mes concours, je veux du taf, maintenant, et c'est maintenant que je veux qu'on limite les salaires des patrons, qu'on revienne sur la loi permettant aux parlementaires de percevoir le chômage et j'en passe, liste non exhausitive...

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Jean Ferrat

Tout d'abord, merci à ma famille de nous avoir élevé dans la diversité culturelle, que ce soit en terme de musique, de films ou littérature.

On a su apprécier une partie de ce qu'elle apprécie, tout comme elle n'est pas insensible à nos propres choix, à nos propres découvertes.

Il n'est pas dans mes habitudes de rendre des hommages à des artistes disparus, mais là, petite exception, pour une grande, une immense figure de la chanson française.

Jean FERRAT, un mec qui a si bien su chanter "sa" montagne :

qui a su mettre une musique sur la poésie de Louis Aragon (et merci au passage à la troupe des Enfoirés de m'avoir fait redécouvrir ce titre)

mais aussi qui a écrit pour les autres

Et on ne peut lui rendre hommage, sans évoquer l'ignominie de la déportation, et notamment des camps de concentration

09:00 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (2)

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