24/02/2010
Elections et bla-bla
Même si ça a échappé à bon nombre, dans quelques semaines, on vote. Enfin, quand je dis "on", je m'avance un peu, vu que chacun fera comme il lui plait. Et que moi, il me plait pour l'instant, de décider de ne pas me déplacer, pour des raisons qui seront développées lors d'une future note.
Et même, je vais me déplacer pour emmener des gens au bureau de vote et ne pas faire le devoir civique qui m'incombe.
Comme 54 % des français si j'en crois les derniers chiffres des sondages. Mais pas pour la même raison qu'eux.
Bref, donc qui dit élection, dit réveil de politiciens. On en voit partout. Et la somme d'inepties débitée atteint des sommets ; j'en parlais précédemment.
Par exemple, L. Wauquiez qui parle de l'emploi -déjà, il se trompe, il s'agit plutôt de non-emploi- veut transformer tous les chômeurs et surtout les moins de 25 et plus de 50 ans en aide-soignant. Bon courage. Parce que si les jeunes de moins de 25 ans avaient voulu être aide-soignant, ils n'auraient pas attendu qu'on leur souffle l'idée. Et pour les plus de 50 ans, certainement déjà usés par des années de travail physique, suis pas certaine que aide-soignant soit un bon plan. Et pour ceux épargnés par des années de travail physique, c'est pas à 50 balais qu'ils vont vouloir faire de nouvelles expériences, en tout cas pas celle-là je pense.
Mais les autres, dont moi, on en fait quoi ? Et la fusion ratée du Pôle ? Et les 18 000 recrutements que préconisait un rapport législatif, avant crise en plus, et qui se sont transformés en 1 800 misérables fausses-embauches, pas toutes pérennes, ce qui explique sans doute en partie mes déboires et pas que les miens.
O. Besancenot (et d'autres de gauche), ont eux décidé de faire des retraites leur combat du moment. Maintenir l'âge de départ à 60 ans. C'est très louable, et je cautionne (j'ajoute qu'il faut une remise à plat des systèmes, car injustes pour l'instant au niveau du nombre d'années de cotisation). Mais homogénéiser ne veut pas dire tirer vers le haut, d'autant que les expériences de l'Allemagne ou encore l'Espagne de repousser une première fois l'âge de départ ne sont pas concluantes, vu qu'il est repoussé à nouveau.
Et puis et surtout, les retraites ne sont pas du ressort des conseils régionaux, donc bon, pas utile de fausser la donne. Et d'autre part, il(s) se trompe(nt) de problème. Parce que pour pouvoir partir à 60 ans, tout en ayant cotisé 42 ans (au moins, mais on ne sait pas ce que nous réserve l'avenir), il faudrait pouvoir commencer à bosser à 18 ans et le faire dans un parcours assez régulier pour maintenir un certain niveau.
Et bon, qui peut se vanter de commencer à bosser à 18 ans de nos jours ? Les apprentis peut-être, mais vu le peu d'attrait (dû à la méconnaissance) de cette filière, ils ne sont pas légion.
Donc la retraite, pour toute une génération, ça va être à 65 ans minimum, sauf à gagner au loto, parce que en plus, le rachat de trimestres, ça coûte un bras.
E. Woerth lui nous parle des recrutements dans la fonction publique. Ah bon ! Elle recrute la FP, parce que mes deux concours et moi, on ne s'en serait pas doutés !
Et bien il a tout simplement omis de parler des reçus-collés. Et omis aussi de répondre à mon courrier qui m'a uniquement valu un accusé de réception, à moins que la Poste ne me l'ai perdue, sa réponse.
Par contre à sa décharge, il a aussi dit quelque chose de pas faux (ben vi !). A savoir que la FPT qui est "entre les mains" de la gauche actuellement (les régions sont à gauche, quelques conseils généraux aussi, sans parler de grandes villes) est la championne de la précarité dans ses effectifs. Vu qu'elle choisit sciemment de recruter des contractuels (de débaucher même) au détriment des lauréats, victimes eux de la double peine puisque non recrutés et en plus au chômage.
Et ces mêmes élus qui agissent de la sorte sont les 1ers à dire qu'il faut descendre dans la rue pour lutter contre la précarité, les inégalités etc...
L'hôpital qui se fout de la charité en quelque sorte.
Indépendamment de quelques trop rares collectivités qui préconisent justement le recrutement de lauréats, vrais "externes", pour aller dans le sens de la constitution (recruter sur concours), et résorber les listes d'aptitude.
09:00 Publié dans Actu, Eco & Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élections, collectivités, reçu-collés, concours














Commentaires
Vous dites : on vote. Oui, certainement, même les détenus en prison, par procuration. Je connais une personne qui a eu beaucoup de problèmes pour créer son exploitation bio, toujours inexistante d'ailleurs, bref, il a fait une bêtise pour défendre ses intérêts : sursis avec mise à l'épreuve et inscription au casier judiciaire. Et bien, récemment, je suis tombée des nues : cette personne a reçu le courrier comme quoi elle ne pouvait pas voter à cause de son casier judiciaire (pas de vol, escroquerie, deal, bagarre, abus de biens sociaux, abus du pouvoir, prise illégale d'intérêts, détournements de fonds... rien de tout cela !) Juste un coup de nerfs sans toucher personne. Et cette personne n'est pas déchue de ses droits civiques. Comment expliquez-vous cela ? Comme on disait en Gaule : le ciel nous est tombé sur la tête ? Alors voter pour qui ? Pour ceux qui humilient ainsi des citoyens sans leur donner localement les moyens de créer une entreprise car source de bénéfices ce qui ne plaît pas beaucoup aux pontes locaux. Et maintenant cela ? Avant, il y avait les duels; maintenant, on donne la mort morale et sociale si ce n'est pas physique tant les souffrances sont fortes.
Écrit par : Naguima | 01/03/2010
Bonjour,
Et merci de votre visite.
Pour tout dire, l'histoire que vous relatez est très symptomatique des incohérences de la société.
Et là, spontanément, je n'explique pas du tout comment on peut se retrouver interdit de vote dans déchéance des droits civiques, ce qui présume donc que le "délit" ne valait pas une telle sanction...
Et j'imagine que cette personne doit avoir maintenant encore plus de difficultés dans ses démarches de création.
Pour ça que je disais, "on vote... oui mais pas moi".
Je sais pertinemment que mon geste sera sans conséquence, mais là, à 15 jours du scrutin et après 1 an de prépa de concours et 3 ans de recherches intensives, c'est tout ce qui me reste.
Écrit par : L. | 01/03/2010
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