Avertir le modérateur

03/01/2010

A table !

Ticket restaurant, Chèque déjeuner, Chèque de table ou encore Chèque restaurant. Autant de formules connues de bon nombre de salariés.

Et pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une forme de titre de paiement permettant aux salariés ne pouvant bénéficier sur leur lieu de travail d'une cantine ou d'un self, de pouvoir se restaurer facilement à l'extérieur, en achetant des plats chauds, de la vente à emporter, des plats préparés, y compris vendus en grande surface.

De plus, et dans le cadre des campagnes "mangez 5 fruits et légumes par jours", campagne très discriminante puisque largement pas à la portée de toute les bourses, surtout quand on cumule avec l'autre slogan "mangez 3 produits laitiers", le Gouvernement a fait voter en 2009 un amendement permettant d'étendre la portée de ces titres de paiement à l'achat des fruits et légumes frais. Et ce d'autant qu'il n'y a pas plus facilement consommable qu'une pomme ou une nectarine.

Oui mais, loi votée ne veut pas pour autant dire loi applicable et appliquée. En effet, dans certains cas, il faut aussi publier le décret d'application, et là, on attend encore manifestement...


Et comme si ça ne suffisait pas, on navigue aussi en eaux troubles quant à l'acceptation ou non de ce moyen de paiement, au niveau des grandes surfaces, à la fois selon les enseignes et selon les hôtes/hôtesses de caisse. C'est à croire aussi que c'est à la tête du client.

Alors 1er bémol, en décembre, l'hyper de ma commune me refuse mon chèque déjeuner car il est estampillé 2010. J'écrase. Je me renseigne, et je découvre que les titres frappés 2010 sont utilisables depuis le 1er décembre A-1 jusqu'au 31 janvier A+1. Bon, j'ai pas eu besoin de déclamer la loi la fois suivante mais...

Mais, par la suite mes titres de paiements sont aussi souvent acceptés pour tout, à savoir que j'ai passé un panier d'une valeur d'une quarantaine d'euros, et composé de plusieurs articles, dont un seul et unique comestible (des chocolats) à 7,50 €. J'ai payé une part avec 2 chèques, soit plus de 16 €, et je cite l'hôtesse de caisse "du moment qu'il y a un article qui se mange, je les prends". A la limite, elle aurait pris la valeur du panier en chèques si j'avais voulu.

Et je me suis aussi vu refuser mon chèque-déjeuner de 8,70 € dans la même grande surface, par une autre hôtesse, car mes produits "comestibles" n'étaient pas issus du rayon traiteur. Il s'agissait de plats préparés pour une personne et micro-ondable, donc plus facilement et rapidement préparés qu'un gratin dauphinois du traiteur à cuire pendant ½ h minimum (durée de ma pause).

Donc je me décide à quelques recherches sur le net, pour m'apercevoir que finalement, on est tous logés à la même enseigne, si j'ose dire. C'est-à-dire qu'il y a la loi, et l'adaptation de la loi. Les enseignes qui acceptent les titres resto pour l'achat d'un CD ou d'une tunique, même s'il y a de l'alimentaire dans le chariot sont dans l'illégalité, ça on s'en doutait. Et se font aussi remonter les bretelles par Bercy. Mais elles veulent fidéliser leur clientèle, et en plus elle savent que le ticket-resto sera honoré, alors qu'un chèque bancaire peut fort bien être sans provisions.

Et la loi est mal faite puisque sont exclus du champ d'application des produits à consommation rapide comme les plats cuisinés pour 1 personne pris en rayon ou surgelés, ou encore la baguette et les tranches de jambon, les yaourts, des produits pourtant directement consommables, tandis qu'elle intègre le hachis Parmentier, les tomates farcies ou encore le couscous etc du traiteur, alors même qu'ils doivent être reconditionnés et/ou mijotés pour être mangés, donc pas consommables "en direct".

J'ajoute de plus qu'ils sont effectivement acceptés dans les restaurants, mais rares sont les restau permettant de manger pour 8 €, et moins encore quand on est végétarien, ou que la religion ou la santé impose des produits spécifiques.

Alors, certes je ne vais pas me plaindre de pouvoir disposer de cet avantage là, mais il serait tant que les grandes surfaces se mettent d'accord, au moins par enseignes, pour déterminer la validité ou l'exclusion de ces moyens de paiement. Ou se contentent d'appliquer la loi, mais pour ça encore faudrait-il qu'elle soit plus claire, et plus juste.

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu