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27/12/2009

[CPAM I] Bilan d'un mois de travail

Voici un mois que j'ai été recrutée. Je suis donc pile au milieu de mon contrat. Et, heureuse nouvelle, j'ai été payée, salaire viré sur mon compte le soir du 24 décembre (coup de bol, sinon, avec ma banque qui ne travaillait pas samedi, et qui ne bosse pas le lundi non plus, j'allais devoir attendre mardi pour voir se remplumer mon compte qui virait sérieusement au rouge cramoisi).

Je ne sais pas trop encore à quoi correspond le salaire que j'ai perçu vu que j'avais eu une avance fin novembre, mais une chose est certaine, ça fait un bien fou.

Aussi étrange que cela puisse paraître à certains, je perçois à peu de chose près la même chose que si j'étais encore sous ARE, mais, là, c'est avec la satisfaction de se lever le matin avec un but. Et d'être utile à la société, au lieu d'être une sorte de boulet pompeur de fric comme on est trop souvent et à tort considérés. Et aussi de me changer les idées vu tous les problèmes (et c'est un euphémisme) accumulés ces derniers mois.

 


En plus, rémunérée un poil au dessus du SMIC (une certaine reconnaissance des qualifications, ce n'est pas négligeable, et ça regonfle un peu le moral), ça me permet de prendre les tickets resto sans que ma fiche de paie ne se retrouve qu'avec 3 chiffres. Là aussi, psychologiquement, c'est un plus.

Mais un mois déjà et cet emploi est toujours aussi frustrant. Comme tout poste sur lequel on a atterri comme un cheveu sur une soupe, et sur lequel on est en transit.

Je fais mon boulot, certes. Avec des erreurs aussi, sans aucun doute.

Je suis obligée de déranger les collègues toute la journée du fait que je doute sur le traitement de certains dossiers. Le point positif étant que lorsque je doute, en principe, mes collègues doutent aussi quant à la suite à donner. Non seulement ils doutent, mais parfois les avis divergent.

Chaque cas est particulier. Chaque cas appelle une réponse différente, et ce même quand un dossier semble avoir des similitudes avec le précédent.

Alors ce qui est frustrant, c'est :

  • de devoir bosser de façon mécanique, sans pouvoir se poser de questions sur le pourquoi de tel traitement et pas d'un autre. Ou plutôt si, les questions, je me les pose, mais je me les garde aussi le plus souvent.
  • de ne pas savoir exactement, ni pouvoir comprendre sur quoi bosse le collègue du bureau d'en face ou d'à côté.

Tout ça parce que nous sommes en sous-effectifs (non remplacement d'un départ à la retraite sur deux) mais toujours soumis au même rendement. Et que ça laisse donc peu de place aux explications, ou alors, distillées façon puzzle. Et après, faut le reconstituer le puzzle.

Et avec ça, on nous demande d'être efficient, de montrer ses motivations, d'être actifs, réactifs, zélés...

Par contre, la flexibilité des horaires, surtout dans ma situation (familiale et professionnelle), c'est plus qu'appréciable.

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