30/10/2009
Le droit à la formation au long de la vie...
Petite parenthèse pour parler formation justement.
On nous vante les mérites du droit à la formation au long de la vie. Les parlementaires, ministres, syndicats ou fédérations patronales ont tous leur avis sur la question.
Et bien sûr, il y a des lois. Mouais, il y a surtout les lois… et l'application des lois. Et là ça se complique.
On nous parle VAE, VAP, CIF, DIF et j'en passe.
D'ailleurs, c'est marrant cette facilité qu'ont les Ministres et parlementaires déchus à faire reconnaître leurs compétences juridiques par exemple, pour tout à coup devenir prof ou avocat (alors même que s'il est 2 catégories qui n'ont pas à se préoccuper de leur retraite, c'est bien eux).
Que le citoyen lambda tente de faire de même et il part au devant d'un parcours du combattant usant, et au final, de grosses désillusions, et pire encore s'il est demandeur d'emploi.
J'ai demandé une formation de mise à niveau en bureautique, il y a plus d'un an. Et j'attends…
Point de budget, et de fait, des listes d'attente qui s'allongent. Et bien évidemment qu'avec un BTS assistante de direction, on n'est pas prioritaire… d'après eux.
Et puis les organismes de formation sont très souvent situés dans des endroits peu accessibles, mal desservis par les transports en commun. Faire plus de 2 h de trajet 2 fois par semaine pour 1 h de formation, c'est pas incitatif.
Pourquoi si peu de partenariats avec les universités, les CCI par exemple ?
Une formation en langue (anglais), me serait utile aussi, pour ne pas dire indispensable. Pas une offre n'est publiée sans qu'il soit fait mention de connaissances d'une 2ème langue. Alors je sais que ce n'est pas une formation de 50 h qui va me métamorphoser en en parfaite bilingue, version Jodie Foster, mais ça pourrait au moins déterrer mes connaissances scolaires.
Alors quand j'entends ou je lis (ici par exemple) l'UNEDIC se vanter de n'avoir utilisé en 2006, 2007 (et sûrement idem en 2008) QUE la moitié de son budget du volet de formation, je m'interroge sur réelles motivations des pouvoirs publics à faire appliquer les lois en la matière.
Outre une mise à niveau bureautique, je souhaitais reprendre mes études. Une licence (L3) de droit (licence d'administration publique pour être précise). Ce choix est mûrement réflléchi et entre dans le cadre de la définitition de mon parcours professionnel.
Mon dossier avait été retenu dans plusieurs universités, dont celle de Poitiers, par le CNED. Cette solution de cours par correspondance me satisfaisait car au cas où je sois amenée à déménager pour un emploi, je pouvais poursuivre les cours quand même.
Ma demande de formation en CIF a été rejetée par mon employeur de l'époque (celui par qui j'ai été licenciée quelques semaines plus tard).
Puis les rouages de l'administration s'en sont mélés. Ma demande a été rejetée. Plus ou moins au motif que ma formation ne débouchera pas sur une formation qualifiante pour un métier dit "en tension".
En France, on ne peut pas inscrit au Pôle-Emploi, et à la Fac en même temps. On doit être disponible à 200 % pour la recherche d'emploi. Sauf donc cas très particuliers.
L'Espagne vient elle de mettre en place des mesures pour inciter ses administrés, victimes de la crise, à retourner sur les bancs de l'école.
10:23 Publié dans Recherche emploi & Formation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : formation, unedic, langues, pôle-emploi, cif, vae














Commentaires
On s'est fait bercé par un slogan:
"Je veux être le président d'une France qui incarnera l'audace, l'intelligence et la création"!
Je te propose celui-ci:
" JE VEUX ÊTRE LE PRÉSIDENT D’UNE FRANCE QUE JE VEUX TENIR DANS LE CONTRÖLE PAR L’ASSISTANAT ET L’IGNORANCE !
Écrit par : Jeanniedorient | 06/11/2009
@ Jeanniedorient : Le slogan que tu proposes me semble (malheureusement) parfaitement adapté à la situation.
Du coup suis allée relire les grandes lignes de son discours pré-électoral.
C'est éloquent. Notamment le passage sur la formation des jeunes.
Et aussi, dans la lignée de ce que tu cites :
"Je veux être le Président de tous ces Français qui pensent que l’assistanat est dégradant pour la personne humaine."
Écrit par : L. | 07/11/2009
Bonjour, prends ton souffle et lis, tu vas comprendre sur quoi je me bats depuis 18 mois, je vais créer une association communale avec le concours de mon maire, pour les exclus jetés en retraite d'office 1948=2008.
Donc tu vois nous avons le même problème et c'est très grave pour la France.
Dis toi bien que nous avons un gouvernement délinquant moi je dis " la délinquance gouvernementale". Pour moi elle commença après le Général De Gaulle et aujourd'hui une gouvernance people. Donc je n'ai pas de scrupule de dire se que je pense, toutefois avec respect.
Je viens d'envoyer ce courrier .
Monsieur le Président,
J’appelle votre attention sur une réconciliation de l’électorat senior oublié dans votre dossier sur la réforme de la retraite.
Un dossier incomplet non abouti.
Votre volonté de mettre fin à un scandale social, vous dénoncez le « gâchis » le « racisme de l’âge » le partage du travail et le sous emploi des seniors.
Dans votre campagne électorale, j’avais espoir du slogan très prometteur !
« JE VEUX ÊTRE LE PRESIDENT D'UNE FRANCE QUI INCARNERA L'AUDACE, L’INTELLIGENCE ET LA CREATION! »
Et je vous en remercie pour ces paroles qui laissent à penser que tous citoyens de France, puissent saisir cette audace que vous offrez, ainsi je souhaite mettre en lumière un manquement à votre réforme qui concerne les personnes nées en 1948 et je vous en fais la démonstration.
Le senior de 59 ans, dont l’entreprise souhaite licencier pour les raisons suivantes :
_1_ Son entreprise doit réduire son coût salarial à cause de la conjoncture.
_2_ Ses 160 trimestres à taux pleins en début d’année 2008/.
_3_Pour le choix d’un employé plus jeune.
Ce senior de 59 ans s’inscrit au Pôle Emploi fin juin 2007 à 8 mois de ses 60 ans.
_Il est en recherche d’emploi et demande une formation dans une autre branche professionnelle autre que la sienne.
_Le Pôle Emploi sachant les travaux en direction des seniors, mais en ignorant le contenu, le dirige vers une dispense de recherche d’emploi dans cette l’attente, mais également le dissuade de toutes actions mettant en avant son âge.
_ Approximativement le dirige vers le Greta de sa ville.
Ce senior découvre alors le non sens de cette proposition.
_1_Les travaux proposés par le Greta ne sont pas adaptés au souhait de la formation en question.
_2_Le matériel informatique année 2000 présente une régression et non une approche positive sur l’apprentissage désiré.
_3_La mixité des branches professionnelles aux nombres de 16 personnes, font que le surveillant ou professeur ne peut être disponible à la demande. L’attente d’explications demeure longue et démotivante.
_4_Enfin, un coût inutile pour la communauté.
Ce senior en attente de ses 60 ans en début d’année 2008, est :
_ Demandeur d’emploi,
_ Demandeur d’une formation professionnelle,
_ dispensé de pointer,
Ce senior décide d’interpeller le gouvernement dés janvier 2008.
_Ses sujets proposés seront liés aux licenciements des seniors proches de la retraite, la médiation dans l’entreprise et du Pôle Emploi.
_Une proposition particulière et inédite sur la réintégration au Pôle Emploi destinée aux retraités d’office que les assédics ont radiés pour ce motif, et leur offrant une formation.
Ce senior radié des assedics sans qu’il puisse avoir de recours, s’est trouvé dans le cadre d’une retraite obligatoire début mars 2009.
Monsieur Wauquiez évoque que l’état actuel de la législation et de sa réglementation ne permet pas de financer une formation pour les personnes qui perçoivent leurs pensions de retraite. Sa seule proposition faite devant les difficultés liées à la retraite seront d’interpeller les organismes du service social et des services fiscaux.
Une manière de progresser dans l’assistanat et d’appauvrir le respect de soi.
Monsieur le Président, vous annoncez que la France fait figure de mauvais élève en Europe avec un taux de 38,4% de seniors au travail, les exclus de 1948 ne font-ils pas les 10% manquants ?
Ne vous semble-t-il pas que vous utilisez aussi les mêmes arguments de ces patrons sans reconnaissance humaine ?
N’est-il pas en votre pouvoir, et dans sa continuité de la réforme sur le prolongement de la vie professionnelle à 65 ans, d’avoir une révision logique sur les personnes qui le demanderont, de réparer cette « erreur économique » qu’ait la mise à la retraite d’office des 60 ans de 2008 ?
Ces quelques personnes que vous privez d’avenir professionnel, porteront le poids de l’incohérence associée à votre discours.
LES SAINTS NE SONT PAS TOUS BIENVEILLANTS
20 octobre, Colette Monges, 61 ans, avait rendez-vous avec le chargé d’affaire de l’emploi et de l’industrie, Monsieur Laurent Wauquiez, auteur du livre : Un huron à l’assemblée nationale. Du moins le pensait-elle.
Confiante sur son dossier et de son avenir, elle se prépare pour 1 heure et demie de route.
Mais voilà, le dialogue ne s’installe pas et l’échange devient langage de sourd.
Voici l’histoire de cette entrevue.
Des illusions perdues…
Taguée d’un parti politique
Que le « gâchis et le racisme de l’âge » puissent-ils se perdre dans les oubliettes du palais Élyséen suivant les méandres des réformes. Des paroles qui peuvent s’appliquer aux nouveaux et jeunes retraités de 60 ans en passages obligés à la retraite d’office. Causes perdues, ils seront les laissés pour compte si grande envie leur prenaient de redéfinir une carrière professionnelle incluant une formation subventionnée par le conseil des régions.
5h48, je suis réveillée bien avant que le réveil ne sonne. J'ai une journée très importante qui s'annonce et mon souci premier, c'est d'être à la hauteur de mon rendez-vous de 11h30 à Monastier-sur-Gazeille en Haute-Loire. Ce n'est pas rien d'avoir rendez-vous avec Laurent Wauquiez ! Enfin, une entrevue que j'attendais depuis plus de 18mois.
Dés 9h je suis sur le départ, habillée très sobrement toutefois avec une distinction chic et un brin de fantaisie qui dévoile ma créativité. La créativité voilà le point de départ de toute l'histoire.
Accolée à l'ancien couvent, l'abbaye du XVIIIe abrite dans son sein la mairie de la ville. J'empreinte l'escalier de pierres usées par le temps qui m'amène sur un immense couloir. A l'époque, il donnait accès aux cellules avec des portes anciennes à chambranles moulurés. Dans la vaste pièce qui fait office de salle d'attente je ne suis pas seule pour la permanence du maire. Sur les deux personnes, l'une d'elle me signale qu'il y a du retard, presque ¾ d'heure. Je m'installe sur la table des conférences, proche du radiateur, car les vieilles pierres restituent un froid glacial sous ses voûtes en ogives.
A ma grande surprise, un homme s'avance vers les deux personnes et disparaît de l'autre coté du couloir avec l'une d'elle. Je demande alors, au jeune homme assis non loin de moi, qui est-ce ? Il me répond qu’il est le suppléant de Laurent Wauquiez !
Étonnée puis contrariée, j'appelle la secrétaire de Laurent Wauquiez.
Après discussion et des excuses banales, j’accuse avec regret le protocole. Elle me conseille de rester afin que je puisse exposer ma requête à Monsieur Christian Charret chargé de définir l’utilité d’un rendez-vous avec Monsieur Wauquiez.
Je suis la dernière et le suppléant avec un grand sourire plein d'élégance, me précède à son bureau occasionnel. Il se présente et me remet la carte de visite de Laurent Wauquiez. Je lui fis part de ma déconvenue.
J'expose le fond de mon histoire :
Juin 2007
_ « A 8 mois de mes 60 ans, mon entreprise décide de me licencier. Inscrite au Pôle Emploi, je demande une formation d'infographie Designer à la suite d'une carrière de 32 ans d’itinérante commerciale. Je suis éconduite sur cette option par la discrimination de l'âge. Au terme, je suis tout simplement mise en retraite d’office.
Octobre 2007 j’'écris quelques textes de propositions et les envoie à nos dirigeants en janvier 2008 sur la discrimination des seniors licenciés, la retraite d’office que je dénonce et propose la formation de réinsertion. Toutes les réponses ci-jointes que voilà.
J'ai sollicité l’intervention de Jean-Jacques Faucher, Maire de Brioude, pour appréhender une solution auprès de Laurent Wauquiez afin d'être bénéficiaire d'une formation avec une prise en charge par le Conseil Régional. »
Monsieur Christian Charret, suppléant de Laurent Wauquiez, me demande en quoi il peut-être utile. Je pensais que mon exposé de situation été compris, d'autant plus qu’il feuilletait mon book. Parcours, textes de lois, lettres écrites accompagnées de ses réponses.
Je réponds simplement et sans détour.
_Je souhaite, Monsieur, de pouvoir faire cette formation si possible accompagnée d’une prise en charge du Conseil Régional. En juin 2007, l'assedic n'a pas pris en compte cette option pour les raisons que je viens d'évoquer, c’est pour cela que je suis ici.
Il m'explique que ma demande n'était pas recevable dans le contexte actuel.
_Que le gouvernement se penche sur le dossier des seniors demandeurs d'emplois qui donne droit aux formations. Sachez que nous sommes seniors à 50 ans.
_Étonnement. Mais justement, je comprends bien les priorités, c'est bien pour cela que j'ai apporté ma contribution avec quelques mesures écrites à ce sujet fin 2007. J’ai été demandeur d'emploi et aucunes propositions ne m’ont été faites mettant en cause mes 60 ans prochains. En déduction et à priori les employeurs ne miseraient pas sur un senior! Donc je me pose la question, pourquoi ce cas de figure ne fait-il pas l’objet de concertation?
Il me fait comprendre qu’ « Avant » le gouvernement ne s'était pas penché sur la discrimination de l'âge et devant l’ampleur des seniors sans emploi, des nouvelles applications sont en route pour inciter les employeurs à embaucher les plus de 50 ans. Pour l’heure rien n’était prévu au calendrier de la situation que j’évoque.
Confite dans mon désarroi, les yeux larmoyants, je lui ai répondu d’un jet:
_ Mais c’est injuste, que puis-je espérer de l’avenir ? Je n’ai donc plus d’espérance que de celui de prendre ma voiture et de sauter le ravin ?
Avec distance et calme sans en prendre note il me lança :
_ Faites, c’est à vous de voir!
Puis, sur un ton plus déterminé, avec un grain de révolte je repris:
_Mais c'est le chat qui se mord la queue ! Si j’ai bien compris, « avant » je n’étais pas bénéficiaire d’une formation dans le cadre de demandeur d’emploi puisque je justifiais mes trimestres à taux pleins, donc retraite d’office. Maintenant à quelques mois de la libération de la retraite d’office, donc « après » je ne peux toujours pas espérer à cette formation, parce que je ne fais plus partie du paysage de demandeur d’emploi ! Alors que puis-je prétendre de l’avenir ?
J'ai un potentiel, un dynamisme, j’ai une intelligence, je dois et je veux continuer à travailler, mais dans un autre domaine que le commercial. Depuis 18 mois, date de la retraite, je végète, je ne vis plus normalement par manque de ressources, je ne fais plus face aux impôts qui par ailleurs, ne se sont pas gênés de faire des saisies sur les Caisses de retraite et complémentaire après avoir essuyé un refus d'une remise à titre gracieux. Je ne vous apprends rien du système d'imposition que nous avons en France et ses conséquences. Baisse brutale des revenus, de l’emploi au chômage, suivie de la retraite. Les impôts sont calculés en décalage. C’est un raisonnement et une application illogique.
Alors, qu’avons-nous à attendre d’un gouvernement si, il n’est pas en mesure de mettre en place des solutions à ce problème précis, comment compter sur lui et être avec lui?
Notre entretien prend une dimension tendu, devant l’incompréhension, j'ajoute que si rien ne peux se faire actuellement, la question est posée pour demain, quand sera-t-il ? Je ne serai pas la seule dans cette position de demandeur de retour à l’emploi sous une autre forme. Je réitère, que je n'aie jamais voulu être à la retraite, les institutions françaises m'y ont mise d'office en mars 2008.
Voyant mon insistance et mon ton désappointé mais volontaire, Il, avec agacement, me fit comprendre que je n’étais pas à son écoute, que ma demande ne pouvait aboutir, ni aujourd'hui ni pour demain. Je cite :
_ Qu'il n'y aurait aucun projet offrant une formation subventionnée par le conseil des régions en direction des retraités.
_Que les formations sont pour les jeunes pour acquérir une référence complémentaire professionnelle et les demandeurs d'emplois.
_Que je pouvais cumuler emploi/retraite
_Que j'avais le choix sur le service à la personne.
_Qu'il y avait des gens plus mal lotis.
_Que si m'a condition était difficile, des organismes existent à cet effet et qu'il allait voir pour les saisies du Trésor Public, mais ne promettait en rien quant à sa réussite.
Alors, jugeant que j'avais fait 3 heures de route pour me sentir ignorée au plus bas échelon de la France d'en bas, j'ai répondu sur le même ton.
_Que j'avais du potentiel intellectuel que je souhaitais exploiter dans la création,
_Que je ne me sentais pas investie pour me diriger vers le service à la personne,
_Que je n'étais pas étonnée du mal être des français, parce que la France va mal,
_J’aime à penser, que Maastricht était une erreur, _Que l'ouverture des frontières a laissé bon nombre d'entreprises sur le carreau.
L'élégance du suppliant avait disparu. Il prit un air de quant-à-soi, que sa fonction porte-parole d’un représentant d’État impose, pour me répondre.
_C'est une grande une erreur, la crise est là et si la France n’était pas dans l'Europe, elle serait au plus mal, nous avons un Euro fort. Ce sont les lepénistes qui parlent comme ça !
Saisie par sa réponse, j'avoue que je n'aie pas eu la répartie à son allusion lepéniste.
Focalisée sur ma déception de ne pouvoir acquérir cette formation, je répondis que la crise avait bon dos et qu'elle était bien souvent utilisée à tous niveaux pour ralentir des suggestions émises afin de les mettre en attentes,voire dans les oubliettes. Alors avec un sentiment d'amertume, je renchéris: _Que j'avais un potentiel pour la création et non pour faire des petits boulots ! _Que le fait d’être à la retraite ne justifiait en aucun cas, la solution de secours en référence aux services à la personne. J’appelle cela aussi de la discrimination au nom de l’intelligence et de la création !Il a clos l'entrevue comme cela:
_Et bien, allez travailler dans la création puisque la création vous convient, j'ai une réunion qui m'attend.
Comme je ne suis pas genre à caresser dans le sens du poil, j’ai été congédiée sans délai par le suppléant du Secrétaire d'Etat chargé de l’Emploi et de l’Industrie! J'ai repris ma voiture, quand sur la petite départementale 535 qui mène au Puy en Velay, bien que sinueuse, voilà que mon suppléant pressé, traçait sa route à plus de 110 à l'heure…Privilège des fonctions!
Le soir en écoutant les infos, en direct de l'hémicycle de l'Assemblée Nationale un député se glorifiait de la victoire de David Douillet.
"On sent qu'il a de l'ambition."
"La France a besoin de champions comme vous qui s'engagent."
"On a besoin de potentiel."
De cette déclaration, je suis très énervée de la réjouissance totalement déplacée dans le contexte.
Quelle humiliation, d’avoir exposé mon « ambition, mon potentiel » intellectuel afin de le mettre au service de la collectivité et en être méprisée, ignorée et renvoyée à mon nouveau sort de retraitée dont la seule ambition ne serait que de petits boulots bouche-trous pour survivre jusqu’au trépas!
De cet entretien, je retiens que le grand écart de la Mairie du Puy en Velay et le 139 rue de Bercy ne facilite guère la communication, moins encore par personne interchangeable. Il ressort que les questions posées de Jean-Jacques Faucher Maire de Brioude et son implication dans mon dossier son sous-estimées par Monsieur Christian Charret. Que le service à la personne n’est pas une solution universelle et la réponse à tout, comme semble le vouloir Monsieur Charret.
En toute simplicité, j'étais venue demander de l'aide pour me réinsérer dans la vie active, puisque le gouvernement déplore les 38% de seniors au travail. J'ai été jugée par allusion et étiquetée à un parti politique, comme-ci je n'étais pas capable d'avoir un jugement personnel…à croire que le parti de Le Pen devient une obsession.
Pour rédiger cette lettre, j'ai fait appel à un peu d' Intelligence,
Sans un zeste d’ Audace elle aurait peut-être moins d’attention
Quant à la Créativité elle résume ma liberté de pensée et reflète ma personnalité
Donc, j’ Incarne la citoyenne française qui cite ;
« Et vivre, c'est ne pas se résigner ». Albert Camus
Écrit par : Jeanniedorient | 07/11/2009
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